Bennett et Netanyahu se disputent le “mérite” pour la tentative de repousser la démolition d’Amona
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Bennett et Netanyahu se disputent le “mérite” pour la tentative de repousser la démolition d’Amona

L’État a demandé un délai de 6 mois pour démanteler l’avant-poste qui accueille 40 familles, en territoire palestinien

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le président du parti HaBayit Hayehudi Naftali Bennett (Crédit : Likud/new media)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le président du parti HaBayit Hayehudi Naftali Bennett (Crédit : Likud/new media)

Jeudi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de l’Éducation Naftali Bennett « se disputent » pour savoir a qui revient le mérite de l’initiative du délai pour la démolition prévue de l’avant-poste d’Amona en Cisjordanie.

Suite à un accord entre le Premier ministre, la justice, les minsitres de la Défense et le procureur général, l’État déposera une requete auprès de la Cour suprême pour obtenir un délai de 6 mois pour démanteler l’implantation illégale, a annoncé le Premier ministre.

Bennett a soutenu que cette décision faisait suite à un entretien qu’il avait eu avec Netanyahu mercredi soir. Il raconte avoir menacé de retirer son parti de la coalition, et les huit sièges qui vont avec. Cette mesure aurait entraîné la chute du gouvernement si un accord sur le délai n’avait pas été atteint.

Mais Netanyahu maintient que sa décision date d’avant son entretien avec Bennett, et que cette « effervescence » autour de la question était « nocive pour le processus ».

Amona, fondé en 1995, héberge une quarantaine de familles. C’est le plus grand de la centaine d’avant-postes non-autorisés, c’est-à-dire construits sans permis mais généralement tolérés par le gouvernement, parsemés en Cisjordanie.

Il y a une dizaine d’années, l’évacuation partielle avait causé de violents affrontements entre les résidents et les forces de sécurité, et l’on craint désormais qu’une autre évacuation ne déclenche ce genre de confrontations à nouveau.

En 2008, un groupe de Palestiniens représentés par les groupe de droite israélien Yesh Din a rédigé une pétition devant la Cour suprême, soutenant que les résidents d’Amona ont empiété sur leur terre, et demandant donc le démantèlement de l’avant-poste dans son intégralité.

Cette demande en justice avait déclenché de longues batailles judiciaires, au cours desquelles de nombreuses dates d’évacuations proposées ont été manquées, puis repoussées maintes fois jusqu’à la décision finale de 2014, ordonnant à l’État de démolir l’avant-poste avant le 25 décembre 2016. L’État a également accepté de dédommager les propriétaires terriens d’un montant de 75 000 dollars.

La semaine dernière, Bennett avait exhorté les Israéliens à faire des sacrifices pour étendre la souveraineté d’Israël sur la Cisjordanie.

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