Antisémitisme : « il faut que la peur change de camp, » dit François Pupponi
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Antisémitisme : « il faut que la peur change de camp, » dit François Pupponi

L'ex-maire de Sarcelles veut proposer une loi qui impliquera que les agresseurs de personnes juives devront justifier que leur acte n'était pas antisémite

François Pupponi à Pierrefitte-sur-Seine le 12 février 2015 (Crédit : Chris93/CC SA 4.0)
François Pupponi à Pierrefitte-sur-Seine le 12 février 2015 (Crédit : Chris93/CC SA 4.0)

Dans le contexte des mobilisations autour de l’antisémitisme, François Pupponi député (DVG) du Val-d’Oise a annoncé, avec son groupe parlementaire, qu’il va « proposer des textes législatifs » pour mieux combattre l’antisémitisme, notamment « en renversant la charge de la preuve ».

Interrogé sur BFMTV, l’ex-maire de Sarcelles affirme, en référence à une agression récente, que lorsque « un adolescent tire sur une personne qui sort d’une synagogue, c’est un acte antisémite ».

« Il faut que la peur change de camp. Aujourd’hui, c’est aux victimes de prouver qu’elles ont bien été insultées » et c’est à elles de prouver « le caractère aggravant d’antisémitisme. Ça suffit ! »

« Quand on touche à un juif en France, la présomption d’antisémitisme doit être immédiatement retenue. Ensuite ce sera aux éventuels agresseurs de démontrer le contraire. Mais il faut que l’on inverse la charge de la preuve (…) et que l’on passe à un niveau supérieur au niveau législatif ».

Une autre initiative de loi a entraîné un lot important de réactions, notamment dans le gouvernement, qui s’est montré « réservé ».

Il s’agit d’un projet de Sylvain Maillard, député LREM de Paris et président du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur l’antisémitisme. Il compte proposer ce mercredi 20 février une loi pénalisant l’anti-sionisme au même titre que l’antisémitisme.

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