Chaque animal de la Torah est présenté dans ce musée de taxidermie biblique
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Chaque animal de la Torah est présenté dans ce musée de taxidermie biblique

Débordant de lémuriens, de lions et de crocodiles, la collection de 1 100 pièces du "Torah Animal World" offre aux visiteurs de New York un aperçu pratique des créations de Dieu

  • Le rabbin Shaul Shimon Deutsch, fondateur du Torah Animal World, à côté du crocodile du Nil d'une hauteur de 5 mètres - son animal préféré dans le musée. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
    Le rabbin Shaul Shimon Deutsch, fondateur du Torah Animal World, à côté du crocodile du Nil d'une hauteur de 5 mètres - son animal préféré dans le musée. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
  • Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
    Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
  • Un panneau vantant les "animaux du Talmud" au Torah Animal Museum de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
    Un panneau vantant les "animaux du Talmud" au Torah Animal Museum de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
  • Buste de rhinocéros blanc au musée Torah Animal World. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
    Buste de rhinocéros blanc au musée Torah Animal World. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
  • Le rabbin Shaul Shimon Deutsch, fondateur de Torah Animal World, le musée de la ville de New York qui abrite les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
    Le rabbin Shaul Shimon Deutsch, fondateur de Torah Animal World, le musée de la ville de New York qui abrite les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
  • Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
    Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
  • Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)
    Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)

NEW YORK – En général, Torah et taxidermie ne font pas bon ménage, mais au musée insolite, et primé, de la ville de New York, du Torah Animal World, un zoo d’animaux empaillés leur redonne la vie.

Situé dans le quartier très orthodoxe de Borough Park, à Brooklyn, le musée du rabbin Shaul Shimon Deutsch allie une arche de Noé de taxidermie à des visites guidées de découvertes.

« Que vous soyez intéressé par la Torah ou la nature, le but de ce que nous faisons ici est d’éduquer et d’enseigner le respect des animaux », déclare Deutsch.

La collection du musée, qui compte 1 100 animaux, va d’une famille de lions (y compris ses lionceaux) aux animaux de ferme, aux poissons et aux bestioles aquatiques. Etonnamment, on peut les toucher – notamment un buste d’éléphant africain de la taille d’une Fiat 500 (et des tabourets assortis en pied d’éléphant) achetés à l’origine pour 40 000 dollars.

« Je dis aux enfants : touchez ses pieds », raconte Deutsch. « Vous ne croirez jamais à quel point ils sont velus. Cela vous donne une idée de ce que signifie être en face et parmi ces animaux ».

Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)

Fournir cette opportunité est important pour le rabbin – et son auditoire est définitivement conquis. Torah Animal World propose des visites sur rendez-vous en anglais, hébreu, yiddish et portugais, et attire une foule diverse d’étudiants, de voyageurs et même de groupes amish. Environ 60 % des visiteurs du musée sont issus de la communauté orthodoxe, et la plupart d’entre eux n’ont jamais mis les pieds dans un musée d’histoire naturelle.

Les zoos sont autorisés pour les communautés religieuses, mais rarement un faux, déclare Deutsch. « La moitié des animaux passent leur temps à dormir. Un lion dort 20 heures par jour [et] vous ne pouvez pas les voir de près ».

Extérieur du musée Torah Animal World à New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)

Situé dans une ancienne maison de trois étages réaménagée, avec un cheval que l’on peut chevaucher avec quelques pièces de monnaie et une girafe devant la façade, le Torah Animal World semble ressemble plus à une ruine qu’à un musée. Ses escaliers recouverts de moquette marron grincent, ses poutres de plafond sont brutes et certains des animaux empaillés ont connu des jours meilleurs.

Malgré un entretien régulier, il manque à certains spécimens des morceaux de fourrure et d’autres ont l’air vraiment fatigués. Un énorme buste de rhinocéros blanc, comme une grande partie de la collection, est à la fois impressionnant et tragique. Chassé dans la nature jusqu’à la quasi extinction de l’espèce (aucun mâle ne vit dans la nature et il ne reste que deux femelles), l’énorme peau de rhinocéros est craquelée et se desquame, et sa corne a été remplacée bien avant son acquisition par un substitut qui n’est pas de l’ivoire.

Les salles du musée sont divisées entre des animaux casher et non casher et regorgent de créatures aux yeux de verre.

Dans la pièce principale, les poissons conservés tapissent un mur sous un plafond peint en nuages. Les lions d’Afrique côtoient les zèbres. Une grange est remplie de chèvres et de moutons. Le cerf, le bison et le bouquetin sont dans un coin réservé aux animaux cashers. Il y a aussi un buste de girafe de 2 mères de haut.

“[Les gens] pensent que la girafe est un animal casher, mais nous ne savons pas comment lui faire la shehita [abattage rituel]. C’est un mystère », explique Deutsch, qui est aussi un sacrificateur rituel qualifié.

Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)

« La viande de girafe est très dure », ajoute Deutsch, bien qu’il n’en ait jamais mangé personnellement, dans la mesure où il est interdit de tuer des animaux exotiques dans l’état de New York.

Les autres pièces fourmillent également des animaux sauvages, les murs et les sols regorgent d’oiseaux, de singes, de cerfs, de zèbres et de nombreux types de poissons. À peu près tout peut être touché, y compris le crocodile du Nil, de plus de 16 mètres de long, l’animal préféré de Deutsch.

Bien qu’il ne soit pas contre la chasse (tous les spécimens de musée proviennent de collectionneurs, de musées ou de zoos), Deutsch sait que Torah Animal World peut avoir un profond impact sur les visiteurs.

Le rabbin Shaul Shimon Deutsch, fondateur de Torah Animal World, le musée de la ville de New York qui abrite les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud. (Micah B. Rubin / Times of Israel)

Lors d’une visite pour un groupe d’étudiants du Texas, un visiteur a déclaré : « Rabbi, vous avez transformé ma vie. Je suis un chasseur. Je tire sur des animaux. Vous ne pouvez jamais être aussi proche d’eux [à l’état sauvage]. Je ne pense pas être capable désormais de chasser d’autres animaux », raconte-t-il.

C’est ce genre de déclarations qui rendent l’investissement de Deutsch dans l’éducation multisensorielle tellement intéressant.

Les 1 100 espèces mentionnées dans la Bible et le Talmud se trouvent au musée Torah Animal World de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)

« Vous ne vous approcherez jamais d’une hyène pour jouer avec elle. [Le musée] donne l’occasion de faire connaissance avec ces animaux en toute sécurité », a-t-il déclaré.

Deutsch, 52 ans, a créé Torah Animal World en 2008, mais ses débuts dans l’éducation remontent à 2002. Le musée Living Torah, un musée jumeau également installé sur place, a pour objectif de rendre la Torah vivante à travers les antiquités.

Tout dans cette collection peut également être touché, y compris une délicate couronne en or prétendument portée par Cléopâtre ou une impressionnante épée de gladiateur. Depuis leur ouverture, les deux musées ont attiré collectivement plus de 1,3 million de visiteurs.

La crise économique de 2008 a failli mettre un terme au projet, lorsque, comme beaucoup d’autres bonnes causes, les fonds ont été engloutis suite à la fraude du montage Ponzi de Bernie Madoff. Des parties de la collection ont été vendues et, à un moment donné, le bâtiment a également été vendu. Heureusement, Deutsch a trouvé de nouveaux sponsors et a même ouvert un deuxième site saisonnier à Fallsburg, dans l’état de New York.

Depuis lors, le musée grandi et prospère en poursuivant sa mission.

Un panneau vantant les « animaux du Talmud » au Torah Animal Museum de New York. (Micah B. Rubin / Times of Israel)

« L’éducation, c’est le tikkun olam [réparation de monde] », affirme Deutsch. « Nous avons commencé comme musée biblique, mais c’est devenu tellement plus important. Vous pouvez trouver des juifs hassidiques, des motards, des juifs orthodoxes modernes, des Afro-américains et des asiatiques qui viennent tous dans cet endroit. Vous ouvrez les yeux sur la nature des créations de Dieu, cela apporte une connexion et une compréhension plus profonde du monde ».

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