Comité palestinien : Israël « essaie de tuer » les grévistes de la faim palestiniens
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Comité palestinien : Israël « essaie de tuer » les grévistes de la faim palestiniens

Le comité des Affaires des Prisonniers explique qu’Israël n’hospitalisera pas les sept détenus qui jeûnent depuis 40 jours

Maazouze, la mère de Mohammed Allaan, un prisonnier palestinien avait fait une grève de la faim à long terme, porte un portrait de son fils lors d'un rassemblement appelant à sa libération dans la ville israélienne de Beer Sheva, le 9 août 2015 (Crédit photo: Ahmad Gharabli / AFP)
Maazouze, la mère de Mohammed Allaan, un prisonnier palestinien avait fait une grève de la faim à long terme, porte un portrait de son fils lors d'un rassemblement appelant à sa libération dans la ville israélienne de Beer Sheva, le 9 août 2015 (Crédit photo: Ahmad Gharabli / AFP)

Le Comité de l’Autorité Palestinienne pour les Affaires des Prisonniers a accusé dimanche Israël « d’essayer de tuer » les sept prisonniers grévistes de la faim qui jeûnent depuis 40 jours.

Dans une déclaration citant l’agence de presse palestinienne Maan, le comité a déclaré qu’Israël a refusé ses demandes de transférer les sept, en détention administrative, vers un hôpital pour être soignés.

« Le gouvernement israélien épuise volontairement les prisonniers afin de les forcer à mettre un terme à leur grève de la faim en les privant d’un traitement médical et en les envoyant dans des quartiers de prison où des criminels sont détenus », lisait-on dans la déclaration.

Le comité des prisonniers de l’Autorité Palestinienne a soumis un appel d’urgence à la Haute Cour de Justice d’Israël, demandant à la cour de publier des ordres de transfert de prisonniers.

Un porte-parole du Service des Prisons d’Israël a déclaré à l’agence de presse que les prisonniers n’avaient pas été transférés vers des hôpitaux, ajoutant qu’ils étaient « seulement en [grève de la faim] depuis 30 jours, et qu’ils n’avaient pas besoin d’être transportés vers un hôpital jusqu’à 35 jours ».

Maan a affirmé qu’au moins cinq des grévistes de la faim ont commencé leur grève le 18 août, exactement 40 jours avant.

Les sept prisonniers ont perdu « toute énergie et toute force », a déclaré le comité, et consomment seulement de l’eau, refusant des vitamines ou tous les autres compléments.

La détention administrative est une forme d’arrestation sans procès souvent utilisée contre des suspects de sécurité considérés comme étant une menace mais contre qui les preuves sont insuffisantes en vue d’un procès.

« Les dirigeants d’Israël et les chefs de gangs israéliens étaient les premiers à supporter la détention administrative lors du Mandat britannique, et, à cette époque ils la dénonçaient, accusant le gouvernement britannique de violer leurs droits fondamentaux, a souligné le comité. Ensuite les dirigeants d’Israël ont été les premiers à appliquer les mêmes mesures aux Palestiniens ».

« Ceux qui affirment être victimes sont devenus des criminels de guerre et des pionniers dans la violation des droits du peuple palestinien », a-t-il ajouté.

Le mois dernier, Israël a suspendu la détention administrative du prisonnier Mohammad Allaan à la suite d’une grève de la faim de 66 jours dont les docteurs ont dit qu’elle avait causé de dommages au cerveau.

Un tribunal a ordonné de mettre un terme à la détention administrative d’Allaan, lié au Jihad islmaique, mais a été rapidement arrêté de nouveau après avoir été libéré de l’hôpital d’Ashkelon. Il a brièvement repris sa grève de la faim, mais y a mis un terme en raison de problèmes de santé.

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