Britney Spears s’exhibe à Tel Aviv : le show d’abord, la musique après
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Britney Spears s’exhibe à Tel Aviv : le show d’abord, la musique après

La diva pop a t-elle réellement joué de sa voix, ou a t-elle juste donner le change face à une foule distraite et fascinée de la voir sur scène ? Ce qui est sûr, c'est que le show était au rendez-vous et que la diva s'est dépensée sans compter sur scène, pour le plus grand plaisir de ses 55 000 fans israéliens

Britney Spears en concert à Tel Aviv, le 3 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Britney Spears en concert à Tel Aviv, le 3 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Quelques jours après avoir rejeté les rumeurs selon lesquelles elle se produisait en play-back, Britney Spears a essayé de plaider sa cause, cette fois « on the stage » et devant une foule fébrile qui l’attendait au Park Yarkon de Tel-Aviv lundi soir.

Les rebondissements se sont succédés suite à la réponse de la star pour contrer les rumeurs de play-back, lesquelles ont été relayées par la Deuxième chaîne la semaine dernière. Pour autant, on ne savait toujours pas, à l’issue d’une émission spéciale à l’occasion de la venue de la star en Israël, si la voix qui traversait les haut-parleurs et la nuit étouffante émettait bien en direct ou pas…

Spears a enchaîné frénétiquement au cours de son show ses tubes les plus incontournables comme ses titres les moins populaires, mais il était impossible de savoir si elle chantait réellement. Un ensemble d’écrans mettant en vedette Spears alors qu’elle glissait d’un côté à l’autre de la scène sembler éviter les gros plans de la diva de la pop. A cela s’ajoutait parfois de la friture vocale – notamment sur le hit « Toxic » – où, à d’autres moments, une interprétation trop parfaite, lisse et comme « recrachée » par une machine.

Mais pour les 55 000 fans qui ont déboursé plus de 330 shekels pour voir leur idole, le show était sans doute le plus important, leur permettant de passer un bon moment, et de voir la princesse de la pop faire ses débuts en Israël, seulement 19 ans après avoir bousculé la scène mondiale avec son look d’écolière sexy et masochiste.

Britney Spears en concert à Tel Aviv, le 3 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Britney Spears en concert à Tel Aviv, le 3 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Britney a multiplié les chorégraphies durant les 90 minutes où elle était sur scène. Peu d’impros, mais des danses millimétrées qui nécessitaient des changements de costumes multiples et des numéros de danses compliqués. Les quelques interactions qu’elle a eues avec la foule, y compris en invoquant le nom de la ville dans laquelle elle se trouvait, étaient formatés à l’extrême – comme son « Et les mecs, est-ce que vous passez une putain de bonne soirée ? », plutôt convenu, de même que son piètre « Shalom » adressé au public.

À partir de « Work Bitch » (plutôt symbolique compte tenu des accusations portées contre elle) et l’interprétation de ses premiers tubes, et en dépit des pauses (« Slave 4 u », « Circus ») Britney Spears a été constamment en mouvement sur scène, faisant la part belle à toute une imagerie SM.

Réussissant à braquer tous les projecteurs sur elle, la pop star traverse durant son show la scène avec une détermination incroyable, effectuant des virages spectaculaires et multipliant des poses suggestives.

Britney Spears en concert à Tel Aviv, le 3 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Britney Spears en concert à Tel Aviv, le 3 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La foule, semblait chercher le spectacle entre la fumée et les écrans de retransmission, elle se déhanchait parfois, histoire de jouer le jeu d’une grand-messe un peu forcée. La foule passive et à peine attentive, entonnait parfois un hit célèbre.

La chanteuse américaine Britney Spears ( au centre) a visité les tunnels du mur Occidental à Jérusalem, le 2 juillet 2017 avant son concert à Tel Aviv. (Crédit :Shlomi Cohen/Flash90)
La chanteuse américaine Britney Spears ( au centre) a visité les tunnels du mur Occidental à Jérusalem, le 2 juillet 2017 avant son concert à Tel Aviv. (Crédit :Shlomi Cohen/Flash90)

En cause sûrement la chaleur, qui a atteint les 28°C car Britney Spears avait pourtant réuni tous ses fans. Dimanche, elle a été cernée par la foule en visitant le mur Occidental et aurait annulé un dîner avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou. La jeune femme aura néanmoins provoqué plus d’intérêt que la visite du Premier ministre indien Narendra Modi, qui reste, soit dit en passant, le chef du gouvernement de la plus grande démocratie dans le monde.

Heureusement pour le public qui attendait les tubes, Spears n’a pas manqué de singles populaires durant sa carrière, et a pu combiner deux de ses premiers succès, « Oops I did it again » et « Baby One More Time », mais le medley pas très réussi n’a pu être sauvé même par une attitude provocante.

Il y a dix-neuf ans, Spears avait déjà réussi à scandaliser un journaliste (âgé de 18 ans à l’époque, tout comme elle) et beaucoup d’autres avec des titres comme “Oops I did it again” ou “Baby One More Time”. Elle a réussi à mener tambour battant une carrière qui aurait pu se résumer à un ou deux tubes en se réinventant constamment. Il s’agissait d’un spectacle dans la grande tradition pop qui a su rassembler un public friand de ces grand-messes.

La nouvelle Britney a profité de l’engouement pour la musique de danse électro, un son marqué par ce que l’on appelle le « drop » – quand dans la première moitié de la chanson le battement disparaît avant de revenir avec fureur, comme sur “Till the world ends,” et la foule s’est délectée jusqu’à ce que les lumières du show s’éteignent et que tout le monde se dirige vers les sorties. La diva de la pop nous aura enseigné que, finalement, le timing est tout…

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