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Braverman, chef de cabinet de Netanyahu, prochain ambassadeur au Royaume-Uni

Un confident de longue date de Netanyahu, visé par une enquête pour falsification de documents officiels liés au pogrom du 7 octobre, remplacera l'ambassadrice Tzipi Hotovely.

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Tzahi Braverman, à la Knesset, à Jérusalem, le 13 mars 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Tzahi Braverman, à la Knesset, à Jérusalem, le 13 mars 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dimanche, le cabinet a approuvé à l’unanimité la nomination de Tzachi Braverman, chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, au poste de prochain ambassadeur d’Israël à Londres, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères.

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a remercié l’ambassadrice sortante Tzipi Hotovely pour son travail, selon le ministère. Le mandat de Hotovely a expiré la semaine dernière. Le même jour, la Commission consultative pour les nominations de hauts fonctionnaires a désigné Braverman pour la remplacer, sous réserve de l’approbation du cabinet.

Braverman est chef de cabinet du Premier ministre depuis avril 2022, époque où Netanyahu était chef de l’opposition. Braverman a conservé son poste lorsque le Likud a remporté les élections nationales la même année, et que Netanyahu est devenu Premier ministre. Auparavant, Braverman avait occupé le poste de secrétaire du cabinet de Netanyahu, de 2016 à 2021.

Braverman est actuellement visé par une enquête pour suspicion de falsification et de fraude suite à une présumée altération de documents au sein du cabinet du Premier ministre. Il a été interrogé par la police à ce titre.

Braverman est soupçonné d’avoir modifié l’heure à laquelle Netanyahu a reçu pour la première fois des informations sur l’invasion du Hamas, le 7 octobre, via un appel téléphonique de son secrétaire militaire de l’époque, le général de division Avi Gil, la faisant passer de 6 h 40 à 6 h 29.

Selon la chaîne N12, après avoir tenté en vain de persuader une sténographe de modifier l’heure figurant dans la transcription, insistant sur le fait qu’elle était incorrectement indiquée comme étant 6 h 40, Braverman l’a modifiée lui-même.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) s’entretenant avec son secrétaire du cabinet de l’époque, Tzahi Braverman, lors d’un Conseil des ministres au siège des services du Premier ministre, à Jérusalem, le 17 juin 2018. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Le bureau de Netanyahu a alors fermement démenti les allégations de faute visant Braverman, les décrivant comme de « nouvelles inventions créées de toutes pièces, formulées dans le cadre d’une chasse aux sorcières médiatique sans précédent contre le bureau du Premier ministre en temps de guerre, et destinées à dissimuler les graves manquements commis par d’autres dans la nuit du 7 octobre ».

Braverman a lui aussi fermement dénoncé ces accusations, les qualifiant de « calomnie grave » et de « violente incitation à la haine ». Il a en outre menacé de poursuivre en justice la chaîne publique Kan, qui l’avait cité dans le cadre de l’affaire de chantage, si celle-ci ne retirait pas ses allégations et ne lui présentait pas publiquement ses excuses publiques. Kan a maintenu ses informations.

Diplômé en droit de l’université Bar-Ilan, Braverman a débuté sa carrière en tant que porte-parole de la municipalité de Ness Ziona et directeur général de ses institutions éducatives et culturelles. Il s’est ensuite lancé dans la politique nationale, dirigeant la campagne électorale du Likud en 2013.

L’ambassadrice d’Israël au Royaume-Uni, Tzipi Hotovely, arrive pour assister au discours du ministre britannique de la Défense, Grant Shapps, sur la défense du Royaume-Uni et de ses alliés, à Lancaster House, à Londres, le 15 janvier 2024. (Crédit : HENRY NICHOLLS / AFP)

L’annonce du ministère des Affaires étrangères concernant la nomination de Braverman est intervenue seulement quelques heures avant que Londres n’annonce sa reconnaissance d’un État palestinien, une décision qui devrait avoir un impact significatif sur les relations entre Israël et le Royaume-Uni.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré en juillet que cette reconnaissance aurait lieu à moins qu’Israël ne mette un terme à la guerre à Gaza. Israël a vivement critiqué cette décision, estimant qu’elle revenait à récompenser le Hamas pour l’attaque du 7 octobre.

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