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De nouveaux dons pour l’Unrwa « pas suffisants »

L'agence de l'ONU, presque entièrement financée par des aides volontaires, "est au bord de l'effondrement financier", a estimé Antonio Guterres

Un élève palestinien passe devant l'aide humanitaire de l'Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) et de l'USAID, le 6 juin 2010, dans le camp de réfugiés de Shatie, dans la ville de Gaza. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, File)
Un élève palestinien passe devant l'aide humanitaire de l'Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) et de l'USAID, le 6 juin 2010, dans le camp de réfugiés de Shatie, dans la ville de Gaza. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, File)

L’agence controversée de l’ONU responsable de l’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) a récolté vendredi un peu plus de 100 millions de dollars lors d’une conférence des donateurs, un montant « pas suffisant » pour continuer ses missions à partir de septembre.

En janvier, l’agence, qui avait levé 1,2 milliard l’an dernier, avait lancé un appel de 1,6 milliard de dollars pour 2023, dont la majorité (848 millions) pour le financement de services de base tels que les centres de santé et les 700 écoles qu’elle gère, et le reste pour des opérations d’urgence à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, en Syrie et au Liban.

Mais l’Unrwa, presque entièrement financée par des contributions volontaires, « est au bord de l’effondrement financier », a insisté à l’ouverture de la conférence vendredi matin le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, dans un discours lu par un de ses représentants.

« A des besoins en hausse répondent des fonds qui stagnent » et « certains des donateurs les plus importants et les plus fiables ont récemment indiqué à l’Unrwa qu’ils pourraient réduire leurs contributions », a-t-il déploré.

La conférence a permis de récolter vendredi 107,2 millions de dollars de nouveaux dons, portant le total à 812,3 millions, a annoncé l’Unrwa dans un communiqué, soulignant que ce n’était « pas suffisant pour couvrir les besoins financiers à partir de septembre ».

« Bien que nous soyons reconnaissants des promesses annoncées, elles sont en dessous de ce dont l’agence a besoin pour garder ouvertes à partir de septembre les 700 écoles de l’Unrwa et les 140 cliniques », a alerté son commissaire général Philippe Lazzarini, qui a à nouveau évoqué le risque d’une « implosion » de l’agence.

Illustration : Sur cette photo du 26 mai 2019, un enseignant supervise pendant que des écoliers palestiniens passent un examen final lors du dernier jour de l’année scolaire, à l’école de garçons UNRWA Hebron, dans la ville d’Hebron en Cisjordanie. (AP Photo/Nasser Nasser)

Soulignant les problèmes budgétaires chroniques, il a plaidé pour des « solutions à long terme » pour financer l’agence.

« Cela ressemble à un disque rayé, mais ça continue, la crise est réelle, elle s’accentue et notre capacité à se débrouiller comme on peut arrive à son terme, lentement mais sûrement », avait-il déclaré lors d’une conférence de presse jeudi, comparant l’agence à un bateau en train de couler.

Il avait notamment appelé les pays arabes, dont les contributions « ont largement diminué ces dernières années », à « mettre en accord soutien politique et ressources ».

Quelque 5,9 millions de réfugiés palestiniens sont enregistrés auprès de l’Unrwa, créée en 1949. Au-delà des écoles et des cliniques, l’agence fournit également une aide alimentaire à plus de 1,7 million de Palestiniens, en majorité dans la bande de Gaza.

A LIRE : Le problème avec l’UNRWA

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