Des anciens de 8200 gagnent un appel d’offre pour promouvoir les femmes en R&D
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Des anciens de 8200 gagnent un appel d’offre pour promouvoir les femmes en R&D

Le programme Woman2Woman de l’Association des anciens de l'unité 8200, lancé il y a 6 ans pour promouvoir les femmes dans la R&D, est soutenu par Microsoft, Dell, Salesforce

Illustration: une femme travaille dans un laboratoire. (Anyaivanova; iStock by Getty Images)
Illustration: une femme travaille dans un laboratoire. (Anyaivanova; iStock by Getty Images)

Le programme Woman2Woman lancé par des diplômés de l’unité 8200, unité d’élite technologique de l’armée israélienne, s’apprête à former des femmes pour des postes de recherche et de développement dans l’industrie technologique en plein essor dans le pays.

Le programme Woman2Woman de l’Association des alumni 8200 a été lancé il y a six ans avec pour but de promouvoir les femmes sur le marché du travail. Le programme a remporté un appel d’offre publié par l’Autorité israélienne pour l’innovation, l’organe national en charge d’établir les politiques technologiques de la nation et de promouvoir l’écosystème technologique, pour piloter un projet qui va former des femmes pour des postes de développement, tel que la programmation de logiciels, la recherche dans les technologies de la finance et dans la biotechnologie, pendant l’année à venir, et pour les aider à intégrer cette industrie.

Le projet va être géré en collaboration avec des entreprises technologiques telles que le centre de développement de Microsoft en Israël, Salesforce, Dell et General Motors.

Les femmes ont tendance à abandonner les carrières de R&D technologiques au fil des années, affirme Michal Krymolowski, Directrice générale de Woman2Woman.

« C’est très compliqué, et il y a beaucoup de raisons à cela », explique-t-elle lors d’une interview au téléphone avec Times of Israël, mentionnant l’industrie, les employeurs et les femmes elles-mêmes. Ce qui est important, c’est que tout le monde réalise qu’il y a besoin de s’attaquer à ce problème, ajoute-t-elle.

Michal Krymlowski, à droite, Directrice générale du programme Woman2Woman lancé par les alumni de l’unité 8200 et Keren Herscovici, co-fondatrice du programme W2W. (Shlomi Yossef)

Le but du programme est de placer plus de femmes dans les équipes de recherche et développement, et de réabsorber les femmes qui ont abandonné. L’étape de recherche et de développement est en général la première étape dans le processus de développement d’un produit, et inclut les activités que mettent en place les entreprises pour introduire de nouveaux produits et services sur le marché.

L’audience cible primordiale pour le programme sont les femmes avec de l’expérience ou une éducation liées à des professions technologiques, qui ne sont pas encore actives dans leur domaine de spécialisation dans la high-tech et sont intéressées par l’idée d’entrer ou de retourner dans ce domaine.

Le programme va inviter des cadres supérieurs issus des entreprises de la high-tech qui expliqueront les moyens d’intégrer des postes de développement, de même qu’organiser des réunions personnelles avec des mentors, suivant les profils et les talents de chacune des participantes.

Le programme va aussi former des femmes aux compétences interpersonnelles, organiser des ateliers afin de les préparer aux entretiens d’embauche, et créer un réseau de soutien pour elles, explique Krymolowski. Il se déroulera en deux groupes de 30 femmes chacun, et les participantes seront connectées aux entreprises partenaires de Woman2Woman, ajoute-t-elle.

L’inscription pour le programme est maintenant ouverte, et Woman2Woman va publier un appel à candidatures dans les prochains jours.

L’Association des alumni mène des activités visant à promouvoir l’entrepreneuriat technologique, à promouvoir les populations minoritaires et les femmes dans le domaine des technologies, et à promouvoir l’éducation technologique dans le pays.

Woman2Woman a également récemment lancé un partenariat avec l’Institut national d’assurance pour aider les femmes qui ont été mises au chômage technique ou licenciées en raison de la pandémie de coronavirus à reprendre le chemin de l’emploi dans divers domaines, pas seulement dans celui des technologies.

Le programme, appelé Getting Back, a été financé par l’Institut national d’assurance et a fonctionné pour un groupe de 31 femmes, dont 85 à 90 % ont trouvé un emploi, a déclaré Krimolovsky. Les participantes ont assisté à des conférences et ont rencontré des mentors pour perfectionner leurs techniques d’entretiens d’embauche, et rencontré des employeurs potentiels.

Dans le cadre de ses programmes, W2W organise également des tutoriels pour les jeunes femmes confrontées à leur premier « carrefour » professionnel, pour les aider à atteindre leurs objectifs tout en développant leurs compétences personnelles et professionnelles.

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