Enquêtes pour corruption: des alliés de Netanyahu auraient témoigné
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Enquêtes pour corruption: des alliés de Netanyahu auraient témoigné

Les ministres du Likoud, Yariv Levin et Ze’ev Elkin, se sont rendus au siège de la police anti-fraude. Parallèlement, les avocats de Sara Netanyahu vont démissionner

Benjamin Netanyahu et Arnon Mozes (Image composite: Flash90)
Benjamin Netanyahu et Arnon Mozes (Image composite: Flash90)

Les deux principaux alliés politiques de Benjamin Netanyahu ont témoigné vendredi dans une enquête de corruption impliquant le Premier ministre, selon la télévision israélienne.

D’après les informations de Hadashot TV, les ministres du Likoud, Yariv Levin et Ze’ev Elkin, ont été convoqués au siège de la police anti-fraude pour un entretien avec les enquêteurs, alors que Benjamin Netanyahu était interrogé pour la 12e fois.

C’est la deuxième fois que ces deux hommes témoignent dans l’affaire 2000, a précisé la chaîne.

L’affaire concerne un accord présumé illicite entre Netanyahu et l’éditeur du journal israélien Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes. Un accord qui prévoyait d’affaiblir un quotidien rival, Israel Hayom, soutenu par Sheldon Adelson, en échange d’une couverture médiatique plus favorable par le Yedioth.

Benjamin Netanyahu et Arnon Mozes (Image composite: Flash90)

Elkin et Levin sont des alliés politiques importants de Netanyahu. Ils ont tous deux déjà exercé les fonctions de président de la coalition, dont le rôle est de faciliter l’adoption de lois à la Knesset et de discipliner la coalition.

Levin était président de la coalition en 2014 lorsqu’un projet de loi visant à supprimer les quotidiens gratuits tels qu’Israel Hayom a été proposé à la Knesset et approuvé par un vote préliminaire. Netanyahu s’était publiquement opposé au projet de loi à l’époque et avait déclaré avoir dissous le dernier gouvernement à cause de ce projet de loi, ce qui avait déclenché de nouvelles élections.

Outre l’affaire 2000, les médias israéliens ont expliqué que le Premier Ministre a également été interrogé dans l’affaire 1000, le présumé
« scandale des cadeaux », dans lequel il est soupçonné d’avoir
« systématiquement » exigé des faveurs dont la valeur avoisine le million de shekels (230 000 euros) de la part de milliardaires, dont Arnon Milchan et le magnat de l’hôtellerie James Packer, en échange de faveurs.

La police a recommandé l’inculpation dans les deux cas.

La police interroge peut-être aussi Netanyahu sur une troisième affaire, connue sous le nom d’affaire 4000, dans laquelle il est soupçonné d’avoir dispensé des faveurs en l’échange d’une couverture médiatique positive.

Après l’interrogatoire, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué affirmant qu’il a coopéré avec la police et a qualifié ces enquêtes d’infondées.

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