Après sa plainte contre Sara Netanyahu, une ex-employée dit avoir été menacée
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Après sa plainte contre Sara Netanyahu, une ex-employée dit avoir été menacée

Une conseillère du Premier ministre aurait tenté d’offrir un emploi à la plaignante après des maltraitances qui l’ont poussée à quitter la résidence du Premier ministre

Sara Netanyahu, à droite, à Eilat, le 7 mars 2017. (Crédit : Yair Sagi/Pool)
Sara Netanyahu, à droite, à Eilat, le 7 mars 2017. (Crédit : Yair Sagi/Pool)

Une ancienne employée de la résidence du Premier ministre aurait été menacée pour abandonner une plainte pour maltraitance contre Sara Netanyahu par une conseillère du Premier ministre.

La plainte à 225 000 shekels, qui a été portée par une jeune femme ultra-orthodoxe de 24 ans, mère de trois enfants, qui a récemment travaillé comme femme de ménage pendant un mois à la résidence officielle, détaille comment l’épouse du Premier ministre l’aurait insultée sans relâche pendant son contrat.

La plainte indique que Rivka Paluch, conseillère du Premier ministre en charge des affaires ultra-orthodoxes, était informée des maltraitances présumées et a contacté l’ancienne employée quand elle a quitté son travail, selon un article publié lundi par le site d’information Ynet.

Semblant « choquée » par cette histoire, Paluch a demandé à rencontrer la plaignante pour tenter de lui trouver un autre emploi, indiquant qu’il était « douloureux » d’apprendre que la jeune femme ne travaillait pas.

Mais quand Paluch a rencontré l’ancienne employée et son mari, ils ont refusé de lui donner les détails des maltraitances présumées, et Paluch a été agressive avec le couple, selon la plainte.

Rivka Paluch, conseillère du Premier ministre Benjamin Netanyahu en charge des affaires orthodoxes. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Rivka Paluch, conseillère du Premier ministre Benjamin Netanyahu en charge des affaires orthodoxes. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Quelques jours après, Paluch a à nouveau contacté l’ancienne employée et l’aurait menacée, demandant à connaître « des détails inutiles sur le mode de vie [du couple], comme ‘qui est votre rabbin’, ‘à quelle communauté appartenez-vous’, ‘dans quelle synagogue prie votre mari’. »

La plaignante a refusé de répondre, car « elle a exactement compris ce qui se cachait derrière ses questions », indique la plainte, selon Ynet, faisant apparemment allusion à la possibilité que des pressions soient faites à d’autres personnes, qui feraient ensuite pression sur elle.

Après le refus de la jeune femme de parler, la plainte indique que Paluch l’a à nouveau contactée et était « en colère après la plaignante et lui a crié dessus. » Après avoir dit à Paluch, qu’elle était « en détresse » et a demandé à ne pas être menacée, la conseillère du Premier ministre a accepté et dit qu’elle la contacterait bientôt « pour arranger » un autre emploi.

La plainte indique que la jeune femme a ensuite été contactée par des responsables de la fonction publique pour organiser un entretien. Les contacts ont cessé quand elle a embauché un avocat.

Paluch a démenti les accusations auprès de Ynet.

D’autre part, un conseiller des avocats représentant la plaignante a démenti toute malversation après la publication dimanche de SMS dans lesquels il propose à un témoin crucial de l’affaire un emploi de conseiller auprès du directeur exécutif d’une entreprise de relations publiques, apparemment pour l’inciter à témoigner contre l’épouse du Premier ministre.

« Je n’ai pas fait obstacle à l’enquête, tout est légal », a dit Arik Rosenthal à la Deuxième chaîne lundi. « C’est un truc du bureau du Premier ministre. »

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