Après les infirmiers, les techniciens de laboratoires médicaux en grève
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Après les infirmiers, les techniciens de laboratoires médicaux en grève

Ils protestent également contre une charge de travail trop lourde et des bas salaires ; les infirmiers, quant à eux, ont dû reprendre leur travail après une décision de justice

Photo d'un chercheur sur le cancer dans un laboratoire du centre médical Hadassah à Jérusalem. (Keren Freeman/Flash90)
Photo d'un chercheur sur le cancer dans un laboratoire du centre médical Hadassah à Jérusalem. (Keren Freeman/Flash90)

Jeudi, des milliers de techniciens de laboratoire de centres médicaux du pays ont lancé une grève pour protester contre leur conditions de travail.

Environ 3 000 membres du personnel étaient impliqués dans ce mouvement de grève, pour réclamer un salaire plus élevé et une réduction de leur charge de travail.

En conséquence de la grève qui affecte les laboratoires hospitaliers et les centres médicaux Clalit, les tests sanguins et d’urine ne seront pas effectués jeudi, a déclaré la Treizième chaîne, et certaines perturbations seront possibles dans des services de chirurgie.

Le mouvement intervient une semaine après que la Juridiction du travail de Tel Aviv a ordonné la fin d’une grève de deux jours des infirmières et de retourner au travail, tout en négociant avec le ministère de la Santé pour réduire leur charge de travail.

Les infirmiers protestent contre de mauvaises conditions de travail et une charge de travail très lourde alors qu’il y a une pénurie de personnel et des mauvaises qualités de soins.

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La décision du tribunal autorise les infirmières à poursuivre leur mouvement de protestation avec des petites actions, comme refuser de réaliser les tests non vitaux ou des activités non urgentes, mais la décision de justice a également noté que le ministère pourrait réduire leurs salaires en conséquence, selon des articles de journaux.

Crowded Sourasky Medical Center Ichilov, Tel Aviv. (photo credit: Gideon Markowicz/Flash90)
Le Centre Médical Sourasky Ichilov, surchargé, Tel Aviv. (Crédit photo : Gideon Markowicz/Flash90)

Un récent rapport du Centre Taub pour les Etudes de politique sociale en Israël a mis en évidence que le système de santé israélien est sujet à des problèmes systémiques d’organisation, de budget et de régulation par le gouvernement, ce qui entraîne une pénurie de lits, des problèmes d’efficacité et des disparités dans l’accès au traitement.

Le rapport a trouvé que le pays se situe à la traine par rapport aux 36 autres membres de l’OCDE en nombre de lits hospitaliers, avec des séjours hospitaliers plus courts mais des taux d’occupation particulièrement hauts.

Des infirmières protestent contre leurs conditions de travail aux abords du ministère de la Santé à Jérusalem, le 22 juillet 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En Israël, le nombre de lits hospitaliers pour 1 000 personnes est autour de 2,2 contre 3,6 dans l’OCDE. Alors que le nombre de lits a tendance à baisser dans la plupart des pays, le déclin est particulièrement fort en Israël – avec un déclin de 22 % par rapport à la moyenne de l’OCDE de 15 % entre 2002 et 2017.

Le temps moyen d’hospitalisation en Israël – environ cinq jours par patient à comparer à la moyenne de 6,7 jours parmi les pays de l’OCDE – et le fort taux d’occupation, d’environ 94 % contre une moyenne de 75 % dans l’OCDE, réduit les capacités des hôpitaux à gérer les urgences et entraîne un moins bon niveau dans la qualité du traitement, a annoncé le rapport.

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