Comment la famille de Margaret Thatcher a recueilli une fille juive autrichienne pendant la Shoah
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'N’hésitez jamais à faire ce que vous pouvez, parce que vous pourriez sauver une vie'

Comment la famille de Margaret Thatcher a recueilli une fille juive autrichienne pendant la Shoah

L'ex-Première ministre britannique était connue pour son amour pour les Juifs et pour Israël, qui semblerait prendre racine dans une expérience qui remonte à sa enfance

Margaret Thatcher avec Yitzhak Shamir à Jérusalem en 1986. (Crédit: Yossi Zamir/Flash90)
Margaret Thatcher avec Yitzhak Shamir à Jérusalem en 1986. (Crédit: Yossi Zamir/Flash90)

LONDRES – Le 21 juin 1939, Edith Mühlbauer a reçu une lettre d’une petite ville d’Angleterre qui allait sauver sa vie.

La vie de la jeune fille de 17 ans était une vie confortable. La famille Mühlbauer vivait sur Schubertsgasse, dans le quartier Alsergrund de Vienne, un quartier où de nombreux professionnels juifs – des médecins, des avocats, des hommes d’affaires et des banquiers, comme le père de Mühlbauer, s’étaient installés, à l’écart des juifs hassidiques non assimilés du ghetto de Leopoldstadt de l’autre côté du Danube.

Mais tout a changé près d’un an avant, le 12 mars 1938, quand la Wehrmacht a traversé la frontière, et, sans un tir, a occupé l’Autriche. En quelques jours, près de 70 000, dont de nombreux juifs, ont été raflés. Moins d’un mois plus tard, le premier convoi a pris la route de Dachau, à deux pas de la frontière allemande, près de Munich.

Les commerces juifs ont fait l’objet de boycott et les juifs devaient nettoyer les rues. Peu après, les lois de Nuremberg ont été appliquées en Autriche, les juifs ont été déchus de leur nationalité et de nombreuses professions leur ont été interdites.

Le pire était encore à venir, le 8 novembre 1938, la Nuit de Cristal, quand toutes les synagogues, à l’exception d’une seule, ont été brûlées. Les foules ont pris d’assaut les magasins juifs et les ont pillés. La police a réagi en arrêtant 8 000 juifs, dont 5 000 ont été envoyés à Dachau.

Pour les Mühlbauer et leurs amis juifs, la situation était désespérée. Durant cette époque tragique, Mühlbauer avait écrit à sa correspondante anglaise Muriel Roberts, pour lui demander si elle pouvait venir et s’installer chez elle. Muriel a montré la lettre à son père, Alfred, un épicier à la tête de deux boutiques. Le père de Mühlbauer a ensuite directement pris contact avec Alfred.

Des enfants scolarisés et autres amenés pour regarder brûler le mobiliers des synagogues lors de la nuit de Cristal à  Mosbach, en Allemagne (Crédit : Autorisation)
Des enfants scolarisés et autres amenés pour regarder brûler le mobiliers des synagogues lors de la nuit de Cristal à Mosbach, en Allemagne (Crédit : Autorisation)

La sœur de Muriel a raconté plus tard la réaction de la famille anglaise. « Nous n’avons ni le temps – nous devons gérer les magasins – ni les moyens ». Cependant, son père était disposé à aider. En tant que membre de son club Rotary, Alfred a lu l’appel des Mühlbauer devant le club. Les membres du club ont accepté de payer pour le voyage de Mühlbauer, de lui donner une guinée par semaine comme argent de poche et d’accueillir l’adolescente chez eux pendant un mois.

La lettre d’Alfred à Mühlbauer incluait un permis l’autorisant à faire une demande de visa pour se rendre en Angleterre. Avec sa machine à écrire, elle a immédiatement répondu : « Merci beaucoup de l’avoir envoyé. Je ne t’oublierai jamais de ma vie ».

Partagés entre la douleur et le soulagement de voir sa fille partir, Mühlbauer, a écrit : « même mes parents sont heureux que je puisse aller en Angleterre ». Elle a également demandé à Alfred ce que sa « chère famille » voudrait en cadeau. Est-ce que ses filles voudraient une « poche », un sac à main un allemand, et ce que la « chère épouse » d’Alfred voudrait.

La couverture de 'Margaret Thatcher The Honorary Jew' de Robert Philpot. (Autorisation)
La couverture de ‘Margaret Thatcher The Honorary Jew’ de Robert Philpot. (Autorisation)

Bien que son départ ait été retardé en raison du nombre important de personnes qui voulaient obtenir des visas pour la Grande-Bretagne, Mühlbauer a pris la route durant le mois d’avril 1939. Dans ses valises, deux sacs à main rouge, l’un pour Muriel, qui avait l’âge de Mühlbauer, et un second pour sa sœur, Margaret.

L’arrivée de Mühlbauer à Grantham, une ville provinciale, aussi différente de l’Europe centrale que possible, aura un effet considérable sur Margaret, qui près de 40 ans plus tard, franchira la porte du 10 Downing Street, en tant que première femme Premier ministre de Grande-Bretagne.

Bien qu’il ne soit pas aussi agressif que celui que Mühlbauer a laissé derrière elle, l’antisémitisme n’était pas inexistant dans les années 30 en Grande-Bretagne. En octobre 1932, un journal avait rapporté qu’au « moins neuf dixième des habitants des Îles britanniques auront une très mauvaise opinion d’une personne s’ils apprenaient qu’elle était juive ».

Les offres d’emplois dans les journaux étaient discriminatoires. On pouvait lire les mentions « ni juif ni homme de couleur ». Les Juifs se voyaient refuser l’entrée des clubs de sport. Les hôtels déclaraient « ne pas recevoir de juifs ». Au Parlement, les voix antisémites s’élevaient et s’opposaient à l’immigration des « étrangers juifs » qui « fuyaient » l’Allemagne pour la Grande-Bretagne.

L’antipathie à l’égard des nazis n’était pas aussi prononcée et passionnée qu’elle ne le sera après le début de la guerre. En mai 1934, le club Rotary de Roberts, à Grantham, a suivi une conférence du professeur H. Bose de l’université de Nottingham, après son voyage en Allemagne.

« La fille d’un épicier était davantage susceptible d’être antisémite que philosémite. »

« Tout le monde était nourri et blanchi », a-t-il raconté, et un passage de Mein Kampf montrait qu’Hitler était « très droit et sincère ».

Le club avait également écouté le propriétaire d’un cinéma qui s’était également rendu en Allemagne. Le titre de la conférence de J.A Campbell, « The Great Hitler » donnait une indication sur son contenu. À la même période, Oswald Mosley, dirigeant de la British Union of Fascists a attiré 1 000 personnes lors de sa visite à Graham dans le cadre d’une tournée de conférences. Comme l’a écrit Charles Dellheim plus tard, « la fille d’un épicier de la classe moyenne… était davantage susceptible d’être antisémite que philosémite ».

Oswald Mosley marche devant la milice des Chemises noires en train de saluer vers 1936. (Crédit : CC-SA 4.0/ Felipe cuesta)
Oswald Mosley marche devant la milice des Chemises noires en train de saluer vers 1936. (Crédit : CC-SA 4.0/ Felipe cuesta)

Mais Alfred Roberts semblait avoir une aversion pour le fascisme et une empathie à l’égard des Juifs inhabituelle pour l’Angleterre d’avant-guerre. Profondément religieux, il prêchait régulièrement à la chapelle méthodiste wesleyenne de Grantham, et était également conseiller municipal.

Bien qu’il ait élevé sa fille de façon provinciale et austère, il ne l’a pas isolée. Roberts l’avait encouragée et partageait son intérêt pour la politique et l’actualité, et emmenait la jeune Margaret à des conférences organisées par l’université de Nottingham.

Père et fille se rendaient une fois par semaine à la bibliothèque, où il l’encourageait à lire des livres « sérieux », comme Insanity Fair, de Douglas Reed, un reportage vivant du parcours de l’auteur dans l’Allemagne et l’Europe centrale des années 30, qui incluait des images des persécutions contre les juifs.

Shimon Peres et Margaret Thatcher, date inconnue (Crédit: Yaakov Saar/GPO)
Shimon Peres et Margaret Thatcher, date inconnue (Crédit: Yaakov Saar/GPO)

Sous l’insistance de son père, Margaret a également lu Guns and Butter, la critique fulgurante de l’apaisement de Robert Bruce-Lockhart. Et bien qu’Alfred ait interdit à sa fille de lire son propre exemplaire de Out of The night, dans lequel un communiste allemand parle de la violence sadique des nazis, Margaret le sortait de temps en temps de sa cachette.

En plus de ses lectures plus conventionnelles, le Daily Telegraph, la voix de la classe moyenne conservatrice et le Methodist Recorder, Roberts s’adonnait également au quotidien anti-fasciste, le Picture Post. Édité par un juif hongrois expatrié, Stefant Lorant, le magazine évoquait méticuleusement les persécutions des juifs et les atrocités nazies, tout en encourageant Winston Churchill, dont les positions anti-apaisement étaient restreintes à une élite de la politique britannique.

Comme s’en est souvenu sa fille, à l’inverse de la plupart des Britanniques conservateurs, Roberts refusait de se faire à l’idée que le général Francisco Franco devait être soutenu comme un rempart contre l’expansion du communisme.

Le dictateur espagnol Francisco Franco en 1930, neuf ans avant qu'il ne prenne le pouvoir (domaine public)
Le dictateur espagnol Francisco Franco en 1930, neuf ans avant qu’il ne prenne le pouvoir (domaine public)

« Nous ne savions que ce que nous pensions des dictateurs », a écrit Thatcher plus tard. En effet, comme elle l’a écrit dans ses mémoires, un vendredi soir, la jeune Margaret s’est disputée dans la file d’un restaurant après qu’un autre client a salué Hitler, pour avoir rendu aux Allemands leur respect, et – préoccupation première des Britanniques – avoir fait circuler les trains à l’heure. « Oh, elle est toujours en train d’argumenter », avait plaisanté le propriétaire des lieux.

Alfred Roberts était donc au courant de la souffrance endurée par les Juifs d’Europe et été préparé à répondre à un appel à l’aide. Mais malgré sa gentillesse, Mühlbauer a eu du mal à s’installer chez les Roberts. La maison que la famille habitait, au-dessus de leur magasin était « très petite, sans confort moderne », selon Margaret, qui reflétait, selon l’historien John Campbell, « la parcimonie et le puritanisme » de Roberts, plutôt que ses finances.

La ville de la famille s’organisait autour du magasin et de l’église. On récitait les grâces avant les repas, les filles se rendaient jusqu’à 4 fois par dimanche à la chapelle, et les danses, jeux et fêtes étaient proscrits.

« Nous n’avions pas de vraie salle de bains à cette époque », avait écrit, puis ajouté, au sujet de Mühlbauer, « elle était habituée à mieux ».

Sa sœur Muriel approuvait. Mühlbauer était « une gentille fille » avec une « superbe garde-robe », qui laissait comprendre qu’elle était « bien lotie en Autriche ». Les promenades familiales dominicales dans la campagne n’attiraient pas non plus Mühlbauer. « Mes chaussures vont s’abîmer », disait-elle, se souvient Muriel.

« Nous n’avions pas de vraie salle de bains à cette époque. »

Quand Mühlbauer a confié à un ami qu’elle avait trouvé la maison des Roberts « répressive », Alfred craignit que la « jeune fille très mûre de 17 ans », comme on se souvient d’elle à Grantham, soit une mauvaise influence pour ses filles. Ses craintes n’étaient pas infondées : Mûhlbauer fumait, sortait, flirtait avec les garçons du coin. Elle était « très sophistiquée », avait raconté un petit-ami rencontré en ville. Quand il l’a vue regarder par la fenêtre depuis sa chambre, Roberts a confié à un ami qu’il craignait que Mühlbauer soit « l’une de ces filles d’Amsterdam ».

Mühlbauer n’est probablement restée qu’une quinzaine de jours chez lez Roberts, avant de s’installer chez une autre famille de Gratham. Cependant, elle a tissé une affection particulière pour Roberts. « Je vais souvent marcher pour voir votre cher père Mr Roberts », avait écrit Mühlbauer à Muriel.

« Si j’étais restée à Vienne, ils m’auraient tuée. »

Ce n’est que plus tard que Mühlbauer comprendra l’impact des actions de Roberts.

Un journaliste avait retrouvé Mühlbauer au Brésil, après le mandat de Thatcher, et elle avait déclaré. « Si Muriel m’avait dit ‘désolée, mais mon père a dit non’, je serais restée à Vienne et ils m’auraient tuée ».

Ce n’étaient pas des paroles en l’air. Peu après son départ, les parents de Mühlbauer ont pu prendre la fuite, mais ses tantes et oncles ont été assassinés par les nazis.

« Que peut faire une seule personne ? », avait affirmé Thatcher. « C’est une question que les gens posent souvent. N’hésitez jamais à faire ce que vous pouvez, parce que vous pourriez sauver une vie ».

Le Premier ministre Shimon Peres et son homologue britannique Margaret Thatcher dans un bus dans le Néguev, pendant une visite d'Etat officielle en Israël en 1986. (Crédit : Herman Chanania/GPO)
Le Premier ministre Shimon Peres et son homologue britannique Margaret Thatcher dans un bus dans le Néguev, pendant une visite d’Etat officielle en Israël en 1986. (Crédit : Herman Chanania/GPO)

Il est quasiment impossible que Margaret ait rencontré d’autres juifs avant Mühlbauer. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi elle l’a surement perçue comme quelqu’un de séduisant. Un photographe contemporain aurait montré une femme attirante, avec une chevelure foncée et du rouge à lèvres. Thatcher la décrivait comme « grande, magnifique, bien habillée, et clairement de famille nantie ».

Mais Thatcher ne se souvenait pas uniquement de cette sophistication.

« Elle nous a dit ce que c’était de vivre en tant que Juive dans un régime antisémite, » avait-elle raconté. « Une chose m’est toujours resté à l’esprit : Les Juifs, disait-elle, avaient été créés pour nettoyer les rues ».

Thatcher s’était souvenue d’un « choc absolu ».

« Vous savez, vous entendez beaucoup de choses terribles mais elles ne vous arrivent jamais… » avait-elle écrit. « Que cela ait pu arriver en Europe, un continent qui a connu les sentiments les plus profonds de la religion, qui a été le berceau de la civilisation, qui a connu toutes les cultures. Puis je me suis souvenue que quelqu’un m’avait dit : ‘Vous savez, la cruauté et la culture peuvent s’assembler’. Ces choses qu’il ne nous était jamais arrivé de lire. Et qui venaient s’inviter dans notre maison ».

Le photographe Harry Borden avait pris cette photographie emblématique de l'ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher alors qu'elle était en rendez-vous avec  Time magazine en 2006. (Harry Borden/via JTA)
Le photographe Harry Borden avait pris cette photographie emblématique de l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher alors qu’elle était en rendez-vous avec Time magazine en 2006. (Harry Borden/via JTA)

La communauté juive britannique n’a eu que peu d’admirateurs, ou Israël d’ami plus proche, que Thatcher. Pendant trente ans, elle a représenté Finchley, avec sa large population juive, au Parlement.

« Mon ami, ils étaient de bons citoyens », avait-elle déclaré à un biographe. Elle n’avait jamais, avait-elle établi, vu un Juif arriver à une permanence de sa circonscription dans un état de « pauvreté ou de désespoir. Leur propre communauté avait toujours su prendre soin d’eux ».

Ces mots viennent souligner la connexion entre les valeurs méthodistes instillées chez Thatcher par son père – responsabilité individuelle et autonomie, éthique du travail, obligation morale de s’améliorer soi-même et de rendre aux autres – et également confortées par ceux qu’il lui avait été donné de rencontrer dans les synagogues et sur les seuils des portes de Finchley.

« Cela a à voir avec mon éducation méthodiste », avait-elle expliqué au Premier ministre israélien de l’époque Menachem Begin, en évoquant son profond respect non simplement pour le judaïsme mais de ce qu’elle appelait également le « mode de vie juif ». « Le méthodisme, cela veut dire la méthode. Cela signifie s’accrocher à nos principes, nous dévouer, triompher face à l’adversité, la vénération de l’éducation – les qualités que vous, les Juifs, avez toujours chéries ».

Comme l’avait dit Lord David Young, l’un des six Juifs qui devaient se mettre plus tard au service de son cabinet :

« Elle était judéophile ».

‘Le méthodisme, cela veut dire la méthode. Cela signifie s’accrocher à nos principes’

Les Juifs conservateurs – qui furent une espèce rare mais qui, sous sa direction, sont devenus de plus en plus nombreux dans le parti et dans le pays, devaient contribuer à son ascension. Sir Keith Joseph, le Tory juif le plus important de sa génération et Sir Alfred Sherman, jeune communiste plein de fougue qui devait devenir plus tard un évangéliste ardent de l’économie de marché, lui ont servi de garde prétorienne durant la longue marche vers Downing Street et ont été les architectes de ce qui a été connu plus tard sous le nom de « Thatchérisme ».

Tandis que les leaders chrétiens avaient hésité devant sa tentative de relier son projet politique à ses croyances religieuses, elle avait trouvé un allié dans le Grand rabbin, Immanuel Jakobovits. « Oh ! Combien souhaiterais-je que nos propres hommes d’église prennent exemple sur votre rabbin », avait-elle dit à Begin alors qu’elle saluait son « engagement inspirant envers les vertus passées de mode ».

Robert Philpot, auteur de ‘Margaret Thatcher the Honorary Jew.’ (Autorisation)
Robert Philpot, auteur de ‘Margaret Thatcher the Honorary Jew.’ (Autorisation)

En tant que Première ministre, Thatcher n’avait pas toujours partagé les points de vue de Begin ou de Yitzhak Shamir, mais son engagement envers Israël – un oasis de démocratie à ses yeux – n’avait jamais été remis en doute. Il s’était symbolisé dans la visite qu’elle avait faite au sein de l’Etat juif en 1986 – la toute première effectuée par un Premier ministre en exercice.

Ces associations avaient rapidement attiré l’attention des médias.

« Le judaïsme », avait écrit un journal en 1986, approbateur, est devenu « la nouvelle philosophie du Royaume-Uni sous Thatcher », tandis qu’un autre commentateur avait déclaré que la Première ministre, « dans un certain sens, est une Juive honoraire elle-même ».

Les cyniques, bien sûr, avaient souligné le « Facteur Finchley » et l’appui apporté par le « vote juif » à Thatcher. Mais la racine de sa détestation, au cours de toute sa vie, de l’antisémitisme, qui s’était plus tard transformée en une admiration pour les Juifs et les valeurs juives, allait bien au-delà de cela.

Et en effet, les graines en avaient été semées par l’arrivée d’une jeune femme réfugiée d’une grande beauté, venue d’Autriche à Gratham, à la veille de la déclaration de guerre.

Cet essai est un extrait condensé du livre de Robert Philpot : « Margaret Thatcher, The Honorary Jew: How Britain’s Jews Helped Shape the Iron Lady and Her Beliefs, » (Margaret Thatcher, la Juive honoraire : Comment les juifs du Royaume-Uni ont forgé la dame de fer et ses croyances).

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