Coronavirus : la Syrie annonce une série de mesures préventives
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Coronavirus : la Syrie annonce une série de mesures préventives

Les cinq pays riverains de la Syrie - Irak, Turquie, Liban, Jordanie et Israël - ont tous enregistré des cas, et parfois des décès, alors que Damas n'en signale aucun

Le Premier ministre syrien Imad Khamis écoute le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, lors d'une réunion à Téhéran, Iran, mardi 17 janvier 2017 (Crédit : AP / Ebrahim Noroozi)
Le Premier ministre syrien Imad Khamis écoute le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, lors d'une réunion à Téhéran, Iran, mardi 17 janvier 2017 (Crédit : AP / Ebrahim Noroozi)

Les autorités syriennes ont annoncé vendredi une série de mesures pour prévenir une éventuelle propagation du coronavirus dans ce pays en guerre où aucun cas n’a pour le moment été officiellement signalé, selon l’agence officielle syrienne Sana.

A l’issue d’une réunion gouvernementale présidée par le Premier ministre Imad Khamis, les autorités ont annoncé la « fermeture des écoles, des universités et des instituts techniques privés et publics à partir du 14 mars jusqu’au 2 avril », a rapporté Sana.

Elles ont aussi annoncé l’ « arrêt de toutes les activités scientifiques, culturelles, sociales et sportives » dans le pays ainsi que « l’interdiction des chichas dans les cafés et les restaurants ».

Le nombre de fonctionnaires sera réduit à 40 % des effectifs actuels, et leurs horaires seront limités, de 09H00 et 14H00, ont-elles ajouté.

Deux centres de quarantaines seront aménagés et équipés dans chacune des provinces du pays, a annoncé le gouvernement, alors que la Syrie en guerre n’a fait état d’aucun décès ou cas d’infection avéré par le coronavirus.

Vendredi, le ministère syrien de la Santé a ainsi affirmé qu’il n’existait pas de cas de l’épidémie Covid-19 dans le pays, selon Sana.

Ces démentis réitérés ont suscité le doute, notamment sur les réseaux sociaux, d’autant que les cinq pays riverains de la Syrie – Irak, Turquie, Liban, Jordanie et Israël – ont tous enregistré des cas, et parfois des décès, en raison du nouveau coronavirus.

La ville rebelle de Muhambal,dans la province d’Idleb, le 4 septembre 2018, ravagée après une frappe attribuée à la Russie. (Crédit : AFP / OMAR HAJ KADOUR)

Le risque d’une propagation du virus est particulièrement préoccupant à Idleb, région du nord-ouest syrien ayant fait l’objet ces derniers mois d’intenses bombardements du régime et de son allié russe contre l’ultime grand bastion rebelle et jihadiste du pays.

Près d’un million de personnes ont été déplacées depuis décembre par cette offensive, suspendue le 6 mars par un cessez-le-feu russo-turc.

Les infrastructures médicales, ravagées après neuf ans de guerre, ont été ciblées lors des bombardements.

Dans l’ensemble du pays, le « système de santé fragile pourrait ne pas être en mesure de détecter et de répondre » à une épidémie, a prévenu dimanche auprès l’AFP un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Hedinn Halldorsson.

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