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Baharav Miara : Gantz peut nommer un chef d’état-major en période électorale

Après avoir lu un dossier classifié, la procureure générale estime qu'en dépit du contexte politique, il est "urgent" qu'un chef d'état-major soit nommé dans les semaines à venir

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

La nouvelle procureure générale Gali Baharav-Miara lors d'une cérémonie d'accueil à Jérusalem le 8 février 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La nouvelle procureure générale Gali Baharav-Miara lors d'une cérémonie d'accueil à Jérusalem le 8 février 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La procureure générale Gali Baharav-Miara a annoncé jeudi au ministre de la Défense Benny Gantz qu’il pouvait nommer le prochain chef d’état-major des Forces de défense israéliennes, bien que l’on soit en pleine période électorale.

Les gouvernements intérimaires sont traditionnellement réticents à proposer des nominations pour des postes de haut niveau tels que ceux de chef de la police ou de l’armée.

Mais dans un communiqué, Baharav-Miara a indiqué qu’elle a trouvé qu’un dossier classifié ainsi qu’un avis juridique fourni par le ministère de la Défense sont suffisants pour permettre au processus de nomination du prochain chef d’état-major de se poursuivre avant les élections, même s’il implique « des difficultés juridiques importantes ».

« Il existe des circonstances exceptionnelles de nécessité et d’urgence pour nommer un chef d’état-major qui prendra ses fonctions en janvier 2023 », indique la déclaration de Baharav-Miara.

Elle dit avoir examiné l’avis juridique du ministère de la Défense avec « tous les fonctionnaires concernés » du bureau du procureur général et du bureau du procureur de l’État.

Les candidats nommés par Gantz le mois dernier sont Eyal Zamir, ancien chef d’état-major adjoint de Tsahal, actuellement chercheur dans un groupe de réflexion à Washington, Herzi Halevi, actuel chef d’état-major adjoint, et Yoel Strick, ancien commandant des forces terrestres de l’armée, également chercheur dans un autre groupe de réflexion à Washington.

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