Damas accuse Israël d’un raid contre un aéroport militaire utilisé par l’Iran
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Damas accuse Israël d’un raid contre un aéroport militaire utilisé par l’Iran

L'agence d’État syrienne a déclaré que des défenses aériennes ont été déployées pendant l'attaque contre la base T-4 ; 3 morts rapportés par l'OSDH

Photo publiée par les médias iraniens montrant la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie après un tir de missiles lundi 9 avril 2018 (médias iraniens)
Photo publiée par les médias iraniens montrant la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie après un tir de missiles lundi 9 avril 2018 (médias iraniens)

La Syrie a accusé Israël d’avoir mené une frappe aérienne sur une base militaire située à proximité de Homs, tard dans la nuit de mardi, – un raid qui aurait tué trois combattants des milices pro-iraniennes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’agence d’État SANA a indiqué que les missiles utilisés par les avions n’avaient entraîné que des dégâts limités sur la base aérienne T-4, qui serait utilisée par les forces iraniennes et des milices chiites alliées. Mais selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), la frappe a « détruit un bâtiment en construction près de l’aéroport, un dépôt de munitions et deux véhicules militaires des forces iraniennes ».

« Nos défenses aériennes ont immédiatement intercepté les missiles hostiles et en ont abattu un certain nombre. Quatre missiles ont atteint la zone visée et n’ont causé que des pertes matérielles », d’après l’agence de presse d’État qui a cité une source militaire.

L’agence a précisé que les appareils venaient de la région d’al-Tanf, dans l’est de la Syrie.

Ne réagissant habituellement pas à ses opérations menées à l’étranger, l’armée israélienne n’a pas commenté ces informations.

La frappe présumée est survenue dans un cadre de fortes tensions dans la région après l’assassinat du chef des forces al-Qods, Qassem Soleimani, dans une frappe de drone américaine, au début du mois.

Des piétons passent devant des affiches du général des Gardiens de la révolution iraniens Qassem Soleimani, qui a été tué en Irak lors d’une attaque de drones américains vendredi, sur la place Tajrish dans le nord de Téhéran, en Iran, jeudi 9 janvier 2020. (AP Photo/Vahid Salemi)

Soleimani était considéré comme l’architecte du projet iranien d’ancrage en Syrie, qu’Israël considère comme une menace et a juré de déjouer.

Une évaluation réalisée par les renseignements militaires et transmise cette semaine au gouvernement a indiqué que la disparition de Soleimani pouvait donner à l’État juif une opportunité de réduire ou d’arrêter l’enracinement de l’Iran en Syrie et ailleurs.

Par le passé, la Syrie a accusé Israël d’avoir mené des raids multiples visant la base T-4 – appelée également Tiyas – et située entre les villes de Homs et de Palmyre.

La Tiyas, ou T-4, une base aérienne, à proximité de la ville syrienne de Palmyre, qu’Israël prétend être utilisée par l’Iran et sa Force al-Qods (Capture d’écran / Wikimapia)

Les responsables israéliens de la Défense clament que la base est utilisée par les forces iraniennes dans le cadre des efforts livrés par la République islamique de s’implanter militairement en Syrie.

Au mois de février 2018, un avion israélien avait été abattu lors d’une attaque sur cette base au cours de tensions avec les forces soutenues par l’Iran, un cycle de violences qui avait duré vingt-quatre heures.

Au mois d’avril de cette année-là, Israël avait encore une fois pris la base pour cible afin de détruire un système anti-aérien iranien qui venait d’y être livré, tuant au moins sept membres de milices iraniennes.

Israël avertit de manière répétée que le pays ne permettra pas à l’Iran d’établir une présence militaire permanente en Syrie et être prêt à passer à l’action militaire pour l’empêcher.

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