Carlos de nouveau condamné à la perpétuité pour l’attentat du drugstore
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Carlos de nouveau condamné à la perpétuité pour l’attentat du drugstore

L'attentat à la grenade avait fait 2 morts et 34 blessés en 1974. La cour d'assises a jugé que tous les éléments de l'enquête convergeaient vers l'accusé

Carlos le Chacal dans les années 1970 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Carlos le Chacal dans les années 1970 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Figure du terrorisme des années 1970-1980, Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, 67 ans, a été condamné mardi à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’attentat contre le Drugstore Publicis, qui avait fait 2 morts et 34 blessés à Paris, en 1974.

La cour d’assises spéciale de Paris a suivi les réquisitions de l’avocat général qui avait la veille réclamé la peine la plus sévère du droit français contre Carlos, estimant que « tous les éléments accumulés durant l’enquête » convergeaient « vers lui ». En revanche, la défense avait plaidé l’acquittement.

Se vantant d’avoir été le membre du Front populaire de libération de Palestine (FPLP) le plus meurtrier, le terroriste revendique 80 assassinats directs. En 1973, il prend la directions du FPLP-OE (pour opérations extérieures) et tente d’atteindre particulièrement des cibles juives et/ou sionistes.

A Londres le 30 décembre 1973, Carlos tente d’assassiner Joseph Sieff, l’homme d’affaires juif, patron de Marks & Spencer et vice-président de la Fédération sioniste de Grande-Bretagne. Quelques semaines plus tard, toujours à Londres il réalise un attentat à la bombe contre la banque Hapoalim.

En 1974, de retour à Paris, il organise plusieurs attentats à la voiture piégée devant les rédactions de L’Aurore, de Minute et du magazine juif L’Arche.

Un an plus tard, armé d’un lance-roquettes RPG-7 il tire sur un Boeing 707 de la compagnie El Al dans l’aéroport d’Orly. Quelques jours plus tard, Carlos et deux complices tentent de viser un avion de la compagnie El Al à l’aide d’un bazooka dissimulé dans les toilettes. Mais repérés, ils se saisissent de deux otages et s’envolent pour Bagdad en réquisitionnant un avion.

Le Drugstore visé par Carlos appartenait à Marcel Bleustein-Blanchet, résistant juif d’origine russe et fondateur de Publicis.

Figure du terrorisme internationaliste des années 1970-1980, Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, 67 ans, va être jugé pendant trois semaines par une cour spéciale composée de magistrats, pour l’attentat le plus ancien que lui reproche la justice française, et le dernier pour lequel il comparaîtra en France.

Un peu vieilli, blanchi, amaigri mais souriant et élégamment vêtu, Carlos a fait son apparition dans le box des accusés. Il a observé la salle, baisé la main de son avocate, Isabelle Coutant-Peyre, avec laquelle il s’est marié religieusement en 2001, avant d’envoyer des baisers aux journalistes.

L’accusé a assumé son passé, au nom de la « révolution » : « Personne n’a exécuté plus de personnes que moi, dans la résistance palestinienne. Mais je suis le seul qui a survécu. Dans tous les combats, il y a des victimes collatérales, c’est malheureux », a-t-il lancé.

Le 15 septembre 1974, deux personnes ont été tuées et 34 ont été blessées par l’explosion d’une grenade lancée dans l’enceinte du Drugstore Publicis, une galerie marchande qui se trouvait alors à l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de Rennes, au cœur de Paris.

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