Aubervilliers se mobilise contre la barrière de sécurité en Cisjordanie
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Aubervilliers se mobilise contre la barrière de sécurité en Cisjordanie

La ville de Seine-Saint-Denis dénonce les diverses expropriations de familles palestiniennes

Une Palestinienne roule le long du mur de séparation près du quartier de al-Aizaria à Jérusalem, le 1er mars 2013 (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
Une Palestinienne roule le long du mur de séparation près du quartier de al-Aizaria à Jérusalem, le 1er mars 2013 (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Aubervilliers s’est mobilisé samedi dernier contre l’édification de la barrière de sécurité à Beit Jala et dans la vallée du Crémisan, a rapporté le site le Parisien.

Beit Jala et Aubervilliers sont deux villes jumelées depuis 1997.

La mise en place de cette barrière de sécurité entre la Cisjordanie et Israël a débuté en 2002.

La Cour Suprême a récemment approuvé l’établissement de ce mur à Beit Jala malgré la polémique engendrée.

En effet, la décision de la Cour suprême organise la division entre les territoires ainsi : le couvent et le monastère resteront en territoire palestinien. Quant à la vallée du Crémisan elle sera du côté israélien.

La ville d’Aubervilliers dénonce les diverses expropriations de familles palestiniennes comme conséquences de l’édification de ce mur qui a commencé mi-aout.

Le maire d’Aubervilliers se rendra à Beit Jala du 24 au 28 septembre 2015 pour le festival de la paix, rapporte Le Parisien.

Pour la première adjointe au maire d’Aubervilliers, Meriem Derkaoui : « ce mur est illégal et injuste ». Selon ses propos : « ces colonies n’ont pas de légitimité ».

Le 4 septembre dernier, Elizabeth Guigou, députée PS de la Seine-Saint-Denis, a interrogé le ministre des Affaires Étrangères, Laurent Fabius à propos de cette barrière dont le « tracé ampute Beit Jala de tout un secteur d’oliviers centenaires, aliénant ainsi des terres qui permettront sans doute d’agrandir les colonies israéliennes proches de Gilo et Har Gilo. Ces travaux affectent l’une des rares ressources économiques de Beit Jala et pénalisent très directement 58 familles concernées par le tracé du mur. »

Ainsi elle a demandé au ministre quelles sont les démarches à effectuer pour que « les autorités israéliennes renoncent à cette construction. »

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