Australie : pas de condamnation après qu’un Français a pointé un pistolet factice sur une synagogue
Merouan Ameye, 25 ans, a plaidé coupable de possession d’une arme factice non autorisée, assurant qu'il ignorait qu’il se trouvait devant une synagogue
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Merouan Ameye, un ressortissant français de 25 ans a évité une condamnation pénale en Australie après un incident survenu le 4 juillet devant le centre Chabad de Double Bay, dans la banlieue de Sydney.
Il a plaidé coupable le 13 juillet devant le tribunal local de Downing Centre à un chef de possession d’une arme factice non autorisée.
La juge Marguerite Vassall lui a imposé une ordonnance de mise en liberté conditionnelle d’une durée de douze mois sans inscription de condamnation à son casier judiciaire.
L’incident s’était produit pendant Shabbat alors que de nombreux fidèles se trouvaient dans la synagogue.
Selon les éléments présentés au tribunal, Merouan Ameye travaillait comme livreur lorsque son ami et colocataire dans une auberge de jeunesse, Neils Baholet, aurait commencé à manipuler un pistolet à eau bleu et blanc ressemblant à un pistolet Glock.
Baholet aurait auparavant aspergé plusieurs passants avant de brandir l’arme factice en direction d’un bénévole du Community Security Group, l’organisation chargée de la sécurité de la communauté juive locale, à proximité de la synagogue. Il aurait également mimé un geste de tir.
« La victime présumée a craint pour sa vie et s’est sentie impuissante », indiquent les documents judiciaires.
Le bénévole a alerté la police, qui a ensuite intercepté le véhicule et saisi le pistolet factice. Ameye et Baholet ont été arrêtés avant d’être conduits dans différents commissariats de Sydney.
Selon le tribunal, Ameye a reconnu que le comportement reproché à son ami était susceptible de provoquer peur et intimidation.
Il a toutefois échappé à une condamnation après avoir affirmé qu’il ignorait que le bâtiment visé était une synagogue et qu’il n’avait pas connaissance du contexte de recrudescence des actes antisémites visant la communauté juive en Australie.
Neils Baholet fait, pour sa part, face à plusieurs chefs d’accusation, notamment pour usage d’une arme offensive dans l’intention de commettre une infraction criminelle, possession d’une arme non autorisée et intimidation visant à provoquer la crainte de violences physiques.
Il n’a pas encore plaidé et doit comparaître à nouveau devant le tribunal le 22 juillet. Les accusations portées contre lui n’ont, à ce stade, pas été établies par la justice.
L’incident survient dans un contexte de forte inquiétude autour de la montée de l’antisémitisme en Australie. En mai, le directeur général de l’Organisation australienne du renseignement de sécurité (ASIO), Mike Burgess, avait estimé que l’antisémitisme s’était « banalisé » dans le pays depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.
Cette semaine encore, Israël a appelé les autorités australiennes à prendre des mesures supplémentaires contre l’antisémitisme après la publication d’une enquête faisant état de discriminations visant des patients juifs dans le milieu hospitalier.
la Communauté du Times of Israël !







