Des activistes de Standing Together manifestent devant le siège de Hatzionout HaDatit
Le parti de Bezalel Smotrich accuse les manifestants d’avoir tenté de pénétrer dans ses locaux les "mains ensanglantées" ; l’organisation dénonce son soutien aux avant-postes illégaux
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Le parti HaTzionout HaDatit du ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé mercredi que la police avait dispersé des « activistes d’extrême gauche » qui manifestaient en matinée devant le siège de la formation d’extrême droite à Shoham.
Les manifestants, affiliés à l’organisation Standing Together, qui prône la coexistence entre Juifs et Arabes et a récemment lancé un nouveau parti politique arabo-juif, Makom Lekulanu (« Une place pour nous tous »), auraient tenté de « pénétrer de force » dans les locaux, « les mains ensanglantées » et en criant : « Les Arabes veulent vivre », selon un premier communiqué de HaTzionout HaDatit. Le parti a ajouté que son personnel était « coincé à l’intérieur » et avait reçu pour consigne de ne pas quitter les bureaux.
Des vidéos diffusées par le parti montrent des manifestants vêtus de t-shirts blancs maculés de ce qui semble être de la peinture rouge, assis devant les portes vitrées des bureaux, scandant des slogans et levant des mains couvertes de peinture rouge.
Dans un communiqué, la police a indiqué que des agents étaient arrivés sur les lieux en quelques minutes, mais que les manifestants étaient déjà partis.
« La police israélienne ne tolérera ni l’incitation à la violence, ni la violence, ni aucune violation de la loi sous couvert d’une manifestation », a-t-elle déclaré.
Religious Zionism party shares footage of what it says are protesters with hands painted blood red outside party headquarters pic.twitter.com/VqtFRdnM35
— Sam Sokol (@SamuelSokol) August 5, 2026
HaTzionout HaDatit a toutefois indiqué que les manifestants avaient quitté les lieux à l’arrivée de la police. Le parti a imputé la responsabilité de cet incident aux dirigeants du bloc d’opposition anti-Netanyahu.
« Nous exigeons que la police ouvre une enquête sur cet incident et garantisse la sécurité des membres du personnel du parti. La violence n’a pas sa place dans l’arène politique », a déclaré HaTzionout HaDatit, appelant les figures de l’opposition Gadi Eisenkot, Naftali Bennett et Chili Tropper à « condamner la violence de l’extrême gauche, alimentée par l’incitation à la haine contre les habitants des implantations ».
Dans une publication sur X, Standing Together a expliqué que ses membres s’étaient rendus au siège du parti HaTzionout pour dénoncer ce qu’elle qualifie de soutien du parti aux violences commises contre les Palestiniens.
« Nous sommes arrivés ce matin au siège du parti HaTzionout HaDatit, un parti qui transfère des fonds et soutient les activités des fermes terroristes en Cisjordanie. Le ministre des Finances Smotrich transfère l’argent des citoyens israéliens pour financer les actes terroristes commis par des habitants des implantations, qui incendient des villages, dépossèdent et expulsent des habitants de leurs terres et de leurs maisons, et hypothèque notre avenir », a écrit l’organisation.
« Les Palestiniens sont les victimes de cette politique, mais nous le sommes aussi, nous, citoyens d’Israël. Avec notre argent, ils financent le terrorisme au lieu de veiller sur notre bien-être. Nous ne cesserons pas de nous battre tant que ces fermes n’auront pas été démantelées et que ce terrorisme n’aura pas pris fin. Jusqu’à ce que la paix israélo-palestinienne soit rétablie », ajoute le communiqué.
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