Des élus se félicitent de la retraite des élus arabes – fake news
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Des élus se félicitent de la retraite des élus arabes – fake news

Après que la rumeur s’est répandue qu’Hanin Zoabi et Jamal Zahalka ne se représenteront pas, le président de la Knesset a tweeté qu’ils ne contribuaient en rien au Parlement

Les députés du parti Balad Hanin Zoabi, à droite, et  Jamal Zahalka, au centre, tous deux appartenant à la Liste arabe unie, lors d'une audience du tribunal de l'un des membres de leur faction, le député  Basel Ghattas, à la cour des magistrats de Rehovot , le 5 janvier 2017 (Crédit : Avi Dishi/Flash90)
Les députés du parti Balad Hanin Zoabi, à droite, et Jamal Zahalka, au centre, tous deux appartenant à la Liste arabe unie, lors d'une audience du tribunal de l'un des membres de leur faction, le député Basel Ghattas, à la cour des magistrats de Rehovot , le 5 janvier 2017 (Crédit : Avi Dishi/Flash90)

Mercredi, des législateurs de droite ont réagi avec joie à la fausse nouvelle, à savoir que deux membres arabes controversés de la Knesset n’allaient pas se représenter aux prochaines élections d’avril 2019. Pourtant, l’une des députés en question a rapidement refroidi leurs ardeurs, affirmant qu’elle n’était pas prête à tirer un trait sur sa carrière parlementaire.

Des articles paru dans des médias en hébreu ont affirmé que les députés Hanin Zoabi et Jamal Zahalka allaient prendre leur retraite de la Knesset à cause de régulations internes du parti Balad.

Balad, un acronyme pour Assemblée démocratique nationale, fait partie de la Liste arabe commune composée de 13 députés, une coalition de partis arabes israéliens au Parlement. Les députés Balad ont été qualifiés de cinquième colonne de la politique israélienne. D’autres législateurs ont même tenté de leur interdire de se présenter à la Knesset.

Le quotidien Globes avait annoncé que Zoabi et Zahalka pourraient ne pas pouvoir se présenter à cause de régulations internes limitant le nombre de mandats en poste qu’un membre peut effectuer – à moins que la comité central du parti ne l’approuve.

Zoabi avait été vivement critiquée pour des commentaires en soutien au groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, et sa qualification de soldats israéliens comme des « meurtriers » entre autres éléments du même style.

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, du parti du Likud, s’était félicité de la nouvelle.

« Pas de Zoabi et de Zahalka, et si Dieu le veut, pas de Balad du tout, a-t-il tweeté. Le parti ne contribue en rien à la Knesset, au contraire, il fait du tort à tout le public israélien ».

La députée arabe Hanin Zoabi lors de son audience à la Cour suprême à Jérusalem le 17 février 2015. (Crédit : David Vaaknin/POOL/FLASH90)

La députée Shuli Moalem-Refaeli d’HaBayit HaYehudi a rappelé que même si le Comité électoral central avait interdit à Zoabi de se présenter aux élections de 2015 à cause des positions extrémistes, la Cour suprême avait cassé la décision et l’avait autorisée à se présenter.

« La société israélienne veut voir Jamal Zahalka et Hanin Zoabi quitter la Knesset, mais les tribunaux renversent encore et toujours les décisions prises par le comité électoral sur le sujet, jusqu’à ce qu’un comité de régulation Balad intervienne et les renvoie à la maison, a-t-elle tweeté. Suis-je là seule à avoir du mal à cacher mon sourire ? »

Avidgor Liberman, ancien ministre de la Défense, qui dans le passé a été réprimandé par le Comité d’Ethique de la Knesset pour avoir qualifié Zoabi de « terroriste », a également salué la nouvelle du faux départ des deux députés. « Je me félicite du départ en retraite attendu de Zoabi et de Zahalka de la Knesset, a-t-il tweeté. Au moins un cinquième de la Knesset en place va partir. J’espère que ce ‘groupe parfait’ ne va pas seulement quitter la Knesset mais aussi le pays pour aller dans un endroit approprié – à Gaza ou à Damas ».

Pourtant, Zoabi a affirmé dans un communiqué qu’elle n’avait pas pris de décision sur son avenir politique.

« Il n’y a pas eu de débat dans le parti Balad sur ma candidature pour la prochaine Knesset, a-t-elle écrit. Le sujet n’est pas au programme, c’est trop tôt pour en discuter. Visiblement, quelqu’un ne veut pas me voir à la Knesset, et a lancé des rumeurs dans le cadre d’une campagne de manipulation ».

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman dirige une réunion de la faction Yisrael Beytenu à la Knesset le 2 juillet 2018. (Hadas Parush/Flash90)

En janvier, la police avait recommandé de poursuivre pour fraude et d’autres charges trois législateurs arabes du parti Balad – Zoabi, Zahalka et Juma Azbarga.

Les inculpations concernaient des donations que le parti avait reçues pendant les élections de 2013 et les dépenses du parti pendant les élections de 2015. Le Procureur de l’Etat n’a pas statué sur le sujet.

L’agitation de mercredi au sein du parti Balad est intervenue après que, plus tôt dans la journée, un officiel du parti de l’opposition l’Union sioniste a déclaré que cinq législateurs du groupe prévoyaient de quitter le parti centriste.

L’officiel du parti a nommé les députés de l’Union sioniste qui se sont rencontrés pour envisager une possible rupture comme étant Eitan Cabel, Mickey Rosenthal, Nachman Shai, Yossi Yona et Ayelet Nahmias-Verbin.

Les législateurs ont ensuite démenti cette information.

Mercredi, des législateurs ont voté pour dissoudre la Knesset en fixant les élections au 9 avril 2019. Plus tôt cette semaine, la coalition au pouvoir a annoncé sa décision d’avancer les élections par rapport à la date prévue en novembre de l’année prochaine.

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