Bitan qualifie Glick de “messianique” alors que le conflit s’intensifie
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Bitan qualifie Glick de “messianique” alors que le conflit s’intensifie

Le président de la coalition se moque du député du Likud, qui a demandé des explications sur l’accord audiovisuel

David Bitan, député du Likud et président de la coalition, à la Knesset, le 5 décembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
David Bitan, député du Likud et président de la coalition, à la Knesset, le 5 décembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’incertitude et les querelles politiques sur le futur de l’audiovisuel public ont entraîné des conflits au sein du Likud. Le président de la coalition, David Bitan, a qualifié Yehuda Glick, lui aussi membre du parti, de « messianique » dimanche, après que ce dernier a critiqué le récent accord de compromis.

Glick, qui a rejoint la Knesset en mai 2016 et est étroitement associé à la campagne pour demander la liberté d’accès et de prières pour les Juifs au mont du Temple de Jérusalem, a déclaré sur Twitter que le récent brouhaha sur la réforme de l’audiovisuel avait laissé « un goût amer ».

« J’attends que les dirigeants du parti [du Likud] expliquent ce qu’il s’est passé s’ils attendent de moi que je vote une législation sur le sujet », a-t-il écrit, en faisant référence au projet amendé sur la nouvelle corporation de radiodiffusion publique proposé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Moshe Kahlon.

Quand il a été interrogé dimanche par la radio militaire, qui voulait savoir quelles pénalités il infligerait à Glick, Bitan a répondu « Quelle punition voulez-vous donner à une personne qui est messianique ? A un homme dont l’intérêt est de pouvoir monter sur le mont du Temple ? »

Yehuda Glick, député du Likud, devant la Cour suprême à Jérusalem, le 28 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yehuda Glick, député du Likud, devant la Cour suprême à Jérusalem, le 28 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Il n’est pas intéressé par le Likud, par être à nouveau élu au Likud, il n’est intéressé par rien. En quoi suis-je concerné ? Vous l’avez mis sur le devant de la scène alors qu’il ne le mérite pas.Simplement parce qu’il a tweeté contre le Likud et le Premier ministre. Je ne veux pas le punir, je ne veux même pas le voir », a déclaré Bitan.

Répondant à Bitan sur les réseaux sociaux, Glick a déclaré que se disputer avec un membre de son parti était la dernière chose qu’il souhaitait faire, tout en appelant au dialogue respectueux entre les politiciens.

« Nous avons été élus pour servir le peuple, et l’on attend de nous que nous donnions des réponses et des explications », a-t-il écrit.

Il a ajouté qu’il « semble approprié de souhaiter une manière de parler respectueuse dans le parti. »

Le mois dernier, Glick avait écrit un long témoignage racontant la culture de la peur régnant au sein de la coalition, en critiquant Bitan. « Il se moque, il agresse, il blesse », avait écrit Glick au sujet du président de la coalition.

Glick a également demandé la semaine dernière à la Haute cour de Justice d’annuler l’interdiction de Netanyahu faite aux députés de se rendre sur le mont du Temple.

A la fin du mois dernier, Netanyahu avait menacé de convoquer de nouvelles élections si Kahlon ne revenait pas sur sa volonté de permettre à une nouvelle corporation, appelée Kan, de remplacer l’Autorité de radiodiffusion d’Israël, comme prévu par une législation que Netanyahu avait lui même soutenu.

Après des négociations de crise, les deux hommes sont parvenus à un compromis où Kan pourra commencer à émettre, sans son département d’information. Ce département, dont les employés devraient être licenciés pour être remplacés par des anciens de l’Autorité, commencera à émettre ultérieurement, à une date non précisée.

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