Bloomberg contre l’accord sur l’Iran et contre la manière dont Trump l’a quitté
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Bloomberg contre l’accord sur l’Iran et contre la manière dont Trump l’a quitté

"Mike était à l'origine contre l'accord sur l'Iran, mais il pense que c'était une erreur du président Trump de s'en détourner unilatéralement", a déclaré son porte-parole

Le candidat à l'investiture présidentielle Démocrate s'exprime lors d'un meeting dans la ville de New York, le 15 janvier 2020. (Scott Heins/Getty Images via JTA)
Le candidat à l'investiture présidentielle Démocrate s'exprime lors d'un meeting dans la ville de New York, le 15 janvier 2020. (Scott Heins/Getty Images via JTA)

WASHINGTON (JTA) — La position de sept principaux prétendants à l’investiture présidentielle démocrate sur le dossier iranien est, à certains égards, connue du public.

Pourtant, il était plus délicat de comprendre précisément la position de Mike Bloomberg. L’ancien maire de New York n’a pas été inclus dans le dernier débat de campagne, où il aurait dû présenter en détail sa position sur l’un des sujets brûlants du moment. (Il a assez de soutien dans les sondages pour intégrer le débat, mais n’a pas franchi le seuil de contributions financières extérieures fixé par la Democratic National Committee parce qu’il finance sa propre campagne).

En 2015, Bloomberg était sceptique sur l’accord du nucléaire iranien qui impliquait une levée des sanctions contre l’Iran en échange de l’arrêt du programme nucléaire du pays. Il a été agacé par la manière dont le président américain Barack Obama l’a vendu au public, ce que Bloomberg a critiqué comme étant clivant.

Après que la JTA a publié la semaine dernière un article sur la position du candidat à l’investiture démocrate concernant le dossier iranien, un porte-parole du candidat a contacté le journal pour préciser les positions actuelles de Bloomberg sur le sujet.

« Mike était à l’origine contre l’accord sur l’Iran, mais il pense que c’était une erreur du président Trump de s’en détourner unilatéralement », a indiqué son porte-parole.

Trump a abandonné l’accord en mai 2018 malgré les objections des autres signataires : la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne.

« Alors que l’accord n’était pas parfait – il ne couvrait pas le programme de missiles balistiques iraniens et donnait une couverture politique au régime pour renforcer son agression dans la région – les États-Unis avaient l’obligation de tenir leur parole une fois que l’accord était en place », a expliqué le porte-parole. » Le retrait américain a permis à l’Iran d’abandonner ses propres obligations stipulées par l’accord et a laissé au monde peu d’outils pour l’arrêter ».

Le porte-parole a assuré que Bloomberg reviendrait sur le retrait de Trump de l’accord, en étant plus précis que la plupart des autres candidats à ce sujet.

« La première chose à faire est de rétablir la coalition qui a pris conscience du danger d’un Iran allant vers une arme nucléaire. Une pression collective sera nécessaire pour changer le comportement de l’Iran », selon le porte-parole. « Cela devrait être le point de départ du recours à la diplomatie. Nous devrions aussi être prêts à utiliser la force de pression que ces sanctions ont donnée ».

« Ensuite, l’Iran devra appliquer les règles fixées par l’accord. Cela nécessitera de régler la question des avancées qu’il pourra probablement faire entre maintenant et l’année prochaine – avancées qui pourrait réduire le temps limite [pour obtenir des armes nucléaires]. Après avoir rejoint l’accord, afin de trouver un nouvel arrangement durable, nous devrons être prêts à traiter d’autres lacunes de l’accord, ce qui implique d’élargir les dispositions de temporisation, de bloquer le programme de missiles balistiques de l’Iran, de mettre un terme à ses activités régionales déstabilisatrices et d’imposer une surveillance plus étroite ».

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