Benjamin Netanyahu réagit au décès de Claude Goasguen
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Benjamin Netanyahu réagit au décès de Claude Goasguen

Le Premier ministre israélien a salué un "merveilleux ami d'Israël, qui a courageusement combattu l'antisionisme"

Le maire du 16e arrondissement Claude Goasguen salue la foule lors d'une manifestation à Paris contre la conférence de paix au Moyen-Orient qui se déroule dans la capitale française, le 15 janvier 2017. (Crédit : Pierre CONSTANT / AFP)
Le maire du 16e arrondissement Claude Goasguen salue la foule lors d'une manifestation à Paris contre la conférence de paix au Moyen-Orient qui se déroule dans la capitale française, le 15 janvier 2017. (Crédit : Pierre CONSTANT / AFP)

Suite au décès ce jeudi matin de Claude Goasguen, député Les Républicains, figure de la droite parisienne et grand ami d’Israël, de nombreux responsables politiques et associatifs ont réagi.

Parmi eux, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a, dans un communiqué (en anglais) envoyé jeudi après-midi, salué un « merveilleux ami d’Israël, qui a courageusement combattu l’antisionisme ».

« Je voudrais adresser mes sincères condoléances ainsi qu’au nom des citoyens d’Israël, à la famille du député français et ancien ministre Claude Goasguen décédé après être tombé malade du coronavirus », a écrit le dirigeant israélien.

« Claude était un merveilleux ami de l’État d’Israël qui s’est battu courageusement contre l’humeur antisioniste. Il nous a soutenus même dans les moments les plus difficiles. Je pleure le décès d’un grand ami de notre peuple et de mon ami personnel. Nous nous souviendrons toujours de lui », a-t-il ajouté.

L’ambassade d’Israël en France avait elle exprimé son « immense tristesse ». « Nous perdons un grand homme, un homme de valeurs et de combats qui n’a jamais hésité à soutenir la voix de la raison », a écrit l’ambassade.

Aliza Bin Noun, ancienne ambassadrice d’Israël en France, avait elle écrit « qu’Israël et moi avons perdu aujourd’hui un grand ami ».

Parmi les responsables de la communauté juive de France qui lui ont rendu hommage sur Twitter, on retrouve notamment le grand rabbin de France Haïm Korsia et le président du CRIF Francis Kalifat (hommages à retrouver en fin de notre précédent article).

De nombreux responsables de tout le spectre politique français lui ont également rendu hommage, et parmi eux Nicolas Sarkozy, Richard Ferrand, Christian Estrosi, François Bayrou, Agnes Buzyn, Thierry Mariani, Rachida Dati, François Pupponi, Christian Jacob, Nicolas Dupont-Aignan, Anne Hidalgo, Laetitia Avia, Jean Leonetti, Eric Ciotti, Gérard Larcher, Valérie Pécresse, Franck Riester, Stanislas Guerini, Isabelle Balkany, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Hugues Renson ou encore Jean-Luc Mélenchon.

L’Elysée a également réagi par un communiqué, le président de la République Emmanuel Macron saluant « une grande voix politique qui manquera au débat républicain ».

Claude Goasguen est décédé jeudi matin à l’âge de 75 ans d’un « arrêt cardiaque » alors qu’il se remettait tout juste du coronavirus, ont annoncé sa famille et son entourage à l’AFP.

En réanimation pendant « 22 jours » à cause du coronavirus, l’ancien maire du XVIe arrondissement de Paris « allait mieux » et « remarchait », mais il a connu par la suite des complications cardiaques et est décédé à 9H00 à l’hôpital Corentin-Celton d’Issy-Les-Moulineaux.

Partisan d’une droite « décomplexée », le responsable politique a notamment été président du groupe parlementaire d’amitié France-Israël et a longtemps manifesté son soutien aux politiques israéliennes.

En 2017, il avait appelé à transférer l’ambassade de France à Jérusalem, s’alignant sur les Etats-Unis.

En 2016, avec le député Meyer Habib, M. Goasguen avait été filmé portant une kippa dans les couloirs de l’Assemblée nationale, après qu’un dirigeant de la communauté juive de Marseille avait appelé les Juifs à retirer leur kippa par mesure de sécurité, à la suite d’agressions antisémites dans la ville.

M. Goasguen s’était rendu en Israël en 2012 avec une délégation qui a rendu hommage aux victimes de l’attaque de l’école juive Ozar HaTorah de Toulouse.

Il a également exprimé à de nombreuses reprises son rejet de l’antisémitisme et a participé à de nombreux évènements de la communauté juive parisienne.

« Je suis totalement solidaire d’Israël, mon grand regret est de ne pas être Juif moi-même », avait-il exprimé l’année dernière.

Le député Claude Goasguen prononce un discours alors qu’il participe à une réunion organisée à Paris par le CRIF dans le cadre des cérémonies de commémoration des sept victimes des attentats de Montauban et Toulouse, deux ans après les faits, le 19 mars 2014. (Crédit : Thomas SAMSON / AFP)
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