Besoin d’une bouffée d’air frais ? 5 randonnées nature revigorantes en Israël
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Besoin d’une bouffée d’air frais ? 5 randonnées nature revigorantes en Israël

À la levée des restrictions de confinement, dégourdissez-vous les jambes dans des paysages magnifiques, entre fleurs odorantes et végétation luxuriante, sur ces sentiers gratuits

  • Anémones à peine écloses à Emek Tzurim. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
    Anémones à peine écloses à Emek Tzurim. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • Promenade d’Emek Tzurim. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
    Promenade d’Emek Tzurim. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • Jonquilles à Beit Zayit. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
    Jonquilles à Beit Zayit. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • Un champ de soucis, vu de la promenade “des garçons”. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
    Un champ de soucis, vu de la promenade “des garçons”. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • Assis dans les buissons à Emek Tzurim. (Aviva et Shmuel Bar-Am)
    Assis dans les buissons à Emek Tzurim. (Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • Des baies sur un Pistachier lentisque, ou Arbre au mastic, vues de la piste “des aéronefs”. (Aviva et Shmuel Bar-Am)
    Des baies sur un Pistachier lentisque, ou Arbre au mastic, vues de la piste “des aéronefs”. (Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • Jérusalem, vue d'Emek Tzurim. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
    Jérusalem, vue d'Emek Tzurim. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • L'arbre (plus vraiment) isolé, vu de la promenade “des garçons”. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
    L'arbre (plus vraiment) isolé, vu de la promenade “des garçons”. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)
  • La piste inférieure à Beit Zayit. (Shmuel Bar-Am)
    La piste inférieure à Beit Zayit. (Shmuel Bar-Am)

Depuis plus d’un siècle, on chante les louanges des pins comme remède contre la tuberculose. Et peut-être le sont-ils – lorsque la mère de notre amie était enfant en Pologne et a contracté la maladie, elle a été envoyée dans une forêt de pins et est revenue en assez bonne santé pour raconter l’histoire.

Mais peut-être que sa guérison était le simple résultat de l’air frais dont elle a empli ses poumons.

De fait, l’oxygène expulsé par les arbres peut être la réponse à de nombreux maux, de la fatigue à la dépression.

C’est pourquoi nous avons préparé cet article pour nos lecteurs, avec des suggestions de promenades dans la nature dans un air frais et doux qui, nous l’espérons, vous remonteront le moral à l’heure où les restrictions en Israël concernant les parcs et les réserves ont été levées.

Parc national d’Emek Tzurim (vallée de Tzurim) :

Situé sur le mont Scopus, en aval de l’université Brigham Young. Une boucle d’une à deux heures, partiellement accessible.

Jérusalem, vue d’Emek Tzurim. (Aviva et Shmuel Bar-Am)

En 1999, le trust islamique connu sous le nom de Waqf a entrepris d’extraire des tonnes de terre du mont du Temple sans se soucier des richesses archéologiques qui s’y trouvaient. Cinq ans plus tard, les touristes et les volontaires ont commencé à passer au crible une grande partie des gravats qui en résultent dans une structure située dans le parc national d’Emek Tzurim.

Déclaré parc national en 2000, Emek Tzurim fait partie d’une zone de verdure autour des murs de la Vieille Ville de Jérusalem. Et c’est un pur délice : 170 mètres carrés remplis d’oliviers et de caroubiers, d’allées de terre et de pierres, de champs de fleurs et de vues imprenables sur Jérusalem.

En décembre, les jonquilles étaient en fleurs ; lors d’une visite en janvier, nous avons admiré des champs de soucis jaunes, les vipères bicolores, quelques cyclamens roses rougissants et trois anémones qui commençaient tout juste à éclore.

Anémones à peine écloses à Emek Tzurim. (Aviva et Shmuel Bar-Am)

Un grand panneau, à côté du parking Brigham Young et en face d’un point d’observation sur le désert de Judée, marque clairement l’entrée. De là, vous descendez des marches dans le parc ou prenez la rampe d’accès à la partie inférieure pour profiter de ses vues magnifiques. La descente par les escaliers et la montée par la rampe (ou vice versa) transforme cette promenade en boucle circulaire.

Har Haruah (mont du Vent)

Sentier en boucle circulaire, 45 minutes à une heure.

Pause dans les arbres à Wind Mountain. (Shmuel Bar-Am)

La Bible nous dit que Dan était la septième des tribus israélites à se voir attribuer un territoire en Terre d’Israël. Parmi les villes de cette région, s’en trouvaient trois, Yitla, Shaalabim et Ayalon.

Les experts ont identifié Yitla comme étant un site du mont du Vent, dans la mesure où le village de Beit Tul, dont le nom rappelle vaguement le mot Yitla, était installé là-bas jusqu’en 1948. Et – une donnée pas moins importante – les lieux se trouvent à proximité de deux collines archéologiques : Tel Shaalabim et Tel Ayalon.

Un adorable sentier de terre qui arpente le mont du Vent, qui domine la vallée d’Yitla, commence au nord de Neve Ilan. Cette piste est très pierreuse et elle n’est pas accessible aux poussettes ou aux fauteuils roulants – mais elle est facile pour les marcheurs.

Quand nous l’avons parcourue, au mois de novembre, les crocus de la fin de l’automne étaient en fleurs. Fleur sauvage d’un pourpre clair, délicate, elle apparaît juste après les premières pluies de l’hiver. Le sentier est, dans sa majorité, protégé par les arbres.

Un pin aperçu à Wind Mountain. (Crédit : Shmuel Bar-Am)

En plus de ces fleurs et de ces arbres abondants, il y a plusieurs sites de commémoration le long du sentier. Un monument est ainsi consacré à la mémoire de deux pilotes – Erez Eitan, qui est mort à l’âge de 29 ans, et Yossi Gordon, qui était âgé de 26 ans au moment de son décès – dont l’avion s’était écrasé sur le mont du Vent en 1980.

Pour vous y rendre, prenez la Route 1 jusqu’au carrefour Hemed et de là, prenez la direction de Nataf, sur la Route 3975. Guettez l’embranchement vers Nahal Yitla et arrêtez-vous sur l’aire de pique-nique dédiée à Hadassah et à Baruch Levine. C’est là que commence le sentier.

La Promenade des garçons dans le Gush Etzion

Dénivelés, promenade pavée, 20 à 30 minutes de marche.

Vue de Beit Shemesh, depuis la promenade des Garçons. (Crédit : Shmuel Bar-Am)

Au cours de l’été 2014, trois adolescents avaient été assassinés par des terroristes du Hamas dans le bloc d’Etzion. Ce sont les trois victimes — Eyal Ifrah, Naftali Fraenkel et Gil-ad Michael Shaer — qui ont donné son nom à la Promenade des garçons, située entre les communautés de Rosh Tzurim et d’Alon Shvut.

Promenade totalement différente à de multiples égards, le voyage commence au panorama Ezra Schwartz, le nom d’un jeune américain de 18 ans qui avait été tué à proximité en 2015.

En commençant la marche, des guides audio, appelés les masbiranim, racontent les histoires des quatre adolescents, et des mosaïques d’une beauté époustouflante rendent hommage à leurs jeunes vies. Nous avons effectué ce circuit au début du mois de janvier.

Dans Isaïe 5, le prophète parle de l’agriculture dans les collines de Judée : « Il la creusa, la débarrassa de ses pierres et la planta des vignes les plus belles ». La méthode biblique de culture sur le flanc de la colline est appelée « agriculture en terrasses ». Pendant notre promenade, nous avons eu une excellente vue sur tout un flanc de colline rempli de « terrasses » comme celles de la Bible. Des vignes, sèches en hiver, bordaient la route. Et à notre grande surprise, une gazelle a dévalé les pentes juste à côté de nous.

Un champ de soucis, vu depuis la promenade des garçons. (Shmuel Bar-Am)

Pendant la première partie de la promenade, il y a une vue magique de Beit Shemesh au loin. À l’endroit où les panneaux indiquent tout droit Deerland, l’une des attractions les plus populaires de la région, la promenade se transforme à gauche en une forêt exceptionnellement luxuriante avec une multitude de tables de pique-nique. Vous vous retrouvez sur une route principale, où vous faites demi-tour et revenez sur vos pas pour rejoindre votre véhicule.

Avant de quitter le Gush Etzion, arrêtez-vous au Lone Oak, un chêne kermès de 700 ans qui est resté debout après que les quatre implantations qui composaient le bloc en 1948 ont été rasées par la Légion arabe. Pendant les 19 années suivantes, jusqu’à ce que la zone soit reprise pendant la guerre des Six Jours, il a servi de symbole du Gush pour les survivants qui pouvaient le contempler de loin.

L’arbre (plus vraiment) isolé, vu de la promenade “des garçons”. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)

Lors de notre dernière visite, juste avant le début du troisième confinement début janvier, nous avons constaté à notre grande surprise que le chêne solitaire n’était plus seul.

En plus d’un audioguide racontant l’histoire du Gush, le site comporte maintenant un mur de mosaïque étonnant représentant les attractions de la région, une grande carte en relief et des toilettes. En signe des temps, nous avons regardé avec fascination un professeur préparer une leçon sur Zoom pour de jeunes élèves qui chantaient des chansons et racontaient des histoires tout en marchant d’avant en arrière à côté de la mosaïque.

Sur le chemin du retour vers la route principale, nous sommes passés devant un champ de soucis. Leurs fleurs jaune orangé formaient un charmant tapis de bord de route.

Piste aéronef sur le mont Eitanim

Promenade circulaire énergisante, 45-60 minutes sur un sentier parfois rocailleux.

Une vue du Moshav Givat Yearim depuis la piste aéronef. (Shmuel Bar-Am)

Ce n’est pas par hasard que deux antennes ont été placées sur le sommet du mont Eitanim. À 776 mètres d’altitude, c’est la seule hauteur notable de la région, avec un sentier autour du sommet offrant aux amoureux de la nature un air frais et un ensemble de vues visibles uniquement de ce point de vue. Le sentier est bordé de chênes, de Pistachier lentisque, de cyprès, de pins et d’arbousiers aux troncs rouge foncé. Les marguerites du sud étaient en fleurs lorsque nous avons fait cette sortie au début du mois de janvier.

Des baies sur un Pistachier lentisque, ou Arbre au mastic, vues de la piste “des aéronefs”. (Aviva et Shmuel Bar-Am)

Et pourquoi le nom de piste « aéronef » ? Le 10 mai 1948, un avion Norseman a été envoyé pour un raid de bombardement. L’avion s’est écrasé dans cette zone, et l’équipage et l’avion ont été perdus. Un monument émouvant à la mémoire des hommes tués dans la catastrophe se trouve à cinq minutes de route, sur la colline de Tayasim, ou Pilotes.

Pour vous rendre là-bas, montez sur la montagne avec votre véhicule jusqu’à l’hôpital psychiatrique Eitanim et jusqu’aux deux antennes, et recherchez le panneau qui mène au sentier de randonnée.

Le réservoir de Beit Zayit

C’est une promenade qui consiste en une boucle d’une heure. Il y a un chemin pavé au-dessus du réservoir (revenez sur vos pas pour le retour) ainsi qu’une piste en terre plus proche de l’eau. En approchant du barrage, vous pourrez grimper la pente et retourner sur le chemin pavé.

La piste inférieure à Beit Zayit. (Shmuel Bar-Am)

Après de fortes pluies, le ruisseau Nahal Sorek, dans les collines de Jérusalem, commence à couler et il va se jeter dans la mer Méditerranée. Dans les années 1950 – lors d’une tentative visant à modifier l’ordre naturel des choses – il avait été décidé de créer un barrage dans le lit de la rivière et d’utiliser les eaux pour enrichir l’aquifère.

Ce qui avait été une erreur : Au lieu de rester souterraines, les eaux de la rivière avaient commencé à inutilement couler dans la direction opposée, vers la mer Morte. Mais peu importe. Le réservoir qui a été créé grâce au barrage – il reste sec pendant la plus grande partie de l’année mais il est magnifique à observer après des pluies substantielles en hiver – est un site merveilleux à découvrir. Situé sous la communauté de Beit Zayit, il est connu, bien entendu, sous le nom de réservoir de Beit Zayit.

Nous avions fait cette promenade il y a deux ans, au printemps, alors que le réservoir était rempli – et nous l’avons faite une nouvelle fois au cours de la sécheresse qui avait duré trois semaines avant le dernier confinement. Et c’est ainsi que nous avons appris que peu importe, finalement, le moment choisi pour se rendre là-bas – sur la piste supérieure, il y a des bancs, des panoramas à admirer et une ancienne grotte d’inhumation, ainsi qu’une belle variété d’arbres, des chanvres, des églantiers, des figuiers, des pins. Il y a aussi de multiples fleurs saisonnières : Au printemps, entre autres, des cistes roses et blancs ; en hiver, des clématites de Virginie et des jonquilles. En hébreu, les jonquilles sont appelées des Narkissim d’après le nom de Narcisse, le guerrier grec mythique.

Jonquilles à Beit Zayit. (Crédit : Aviva et Shmuel Bar-Am)

Selon la légende, Narcisse était d’une telle beauté qu’il était tombé amoureux de son image, refusant les avances de ses nombreux admirateurs. Il s’était penché un jour sur un bassin pour y boire. Alors qu’il tentait d’embrasser son reflet, ce dernier était devenu de plus en plus petit. Se penchant encore sur le bassin pour apercevoir ce visage tant aimé, il était tombé dans l’eau et s’était noyé. Les jonquilles jaunes et blanches – qui sont présentes sur toutes les collines de Jérusalem – avaient poussé à sa place.

Pour vous rendre au réservoir, empruntez le rond-point depuis Beit Zayit, sur la route 395. Des constructions sont en cours, alors essayez de suivre les panneaux.

Pour en savoir davantage sur ces promenades, vous pouvez nous contacter à l’adresse courriel israeltravels@gmail.com.

Aviva Bar-Am est l’autrice de sept guides en anglais sept guides en anglais .

Shmuel Bar-Am est guide touristique agréé qui organise des visites privées et personnalisées visites privées et personnalisées individuelles, familiales ou en petits groupes.

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