Arrestation de trois personnes soupçonnées d’avoir tué un Palestinien le 7 octobre
Les détails de l'affaire font l'objet d'un embargo partiel ; deux suspects ont été relâchés sous conditions ; le troisième sera détenu jusqu'à la fin de la procédure judiciaire
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Trois civils israéliens, qui ne sont membres d’aucune force de sécurité, ont été arrêtés récemment car ils sont soupçonnés d’avoir tué un Palestinien le 7 octobre et d’avoir volé des armes aux troupes israéliennes, a déclaré la police jeudi.
Les détails de l’incident n’ont pas été publiés en raison d’un embargo émis par le tribunal, mais des informations partielles ont été rapportées par la presse israélienne, la plupart du temps sans source, à la suite de la levée partielle de l’embargo par le tribunal de district de Tel Aviv. Les détails présumés de l’affaire varient dans les médias israéliens.
Il semblerait, par exemple, qu’alors que des milliers de terroristes du Hamas déferlaient sur le sud d’Israël le 7 octobre, les trois suspects se soient rendus dans les communautés frontalières de Gaza pour prendre part aux combats.
Selon Walla, le principal suspect, qui est toujours détenu, s’est emparé d’un Palestinien qu’il a identifié comme un membre de la force d’élite Nukhba du Hamas, l’a interrogé et l’a exécuté à la fin de l’interrogatoire.
Selon plusieurs articles, le suspect a déclaré qu’il n’avait jamais appréhendé ni interrogé un Palestinien, et maintient que le terroriste présumé était vivant lorsqu’il l’a remis aux forces de sécurité.
Ynet a rapporté que deux des trois suspects sont arrivés sur les lignes de front sans armes et ont volé des armes sur les corps de soldats de Tsahal tués. L’un des suspects serait également lié à une autre affaire dans laquelle un homme a été accusé d’avoir volé des armes dans des bases de Tsahal au lendemain du 7 octobre en se faisant passer pour d’autres personnes.
Sur les trois suspects liés au meurtre présumé du Palestinien, l’un devrait rester en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire pour infraction à la législation sur les armes, tandis que les deux autres ont été libérés sous « conditions restrictives », a déclaré la police jeudi soir.
Le communiqué de la police a été publié après que le tribunal de district de Tel Aviv a partiellement levé l’embargo qui pesait depuis plusieurs semaines sur cette affaire.
La presse israélienne a rapporté que c’est le suspect toujours en détention qui a demandé la levée de l’embargo, une décision à laquelle la police israélienne se serait opposée en déposant une requête auprès de la Haute Cour pour que l’embargo soit rétabli.
La police aurait également demandé à la Haute Cour de réarrêter les deux autres suspects après que le tribunal de première instance de Tel Aviv a ordonné leur libération et que le tribunal de district a rejeté l’appel de la police.
Jeudi, des manifestants se sont rassemblés devant le tribunal de district de Tel Aviv pour soutenir les suspects, les félicitant pour ce qu’ils ont appelé la bravoure des trois individus le 7 octobre, a rapporté Ynet.
Le législateur d’extrême droite Almog Cohen, du parti Otzma Yehudit, qui demande depuis des mois que l’affaire soit rendue publique, a salué la décision du tribunal, affirmant que le procureur faisait un « usage pervers de son autorité » en demandant que les détails de l’affaire soient mis sous embargo.
Dans une publication sur X, Cohen a décrit l’un des suspects – dont les forces de sécurité ont fermement nié qu’il était en service actif le 7 octobre – comme « un guerrier qui s’est jeté dans l’action le 7 octobre et a sauvé des vies ».
la Communauté du Times of Israël !







