Bas-Rhin: évacuation d’un bâtiment occupé « illégalement » par Bastion social
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Bas-Rhin: évacuation d’un bâtiment occupé « illégalement » par Bastion social

Au dîner annuel du CRIF, Emmanuel Macron avait demandé la dissolution de plusieurs associations ou groupuscules d'ultradroite, dont Bastion social

Capture d'écran du site internet du mouvement d'extrême droite Bastion social
Capture d'écran du site internet du mouvement d'extrême droite Bastion social

Les membres de la section strasbourgeoise du groupuscule d’ultradroite Bastion Social, dont Emmanuel Macron a récemment demandé la dissolution, ont été expulsés vendredi des locaux qu’ils occupaient illégalement près de Strasbourg, a annoncé la préfecture.

« La gendarmerie a procédé à l’évacuation des membres de Bastion social qui occupaient illégalement des locaux appartenant à la ville d’Entzheim », a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Au moment de l’évacuation qui s’est déroulée dans le calme, seuls deux membres du groupuscule étaient présents sur les lieux, une maison abandonnée qui avait été investie le 16 février par la section strasbourgeoise de Bastion Social, groupuscule originaire de Lyon, également présent à Strasbourg, Chambéry ou Aix-en-Provence.

Les militants strasbourgeois avaient déjà été contraints de quitter en décembre le local qu’ils louaient dans la capitale alsacienne, le propriétaire n’ayant pas renouvelé le bail après plusieurs incidents, selon le quotidien Dernières nouvelles d’Alsace.

Vendredi, les gendarmes sont intervenus très rapidement après l’ordonnance d’expulsion rendue dans l’après-midi par le tribunal d’instance d’Illkirch, dans la banlieue de Strasbourg. La juridiction avait été saisie par le maire d’Entzheim, qui réclamait l’expulsion des militants d’ultradroite.

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

Le 20 février, dans un contexte de multiplication des actes antisémites, le président Macron avait demandé lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) la dissolution de plusieurs associations ou groupuscules d’ultradroite, dont Bastion social.

Actuellement présidé au niveau national par le Strasbourgeois Valentin Linder, Bastion social est né au printemps 2017 à Lyon. Ses membres-fondateurs sont des anciens du Groupe union défense, le GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite aujourd’hui dissous.

Adepte de la thèse du « grand remplacement » qui prophétise la disparition des « peuples européens », Bastion social affirme lutter contre le « capitalisme ultralibéral » et veut offrir son aide aux plus démunis, mais Français seulement.

Plusieurs de ses membres ont été condamnés pour violences.

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