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Arrestations à Londres après des actions dénonçant la vente d’armes à Israël

Soupçonnées de dommages criminels, cinq activistes ont été arrêtés pour avoir recouvert de rouge l'extérieur du ministère de la Défense, situé dans le centre de Londres

Des gens passant devant le bâtiment du ministère britannique de la Défense dans le centre de Londres, quelques heures après que des membres de Youth Demand et de Palestine Action ont aspergé de peinture rouge la maçonnerie pour demander aux partis politiques britanniques d'imposer un embargo bilatéral sur les armes à destination d'Israël et de mettre fin au développement et à la production de combustibles fossiles au Royaume-Uni, le 10 avril 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)
Des gens passant devant le bâtiment du ministère britannique de la Défense dans le centre de Londres, quelques heures après que des membres de Youth Demand et de Palestine Action ont aspergé de peinture rouge la maçonnerie pour demander aux partis politiques britanniques d'imposer un embargo bilatéral sur les armes à destination d'Israël et de mettre fin au développement et à la production de combustibles fossiles au Royaume-Uni, le 10 avril 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Cinq personnes ont été arrêtées mercredi à Londres pour avoir aspergé de la peinture rouge sur les murs du ministère de la Défense. Trois autres ont été inculpées pour avoir manifesté la veille devant le domicile du chef de l’opposition, réclamant un embargo sur la vente d’armes à Israël.

Soupçonnées de dommages criminels, cinq activistes ont été arrêtés dans l’après-midi pour avoir recouvert de rouge l’extérieur de ce ministère, situé dans le centre de Londres, en guise de protestation contre la poursuite des ventes d’armes utilisées à Gaza, où Israël est en guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Nous n’acceptons plus la poursuite de ce projet mortifère », ont dénoncé les groupes Youth Demand et Palestine Action sur leurs réseaux sociaux.

« Les forces armées ne peuvent pas être et ne seront pas intimidées », a réagi de son côté le ministre britannique de la Défense Grant Shapps sur X, qualifiant de « criminels lâches » les manifestants qui s’en sont pris au bâtiment.

La pression s’est accrue depuis quelques jours sur le gouvernement britannique, de nombreuses voix l’appelant à réexaminer l’envoi de ces armes après la mort de sept travailleurs humanitaires, dont trois Britanniques, à Gaza.

Mardi, Youth Demand a organisé une manifestation devant le domicile du chef du Labour Keir Starmer à Londres, à qui l’aile gauche de son parti reproche une position trop pro-Israël depuis le début du conflit.

Deux jeunes femmes de 21 et 23 ans et un jeune homme de 24 ans ont été inculpés pour infraction à l’ordre public et présentés devant un tribunal mercredi, devant lequel ils ont nié ce qui leur a été reproché.

Une vidéo diffusée par le groupe montre trois manifestants déployer une banderole « Starmer, arrêtez le massacre » sur la haie devant la maison du chef du parti travailliste, avant de disposer sur l’allée des paires de chaussures d’enfants.

Une manifestante exhortait Starmer à appeler à un embargo des ventes d’armes à Israël « qui sont utilisées pour commettre un génocide », avant que le trio ne s’asseye sur le trottoir en y disposant un drapeau palestinien.

Ils ont été arrêtés en vertu d’une loi consacrée à la lutte contre le harcèlement à domicile.

Les manifestations devant le logement de personnalités politiques ont récemment fait l’objet d’un débat au Royaume-Uni, sur fond de craintes pour leur sécurité face à des menaces croissantes, exacerbées par la guerre entre Israël et les terroristes palestiniens du Hamas et leurs complices.

Le Premier ministre Rishi Sunak avait apporté mardi son soutien à Starmer, donné grand gagnant des prochaines élections selon plusieurs sondages, soulignant « qu’aucun député ne doit être harcelé à son domicile ».

« Nous ne pouvons pas tolérer cela et nous ne le tolèrerons pas », avait écrit le chef du gouvernement dans un message sur X, qui n’est désormais plus visible.

Fin février, le gouvernement avait dévoilé des mesures – et notamment une enveloppe de 36,2 millions d’euros consacrée à la protection des élus – pour renforcer la sécurité des députés.

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