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Ayant rencontré Netanyahu, Erdogan espère bientôt commencer à travailler avec Israël

Après ses échanges avec le Premier ministre, le dirigeant turc a déclaré qu'ils avaient parlé de la mise en place d'un mécanisme visant à stimuler la coopération entre les 2 pays

Le président turc Recep Tayyip Erdogan faisant un geste alors qu'il dévoile le nouveau cabinet du pays au palais Cankaya après avoir prêté serment au Parlement, à Ankara le 3 juin 2023. (Crédit : Adem Altan/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan faisant un geste alors qu'il dévoile le nouveau cabinet du pays au palais Cankaya après avoir prêté serment au Parlement, à Ankara le 3 juin 2023. (Crédit : Adem Altan/AFP)

Quelques jours après avoir rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré aux médias turcs qu’il espérait entamer bientôt une coopération avec Israël dans les domaines du forage et des réseaux énergétiques, ainsi que du tourisme et de la technologie.

« J’espère que nous franchirons cette étape sans trop tarder et que nous commencerons à coopérer avec Israël dans le domaine de l’énergie, y compris en matière de forage », a déclaré Erdogan dans des propos cités par de nombreux médias.

Il a ajouté que les deux pays avaient également pour objectif de « commencer à exploiter des lignes de transport d’énergie non seulement vers la Turquie, mais aussi de la Turquie vers l’Europe ».

Il a souligné que Netanyahu et lui-même avaient convenu d’agir pour faire passer le volume des échanges commerciaux entre les deux pays de 9,5 milliards de dollars par an à 15 milliards de dollars.

« En même temps, bien sûr, nous avons eu l’occasion de discuter et d’évoquer ce que nous pouvons faire ensemble en matière de politique internationale », a déclaré Erdogan.

Il a également évoqué la mise en place d’un mécanisme entre les ministères des deux pays afin de stimuler les travaux dans les domaines de l’énergie, du tourisme et de la technologie.

La rencontre entre Erdogan et Netanyahu mardi était la première rencontre connue entre les deux dirigeants.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrant le président turc Recep Tayyip Erdogan en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 19 septembre 2023. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

Cette rencontre a eu lieu un jour après que Erdogan a déclaré à la presse qu’il soutenait l’initiative de l’administration Biden visant à négocier un accord israélo-saoudien, estimant que cela réduirait les tensions dans la région.

Netanyahu et Erdogan ont convenu de coordonner des visites mutuelles dans un avenir proche, selon le bureau de Netanyahu.

Erdogan souhaite organiser un voyage en Israël dès que possible pour prier à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, a rapporté la Douzième chaîne, sans citer de source. Cette prière marquerait le 100e anniversaire de la République turque, fondée le 29 octobre 1923.

Selon le compte rendu turc de la réunion de mardi, les dirigeants ont discuté de l’évolution des relations israélo-palestiniennes. Erdogan a également insisté sur la coopération dans les domaines de l’énergie, de la technologie, de l’innovation, de l’intelligence artificielle (IA) et de la cybersécurité.

Le ministre turc des Affaires étrangères, le ministre de l’Énergie et le chef des services de renseignement étaient également présents lors de la réunion.

Erdogan a diffusé sur Twitter des photos de la rencontre, exprimant l’espoir que « nos consultations seront bénéfiques pour notre pays et la région ».

Le discours prononcé par Erdogan devant l’Assemblée générale des Nations unies mardi a également montré des signes d’amélioration des relations entre les deux pays.

Contrairement aux années précédentes, Erdogan s’est abstenu de condamner Israël et s’est contenté de quelques mots de soutien aux Palestiniens.

« Pour que la paix règne au Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien doit être résolu », a-t-il déclaré. « Nous continuerons à soutenir le peuple palestinien et sa lutte pour des droits légitimes en vertu du droit international. »

Sans un État palestinien fondé sur les frontières de 1967, « il est difficile pour Israël de trouver la paix et la sécurité qu’il recherche dans cette partie du monde », a-t-il ajouté.

« Nous continuerons à œuvrer pour le respect du statut historique de Jérusalem », a-t-il ajouté.

Les années précédentes, Erdogan avait utilisé la tribune pour fustiger Israël pour son traitement des Palestiniens. En 2020, il avait provoqué le départ de la salle de l’envoyé israélien après avoir évoqué « la main souillée qui entre au cœur de Jérusalem, où co-existent les lieux saints des trois grandes religions monothéistes, ne cesse de redoubler d’audace ».

L’année dernière, les liens entre Israël et la Turquie s’étaient réchauffés après des années d’animosité entre les dirigeants des deux pays. En mars dernier, le président Isaac Herzog avait été reçu par Erdogan à Ankara – la première visite israélienne de haut niveau depuis 2008 – et le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen avait rencontré le dirigeant turc en février. Le Premier ministre de l’époque, Yaïr Lapid, avait rencontré Erdogan à New York lors de l’Assemblée générale 2022.

En mai, Netanyahu et Herzog avaient tous deux appelé Erdogan pour le féliciter de sa victoire aux élections présidentielles et l’avaient exhorté à poursuivre l’amélioration des liens entre les deux puissances régionales.

Israël avait été pendant longtemps un allié de la Turquie avant l’arrivée d’Erdogan au pouvoir – mais les liens avaient été brisés après le raid israélien contre le navire Mavi Marmara, qui faisait partie d’une flottille qui voulait briser les restrictions navales de Gaza, qui avait entraîné la mort de dix activistes turcs qui avaient attaqué les soldats israéliens qui étaient montés à bord.

Netanyahu et Erdogan avaient échangé des piques et des propos acerbes les années qui avaient suivi, s’accusant notamment mutuellement de génocide. Au mois de juillet 2014, Erdogan avait accusé l’État juif de « conserver en vie l’esprit de Hitler » pendant une guerre avec Gaza.

Les relations s’étaient relativement améliorées entre les deux pays pendant un moment mais Israël et la Turquie avaient rappelé leurs ambassadeurs respectifs en 2018.

Face à un isolement diplomatique croissant et à de fortes difficultés économiques, Erdogan avait commencé à montrer une ouverture en public à un éventuel rapprochement au mois de décembre 2020. Au mois d’août de l’année dernière, les deux pays avaient annoncé qu’ils rétablissaient pleinement leurs liens diplomatiques.

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