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Cinéma: « SHTTL » retrace, en yiddish, l’invasion d’un village juif par les nazis

Pour raconter l'opération Barbarossa - 1,5 million de Juifs assassinés par balles en URSS -, le réalisateur s'est concentré sur l'histoire d'un jeune ukrainien de retour dans son village d'origine

Tourné en Ukraine quelques mois avant l’attaque russe, le long métrage « SHTTL », l’histoire d’un village juif bientôt envahi par l’Allemagne nazie, en salles le 12 décembre dernier, résonne avec l’actualité.

Le premier film d’Ady Walter, et premier volet d’une trilogie sur la Seconde guerre mondiale, a été tourné à l’été 2021. « On sentait la guerre arriver, d’un coup ça devenait la vraie vie », témoigne le réalisateur qui précise qu’une partie de l’équipe du film, de nationalité ukrainienne, a depuis été enrôlée dans l’armée ou a émigré.

La sortie de « SHTTL », qui raconte les dernières 24 heures d’un village juif de l’actuelle Ukraine, un « shtetl », avant son invasion par l’Allemagne nazie, résonne aussi avec la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, qui se poursuit depuis le 7 octobre. « C’est le cinéma qui se confronte à la réalité politique », commente le réalisateur auprès de l’AFP.

Couronné par le Prix du public au Festival du film de Rome, le long-métrage est déjà sorti en Australie et en Ukraine.

Pour raconter l’opération Barbarossa – 1,5 million de Juifs assassinés par balles en URSS -, le réalisateur s’est concentré sur l’histoire d’un jeune ukrainien de retour dans son village d’origine. « Pour moi, la meilleure manière de montrer ce qui a été détruit c’est de montrer la vie, et pas la destruction », confie Ady Walter.

Les images, qui laissent apparaitre quelques séquences en couleurs dans une trame en noir et blanc, glissent peu à peu vers « un noir absolu » à mesure que la guerre s’approche du village.

Une histoire d’amour, sujet principal de « SHTTL », se mêle à un tiraillement entre modernité et tradition religieuse. « C’est une question très actuelle, celle de l’identité », explique son réalisateur, « ce n’est pas qu’un film historique ».

Le film, tourné presque entièrement en yiddish, témoigne néanmoins d’une volonté de restituer au mieux la réalité d’une époque où cette langue était alors parlée par près de 11 millions de personnes. Pour incarner les personnages, le réalisateur a réuni un casting international, dont l’un des acteurs a appris le yiddish avant le tournage.

Le titre du film est un hommage revendiqué à « La disparition », écrit entièrement sans la lettre « e » par l’écrivain français George Perec, dont la mère a été déportée à Auschwitz. « Avec SHTTL je voulais lui rendre hommage en effaçant une lettre, symbole de la disparition de mes personnages », écrit Ady Walter dans sa note d’intention.

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