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Ben Gvir soutient des gardiens qui auraient battu à mort un prisonnier sécuritaire palestinien

Le ministre de la Sécurité nationale affirme que les gardiens de prison, qui font l'objet d'une enquête, « ont affaire à la lie de l'humanité »

Un autobus devant la prison de Ketziot, le 3 août 2009. Illustration. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Un autobus devant la prison de Ketziot, le 3 août 2009. Illustration. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

La police israélienne a déclaré mercredi que 19 gardiens de prison avaient été interrogés en lien avec le passage à tabac d’un prisonnier de sécurité le mois dernier.

Selon un communiqué de la police, les enquêteurs ont interrogé les gardiens au sujet d’un « incident violent » présumé dans une prison du sud d’Israël, et les gardiens ont été libérés sous caution.

Selon des articles parus dans la presse israélienne, plusieurs des gardiens seraient entrés dans la cellule de Tair Abu Asab dans la prison de Ketziot et l’auraient roué de coups quelques heures avant que les autorités pénitentiaires n’annoncent son décès le 19 novembre.

Abu Asab, qui appartenait au Fatah, était emprisonné depuis 2005 pour tentative de meurtre en relation avec un attentat terroriste.

Dans les semaines qui ont suivi l’annonce de sa mort, un certain nombre de médias ont cité des témoignages de prisonniers palestiniens récemment libérés qui affirmaient avoir assisté au passage à tabac fatal d’Abu Asab par des gardes, certains affirmant qu’il avait fallu attendre un certain temps avant qu’il ne soit pris en charge par le personnel médical de l’établissement.

Le département avait alors déclaré que les circonstances de sa mort faisaient l’objet d’une enquête.

 

Les médias israéliens ont rapporté jeudi qu’une autopsie avait été pratiquée à ce moment-là, mais que la cause du décès n’avait pas été déterminée.

Peu après la publication du communiqué de la police dans la nuit de mercredi à jeudi, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dont le ministère supervise l’administration pénitentiaire, a exprimé son soutien aux gardiens qui avaient été interrogés.

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir lors d’une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 10 septembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

« Je refuse de juger les gardiens. Ils bénéficient du principe de la présomption d’innocence et il n’y a pas lieu de décider de leur sort car une enquête approfondie est en cours », a affirmé Ben Gvir, leader du parti ultranationaliste Otzma Yehudit, dans un communiqué.

« Nous devons garder à l’esprit que nos gardiens de prison ont affaire à la lie de l’humanité, à des meurtriers, qui représentent une menace pour notre sécurité », a-t-il ajouté.

Les anciens prisonniers qui ont déclaré avoir été témoins du passage à tabac ont été libérés fin novembre dans le cadre d’une trêve d’une semaine entre Israël et le Hamas, qui a permis la libération, par le Hamas, de 105 otages en échange de la libération de 240 prisonniers de sécurité palestiniens – tous détenus ou condamnés pour des délits liés au terrorisme, mais aucun condamné pour meurtre.

Les otages ont été enlevés en Israël lorsque quelque 3 000 terroristes du Hamas ont pris d’assaut la frontière le 7 octobre, tuant quelque 1 200 personnes, pour la plupart des civils.

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