Rechercher

Cinq blessés dans une fusillade en marge d’une fête de famille à Jisr az-Zarqa

Une adolescente et trois femmes font partie des blessés ; le chef de la Liste arabe unie parle d'une communauté "en état d'urgence"

Le village arabe de Jisr az-Zarka dans le nord d'Israël. (Crédit : Golf Bravo/Wikimedia)
Le village arabe de Jisr az-Zarka dans le nord d'Israël. (Crédit : Golf Bravo/Wikimedia)

Cinq personnes ont été blessées devant une maison de la ville de Jisr az-Zarqa samedi soir.

Trois femmes, âgées d’une vingtaine, d’une trentaine et d’une soixantaine d’années ont été blessées modérément. Une adolescente de 12 ans et un homme de 40 ans ont été, eux, légèrement blessés, d’après les services de secours. Ils ont tous été transportés à l’hôpital de Hadera.

La fusillade s’est produite en marge d’une fête de famille dans une maison de Jisr az-Zarqa, une ville balnéaire israélo-arabe au sud de Haïfa, a rapporté la police.

Les assaillants sont parvenus à fuir les lieux. Une enquête a été ouverte.

La fusillade est survenue alors que les responsables politiques arabes appellent à une plus grande intervention de la police et à la fin d’une violence rampante dans leurs communautés. Plusieurs manifestations d’ampleur ont été organisées ces derniers jours, dont un convoi de véhicules partis jeudi de Majd al-Krum, où une fusillade mortelle avait éclaté au début du mois, à destination de Jérusalem.

Réagissant à la fusillade samedi, Ayman Odeh, numéro un de la Liste arabe unie, a parlé sur Twitter d’une communauté « en état d’urgence ».

Le ministre de la Sécurité publique a promis jeudi de déployer 600 officiers de police supplémentaires et de consacrer des ressources à la lutte contre le crime organisé, mais les responsables de la communauté arabe réclament un plan d’action plus vaste.

« Quand le gouvernement ne prend pas la décision de mettre en place un plan pour éradiquer le crime et la violence, ce sont les vies d’enfants, de femmes et d’hommes qui sont en danger », a twitté Ayman Odeh samedi.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...