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Autriche : Les « criminels de carrière » ou « asociaux » reconnus victimes du nazisme

En Autriche, les nazis ont envoyé en camp de concentration quiconque avait purgé une peine de plus de six mois de prison

Un mirador à Mauthausen. Illustration. (Crédit : AFP)
Un mirador à Mauthausen. Illustration. (Crédit : AFP)

Déportés à la suite d’une condamnation à la prison ferme, ils ont longtemps été oubliés : l’Autriche a décidé mercredi de les reconnaître comme victimes du nazisme, mettant fin « trop tardivement » à cette « dernière injustice ».

« Avec cet amendement, nous réparons une faute », a déclaré la députée écologiste Eva Blimlinger, rapporteuse du texte au Parlement. « À savoir qu’en 1947, les personnes condamnées ont été exclues des lois de réparation. » Elle a regretté que ce texte, voté à l’unanimité, ne soit que « symbolique » en l’absence de « survivant connu ».

Les nazis ont envoyé en camp de concentration quiconque avait purgé une peine de plus de six mois de prison, des éléments qualifiés de « criminels de carrière » ou « d’asociaux ».

Selon une étude du Centre de documentation et d’archives sur la résistance (DÖW), qui doit être rendue publique début juillet, 885 Autrichiens ont été déportés à Mauthausen sous cette dénomination.

Les parlementaires ont donné l’exemple d’Alfred Gruber, un Viennois condamné en 1936 pour cambriolage. Alors qu’il avait purgé sa peine et n’avait pas récidivé, il a été déporté après l’annexion de l’Autriche par le IIIe Reich et « le stigmate a perduré après la fin de la guerre », selon l’élue sociale-démocrate Sabine Schatz.

« Il y avait aussi des homosexuels, des opposants politiques et de simples défenseurs de la démocratie », a rappelé la députée libérale Fiona Fiedler, estimant que l’Autriche aurait pu, « comme souvent », être « meilleure dans son travail de mémoire ».

L’Allemagne a adopté une loi similaire de réhabilitation en 2020, estimant à « au moins 70 000 » le nombre de personnes concernées. Les sans-abri, les mendiants, les travailleurs migrants et les alcooliques étaient également ciblés.

L’Autriche a longtemps nié sa responsabilité en se présentant comme « la première victime du nazisme ». Ce n’est qu’au milieu des années 1980 qu’un regard critique a commencé à s’exercer sous la pression de l’opinion publique occidentale.

Le pays alpin, dont une grande partie de la population avait réservé à Adolf Hitler, né en Autriche, un accueil triomphal en 1938, a fourni un important contingent de cadres et de soldats au régime nazi et participé activement à ses crimes.

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