Corbyn n’assistera pas au dîner du centenaire de Balfour avec Netanyahu
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Corbyn n’assistera pas au dîner du centenaire de Balfour avec Netanyahu

Emily Thornberry ira au dîner en l’absence du dirigeant du Labour ; l’ambassadeur israélien dénonce les opposants “extrémistes” à la déclaration

Jeremy Corbyn après sa réélection à la tête du Labour britannique, pendant la conférence du parti à Liverpool, le 24 septembre 2016. (Crédit : Oli Scarff/AFP)
Jeremy Corbyn après sa réélection à la tête du Labour britannique, pendant la conférence du parti à Liverpool, le 24 septembre 2016. (Crédit : Oli Scarff/AFP)

Jeremy Corbyn, le dirigeant du Labour britannique, aurait décliné une invitation au dîner organisé cette semaine à Londres avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour célébrer le 100e anniversaire de la Déclaration Balfour, qui promettait le soutien du Royaume-Uni à un foyer national juif.

Même si aucune raison n’a été donnée à la décision de Corbyn, annoncée par l’édition du Times de dimanche, le dirigeant travailliste est un fervent critique d’Israël, et a été accusé de tolérer l’antisémitisme dans les rangs de son parti.

En son absence, Corbyn a demandé à Emily Thornberry, chargée des Affaires étrangères du cabinet fantôme, selon l’article, rappelant un incident similaire du mois dernier. Il avait envoyé Thornberry pour le représenter à une conférence des Amis d’Israël du Labour.

Thornberry avait dit à ce moment que Corbyn ne pouvait pas être présent car il devait préparer son discours. Il avait cependant été vu à un autre évènement du parti organisé ce soir-là.

L'ambassadeur d'Israël au Royaume-Uni, Mark Regev, sur la BBC, le 1er mai 2016. (Crédit : capture d'écran BBC)
L’ambassadeur d’Israël au Royaume-Uni, Mark Regev, sur la BBC, le 1er mai 2016. (Crédit : capture d’écran BBC)

Tout en refusant de s’exprimer en particulier sur la décision de Corbyn, l’ambassadeur d’Israël au Royaume-Uni a déclaré que les opposants à la Déclaration Balfour étaient des « extrémistes. »

« Ceux qui s’opposent à la Déclaration Balfour se montrent comme les extrémistes qu’ils sont », a dit Mark Regev au Times.

Il a également dit qu’une « minorité bruyante » d’étudiants et de professeurs britanniques continuent à s’opposer à l’existence d’Israël 70 ans après la fondation du pays, tout en ajoutant que le « Royaume-Uni était du bon côté de l’Histoire » en soutenant l’Etat juif.

Dans la Déclaration Balfour signée le 2 novembre 1917, Arthur Balfour, alors secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni, dit au dirigeant britannique juif Walter Rothschild que le gouvernement de Sa Majesté « voit favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. »

Avant le centenaire, la Première ministre britannique Theresa May a indiqué la semaine dernière que le Royaume-Uni célèbrerait « avec fierté » son rôle dans la création de l’Etat d’Israël et le 100e anniversaire de la déclaration.

Lord Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni en 1917, et le texte de la déclaration qui porte son nom et soutient l'établissement d'un foyer national juif en Palestine. (Crédit : Domaine public/Wikipédia)
Lord Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni en 1917, et le texte de la déclaration qui porte son nom et soutient l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. (Crédit : Domaine public/Wikipédia)

Alors qu’Israël et le Royaume-Uni se sont préparés à célébrer l’anniversaire, les responsables palestiniens ont renforcé leurs appels à Londres pour que le gouvernement britannique retire son soutien à un foyer juif dans la région de l’ancien mandat, affirmant que la terre n’appartenait pas au Royaume-Uni et qu’il n’avait par conséquent pas le droit de la promettre au mouvement sioniste.

« Les Palestiniens ont besoin que le Royaume-Uni reconnaisse d’abord et avant tout sa responsabilité historique et s’excuse », avait écrit Saeb Erekat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine, dans un article publié par Newsweek.

Il avait égaiement appelé Londres à reconnaître l’état palestinien et « sa responsabilité, et s’engage à protéger et faire progresser les droits politiques, civiques et nationaux du peuple palestinien. »

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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