Des Juifs et des Chrétiens hébergent une famille de réfugiés syriens à Milan
Rechercher

Des Juifs et des Chrétiens hébergent une famille de réfugiés syriens à Milan

Le vice-président de l'Union nationale juive a cité comme inspiration de "nombreux passages dans la Torah qui font référence à l'obligation d'aider les autres"

Des réfugiés syriens attendant l'arrivée d'un train à Milan, le 18 juin 2014. (Pier Marco Tacca/Getty Images via JTA)
Des réfugiés syriens attendant l'arrivée d'un train à Milan, le 18 juin 2014. (Pier Marco Tacca/Getty Images via JTA)

JTA — A Milan, en Italie, des Chrétiens et des Juifs hébergent une famille musulmane qui a fui les combats en Syrie.

La famille de sept personnes originaire d’Alep a immigré en Italie légalement en tant que demandeurs d’asile. La famille est actuellement logée à Milan par l’Union des communautés italiennes juives et la Communauté juive de Milan.

La procédure d’immigration de nouveaux arrivants fait partie d’un projet qui a été lancé en 2016 par trois organisations chrétiennes, a rapporté l’agence de presse ANSA la semaine dernière. La famille syrienne n’a pas été nommée.

Giorgio Mortara, un vice-président de l’Union nationale juive, a déclaré que l’organisation a décidé de s’impliquer parce qu’il y a de « nombreux passages dans la Torah qui font référence à l’obligation d’aider les autres, les étrangers ».

En 2015, le musée de la Shoah à Milan a brièvement ouvert ses portes et hébergé des réfugiés d’Afrique. Cette année-là, environ deux millions d’immigrants sont arrivés en Europe, principalement en provenance du Moyen-Orient déchiré par la guerre.

Et pourtant, « il y a un grand débat » parmi les Juifs italiens sur l’immigration, a déclaré David Romano, l’ancien responsable culturel de la communauté de Milan, à la JTA vendredi.

« Nous voyons ce qui se passe en France. Nous sommes inquiets », a-t-il dit concernant la recrudescence de la violence antisémite que des organisations franco-juives attribuent aux extrémistes musulmans. Romano s’est dit en faveur d’apporter de l’aide à ces immigrants dans leur pays d’origine, quand c’est possible.

En 2017, un demandeur d’asile syrien à Amsterdam a fracassé les fenêtres d’un restaurant casher. Un autre demandeur d’asile a participé à une tentative d’incendie contre une synagogue en Suède cette année-là.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...