Comptes Instagram bloqués pour plusieurs chefs des Gardiens de la Révolution
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Comptes Instagram bloqués pour plusieurs chefs des Gardiens de la Révolution

Le réseau social a affirmé faire le nécessaire pour se mettre en conformité avec la "législation américaine sur les sanctions"

L'application Instagram sur smartphone. (Crédit : Pixabay)
L'application Instagram sur smartphone. (Crédit : Pixabay)

Plusieurs commandants des Gardiens de la Révolution iraniens ont vu leur compte Instagram bloqué, a rapporté mardi le site d’information Tabnak, alors que le réseau social affirme faire le nécessaire pour se mettre en conformité avec la « législation américaine sur les sanctions ».

Les Etats-Unis ont annoncé le 8 avril avoir placé les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, sur leur liste des « organisations terroristes étrangères ».

Selon Tabnak, les comptes Instagram de plusieurs commandants ou anciens commandants de ce corps ont été bloqués mardi.

Le site, proche des conservateurs, mentionne notamment les noms du général de division Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens, du général de division Mohammad Baghéri, issu des Gardiens et aujourd’hui chef d’état-major des forces armées iraniennes, du général de division Ghassem Soleimani, chef de la Force Qods, la branche chargée des opérations extérieures des Gardiens.

Tabnak cite également le général de brigade Mohammad Pakpour, commandant de la force terrestre des Gardiens ainsi que Mohsen Rezaï, ancien commandant en chef des Gardiens, aujourd’hui secrétaire du Conseil de discernement, un poste clé du système politique iranien.

Le commandant des Gardiens de la Révolution islamique, le général Qassem Soleimani, (au centre), lors d’une réunion avec le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, et les commandants des Gardiens de la révolution à Téhéran, en septembre 2016 (Crédit : Office of the Iranian Supreme Leader via AP)

En voulant consulter le compte Instagram du général Soleimani, vu la semaine précédente, un journaliste de l’AFP a reçu mardi un message d’erreur indiquant que la page n’était « pas disponible » et qu’elle avait « peut-être été retirée ».
Interrogé par l’AFP, un porte-parole d’Instagram a déclaré : »Nous fonctionnons sous la contrainte de la législation américaine sur les sanctions ».

« Nous travaillons avec les autorités gouvernementales d’une manière adéquates pour nous assurer que nous respectons nos obligations légales, notamment celles relatives à la récente désignation » des Gardiens iraniens comme « organisation terroriste étrangère », a ajouté le porte-parole sans plus de précisions.

Sans faire référence explicitement à cette affaire, le ministre des Télécommunications iranien, Mohammad-Javad Azari Jahromi a écrit dans la soirée sur son compte Twitter :  » Quand vous arrachez la langue d’un homme, vous ne prouvez en rien qu’il s’agit d’un menteur, mais vous dites simplement au monde entier que vous avez PEUR de ce qu’il pourrait dire ».

Du fait du blocage des réseaux sociaux Facebook et Twitter ou encore de la messagerie Telegram par les autorités de Téhéran, le site de partage de photos et de vidéo Instagram est le seul des grands médias sociaux étrangers accessibles en Iran sans avoir à recourir à un VPN (virtual private network) ou réseau privé virtuel en français: logiciel permettant de contourner la censure).

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