Ce sera la première visite de l’Histoire d’un Premier ministre israélien aux îles Fidji
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Ce sera la première visite de l’Histoire d’un Premier ministre israélien aux îles Fidji

Netanyahu prévoit aussi de se rendre au Kazakhstan, en Azerbaidjan, à Singapour, en Australie et en Afrique de l’Ouest afin de lutter contre le principe de la majorité automatique anti-israélienne à l’ONU

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux côtés du Premier ministre fidjien  Josaia Voreqe Bainimarama à Jérusalem, le 7 novembre  2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux côtés du Premier ministre fidjien Josaia Voreqe Bainimarama à Jérusalem, le 7 novembre 2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé mardi un prochain voyage en République de Fidji, qui, a-t-il expliqué, entrera dans le cadre du travail continu visant à améliorer l’image d’Israël au sein des forums internationaux, tel que celui des Nations unies.

“Pourquoi vais-je me rendre à Fidji ? Parce que quinze pays, quinze îles qui ont chacune la possibilité de voter à l’ONU viennent à cette réunion”, a dit Netanyahu sans donner plus de détails.

S’adressant aux leaders juifs américains lors d’une vidéo-conférence, Netanyahu a indiqué que son voyage au sein d’une petite nation insulaire – qui compte quelque 910 000 habitants, un peu plus que Jérusalem – prendra place dans le cadre de sa visite programmée à Singapour et en Australie au mois de février.

Aucun Premier ministre en exercice n’a jamais visité l’un de ces pays.

“Je vous dis qu’il ne faudra pas plus qu’une décennie – et beaucoup moins, cela est également possible – avant que la majorité automatique contre Israël à l’ONU ne disparaisse, et Israël bénéficiera enfin d’une audience équitable là-bas. Maintenant, cela n’arrivera pas demain. Mais cela arrivera, et plus tôt plutôt que plus tard”.

Fidji, république située à 2 000 kilomètres au nord-est de la Nouvelle Zélande, a offert des troupes aux opérations de maintien de la paix mises en oeuvre par les Nations unies sur la frontière israélo-syrienne et au Liban, sur le plateau de Golan, en Egypte et en Irak, depuis 1978.

Au début du mois, Netanyahu avait accueilli le Premier ministre fidjien Josaia Voreqe Bainimarama à Jérusalem et l’avait remercié pour le soutien apporté à Israël par son pays dans les organisations multilatérales.

“Il y a un lien entre nos deux peuples. Nous ne sommes pas gigantesques mais nous avons l’objectif d’être importants et nous sommes heureux d’avoir l’opportunité de coopérer à vos côtés dans une grande variété d’efforts », avait déclaré Netanyahu.

“En tant que Fidjiens, nous avons toujours considéré le peuple d’Israël comme un ami, comme un très bon ami, comme nous considérons les citoyens de ses voisins”, a expliqué Bainimarama. « Nous sommes là pour aider, nous sommes là pour conserver la paix et cet engagement perdurera dorénavant et pour les années à venir ».

Au mois de décembre, Netanyahu se rendra également en visite au Kazakhstan et en Azerbaijan, deux pays à majorité musulmane. Il a également indiqué qu’il prévoyait un voyage en Afrique de l’Ouest « bientôt ».

S’adressant à l’Assemblée Générale des Fédérations juives d’Amérique du Nord à Washington, Netanyahu a également évoqué les craintes liées au fait que l’administration américaine sortante puisse appuyer une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le conflit israélo-palestinien.

“Si vous tentez d’imposer la paix depuis l’extérieur, cela ne fonctionne jamais”, a déclaré Netanyahu. « Il est important de comprendre que la raison pour laquelle nous nous opposerons à de tels efforts est que a) cela endurcira les positions palestiniennes et cela fera reculer la paix. Cela pourrait la faire reculer de décennies entières. »

Les traités de paix qu’Israël a passé avec l’Egypte et la Jordanie ont surmonté de nombreux orages parce qu’ils ont résulté de relations bilatérales directes et qu’ils n’ont pas été imposés depuis l’extérieur.

“La seule façon d’obtenir une paix réaliste et durable, c’est de déterminer la paix sur laquelle les deux parties s’accordent”, a déclaré encore le Premier ministre.

“Il y a des possibilités qui émergent au Moyen-Orient en résultat de l’appréciation différente que de nombreuses personnes dans la région ont du rôle d’Israël dans la résistance contre les forces combinées de l’Islam militant dirigé par l’Iran et l’EI”, a-t-il poursuivi.

« Et cela pourrait bien ouvrir les perspectives de la paix, et cela nous amènera probablement à avancer vers une sorte de résolution du conflit avec les Palestiniens. Mais une chose est certaine : Tenter d’imposer la paix de l’extérieur n’y aidera pas ».

Netanyahu a dit qu’il espérait que le président américain sortant Barack Obama adhérerait à sa politique déclarée d’opposition à toute résolution unilatérale au Conseil de Sécurité.

“Je suis également impatient de travailler avec le Président élu Donald Trump, lorsqu’il prendra ses fonctions, et son administration, pour promouvoir les deux intérêts que sont la paix et la sécurité », a conclu Netanyahu.

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