Coalition : Liberman met fin aux négociations, menace de rejoindre l’opposition
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Coalition : Liberman met fin aux négociations, menace de rejoindre l’opposition

Yisrael Beytenu dit que le chef du Likud doit accepter cinq exigences fondamentales, dont éradiquer le Hamas et l'adoption de la loi sur le service militaire des orthodoxes

Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, dirige une réunion du parti à la Knesset, le 13 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, dirige une réunion du parti à la Knesset, le 13 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a menacé de faire entrer son parti dans l’opposition lundi, en invoquant des divergences importantes avec le Likud lors des négociations de coalition, principalement sur des questions liées à la sécurité.

Liberman a déclaré qu’il ne poursuivrait plus les négociations, disant au Premier ministre Benjamin Netanyahu qu’il avait le choix entre accepter ses exigences ou risquer de renvoyer les Israéliens au urnes.

« Je n’ai plus l’intention de rencontrer personne. Ils connaissent nos exigences. S’ils le veulent, nous serons [dans la coalition], sinon nous irons dans l’opposition », a-t-il annoncé.

Netanyahu a besoin des cinq sièges d’Yisrael Beytenu pour former une coalition gouvernementale. Sans eux, ses autres partenaires potentiels ne lui donneront que 60 sièges sur les 120 de la Knesset.

M. Liberman a dit que le parti avait cinq exigences fondamentales qui doivent toutes être satisfaites : « C’est tout ou rien », a-t-il dit.

Les exigences :

Défaire le Hamas à Gaza plutôt que de chercher à conclure des accords avec lui

La présidence de la commission des Affaires intérieures de la Knesset

Aucun changement au projet de loi sur l’enrôlement des ultra-orthodoxes

La fin de la pratique du grand rabbinat d’exiger des tests ADN des immigrants russophones pour prouver leur judéité

Réformes des retraites

M. Liberman a noté que le parti Likud de Netanyahu avait déjà accédé à sa demande d’adopter dans les six mois une loi autorisant la peine de mort pour les personnes condamnées pour terrorisme. Il avait également accepté de donner à son parti les portefeuilles de la Défense et de l’Intégration des immigrants.

Mais il a dit qu’il n’accepterait pas d’être ministre de la Défense si Netanyahu annulait son plan de démantèlement du hameau bédouin de Khan al-Ahmar, et dont les pays européens ont demandé à Israël de ne pas détruire.

Et il a souligné que des divergences subsistaient sur les questions de sécurité concernant la bande de Gaza.

Liberman a démissionné de son poste de ministre de la Défense en novembre de l’année dernière après la décision de Netanyahu de demander un cessez-le-feu dans la bande après une série de violence à la frontière.

Il a également critiqué la dernière trêve de ce mois après que des centaines de roquettes ont été tirées sur Israël, disant qu’il serait un partenaire pour « éradiquer » le Hamas, pas pour « conclure des accords » avec celui-ci.

Une photo prise dans la ville de Gaza le 5 mai 2019 montre des tirs de roquettes sur Israël. (Mahmud Hams/AFP)

Nous ne pouvons pas accepter que le Hamas « renforce ses capacités », a-t-il dit.

En ce qui concerne son différend avec les partis ultra-orthodoxes au sujet du projet de loi réglementant l’enrôlement d’étudiants ultra-orthodoxes dans l’armée, M. Liberman a réitéré sa position selon laquelle il n’accepterait aucune modification du projet de loi actuel, qui a franchi l’étape de la première lecture à la Knesset.

Les partis ultra-orthodoxes ont fait savoir qu’ils ne se joindraient pas à la coalition si le projet de loi n’est pas modifié.

Le député Yisrael Eichler du parti Yahadout HaTorah, a attaqué le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman pour sa liste de revendications pour entrer dans la coalition – dont plusieurs qui s’opposent aux revendications des ultras orthodoxes.

« Liberman essaie de faire obstacle à un gouvernement de droite », a-t-il déclaré à la Knesset.

Il appelle – sérieusement ou non – à la tenue de nouvelles élections, affirmant que la droite a perdu de nombreux votes des partis qui n’ont pas atteint le seuil électoral.

« Si nous recommençons les élections et appelons à ne voter que pour ceux qui atteignent le seuil, nous n’aurons pas besoin d’être comme des mendiants sur le pas de la porte, donnant le ministère de la Défense à Liberman et imposant ses positions à la nation entière. »

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