Ballons à Gaza : un poème de l’armée pour dire aux enfants de se tenir à l’écart
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Ballons à Gaza : un poème de l’armée pour dire aux enfants de se tenir à l’écart

"Parfois, le vent apporte des choses dangereuses", avertit la Défense passive, qui encourage l'enfant à appeler un adulte s'il voit "une balle, un livre ou un ballon"

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un ballon de football bourré d'explosifs apparemment lancé depuis la bande de Gaza en utilisant des ballons à l'hélium dans un champ du conseil régional de Shaar Hanegev, le 23 janvier 2019 (Autorisation)
Un ballon de football bourré d'explosifs apparemment lancé depuis la bande de Gaza en utilisant des ballons à l'hélium dans un champ du conseil régional de Shaar Hanegev, le 23 janvier 2019 (Autorisation)

Le commandement de la Défense passive de l’armée israélienne publié, vendredi, un poème à l’attention des enfants, les mettant en garde contre les bombes transportées par des assemblages de ballons à l’hélium lancés depuis la bande de Gaza en direction du sud d’Israël.

Intitulé « Qu’apporte donc le vent ? », le poème enjoint les enfants à appeler un adulte et de fuir s’ils aperçoivent un objet suspect.

« Parfois, le vent emporte avec lui/des choses dangereuses/ qui ont survolé la barrière/Elles ne sont pas à moi/et elles n’appartiennent pas à des amis », a écrit l’auteur de ce poème en hébreu, le lieutenant-colonel Tali Versano-Eisman, chef du département de sensibilisation infantile au sein de la Défense passive.

Les terroristes palestiniens de la bande de Gaza avaient commencé à lancer des explosifs et des dispositifs incendiaires vers Israël en les accrochant à des ballons ou à des cerfs-volants en 2018. Cette pratique avait augmenté avec le temps mais elle a atteint un pic considérable ces dernières semaines, des dizaines de bombes attachées à des ballons atterrissant dans les villes et dans les communautés agricoles adjacentes à l’enclave palestinienne.

Durant toute la journée de vendredi, au moins cinq dispositifs de ce type sont retombés dans le sud d’Israël, l’un d’entre eux provoquant la fermeture d’une autoroute du secteur jusqu’à la neutralisation de l’engin par les services de déminage de la police.

En plus d’être accrochés à des ballons colorés, certains de ces dispositifs explosifs ont également pris la forme d’objets attirants pour les enfants, comme des livres ou des ballons de football.

« Ballon, livre ou balle, tous peuvent être des explosifs », écrit Versano-Eisman.

Un poème en hébreu diffusé par le commandement intérieur de l’armée israélienne avertissant les enfants de rester à l’écart des objets suspects, le 7 février 2020 (Crédit : Armée israélienne)

Ces attaques aériennes ont fait peu de blessés mais elles ont entraîné de très importants dégâts dans les zones agricoles, dans les parcs et dans les forêts israéliennes, en particulier au cours des mois d’été secs dans le pays.

Les industries israéliennes militaires et de la défense ont tenté de développer des outils technologiques pour contrer ces ballons mais ils n’ont, jusqu’à présent, connu qu’un succès limité.

L’armée a également parfois visé directement les terroristes qui lançaient ces dispositifs, mais ces opérations ont également échoué à éradiquer la pratique.

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