Bruxelles déterminé à relancer la liste noire anti-blanchiment
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Bruxelles déterminé à relancer la liste noire anti-blanchiment

La Commission européenne veut relancer la liste noire anti-blanchiment, que les 28 ont rejetée, en lançant de nouvelles consultations avec les Etats membres

La Commission européenne à Bruxelles (Crédit : JLogan/Wikipédia)
La Commission européenne à Bruxelles (Crédit : JLogan/Wikipédia)

Bruxelles s’est dit déterminé jeudi à relancer la liste noire anti-blanchiment, que les 28 ont rejetée, en lançant de nouvelles consultations avec les Etats membres, a annoncé jeudi la Commissaire chargée du dossier.

« Je suis déçue par la décision (des Etats membres) », a déclaré à la presse Vera Jourova, la Commissaire chargée de la Justice, promettant de ne pas abandonner, malgré le revers qu’elle a subi.

Les ministres des 28 pays de l’UE ont en effet confirmé jeudi le rejet à l’unanimité de la liste noire, qui avait été actualisée par la Commission européenne il y a près de trois semaines avec l’ajout de 7 nouveaux pays (dont l’Arabie saoudite) portant l’ensemble des mauvais élèves à 23.

Mme Jourova s’est donné pour objectif « d’aboutir à une liste qui obtiendra un plein soutien, au Parlement – qui a soutenu cette liste – et auprès des Etats membres ». « Le travail commence maintenant », a-t-elle dit.

Le but est d’arriver à une liste noire actualisée avec l’aval des 28 de l’UE, sous le mandat de la Commission de Jean-Claude Juncker, c’est-à-dire d’ici à fin octobre.

« Nous devons leur demander ce qu’ils n’ont pas aimé concrètement dans cette liste » bien qu’ils aient été consultés, a-t-elle ajouté.

Formellement rejetée jeudi, cette liste révisée sur proposition de la Commission comprenait sept nouveaux pays: l’Arabie saoudite, le Panama, Samoa et les quatre territoires américains – les Samoa américaines, Guam, Porto Rico et les Îles Vierges américaines.

Washington comme l’Arabie saoudite ont fait pression pour obtenir le rejet de cette liste actualisée qui a été également critiquée par les Etats membres sur sa méthodologie.

Le fait de se retrouver sur cette liste ne déclenche pas de sanctions, mais il oblige les banques européennes à appliquer des contrôles renforcés sur les opérations financières avec des clients ou des établissements financiers dans ces pays.

Parmi les 16 pays figurant déjà sur la liste initiale se trouvent l’Iran, l’Irak, le Pakistan ou encore l’Ethiopie et la Corée du Nord.

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