Des Juifs français portent plainte contre l’imam qui a prédit la mort d’Israël
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Des Juifs français portent plainte contre l’imam qui a prédit la mort d’Israël

Le B'nai B'rith a condamné Mohamed Tatai, au sujet d'un discours citant le Coran disant que les musulmans tueront les Juifs le jour du jugement dernier

L'Imam Mohamed Tatai fait un sermon à la Grande Mosquée de Toulouse, France, le 15 décembre 2017. (Capture d'écran : YouTube)
L'Imam Mohamed Tatai fait un sermon à la Grande Mosquée de Toulouse, France, le 15 décembre 2017. (Capture d'écran : YouTube)

Une organisation juive française a demandé une action en justice contre un haut dignitaire musulman de Toulouse qui, dans un sermon, a récité des passages religieux antisémites et a prédit la destruction d’Israël.

Mercredi, la branche française du groupe B’nai B’rith a condamné sur Twitter les déclarations que Mohamed Tatai, l’imam de la Grande Mosquée de Toulouse nouvellement inaugurée et responsable d’un groupe de dialogue interconfessionnel, a prononcées le 15 décembre.

Tatai a récité un texte musulman, appelé Hadith, déclarant que le jour du jugement dernier, les musulmans tueront les Juifs.

Le prophète Mahomet « nous a parlés de la bataille finale et décisive : ‘Le Jour du Jugement ne viendra pas tant que les musulmans n’auront pas combattu les Juifs. Les Juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres, et les rochers et les arbres diront : Ô musulman, ô serviteur d’Allah, il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens le tuer – excepté l’arbre Gharqad, qui est l’un des arbres des Juifs' », a-t-il dit.

Il a ajouté que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit qu’il avait peur qu’Israël ne vive pas plus de 76 ans – comme il est écrit dans les prophéties. Il a ensuite déclaré qu’un journaliste israélien, qu’il n’a pas nommé, a dit que les funérailles de 2016 de feu le président Shimon Peres étaient « les funérailles d’Israël ».

JTA n’a pas été en mesure de vérifier ou de localiser ni l’une ni l’autre des citations mentionnées par Tatai.

La vidéo du discours en langue arabe a été diffusée en décembre sur la chaîne YouTube de la Grande Mosquée de Toulouse.

L’Institut de recherche sur les médias du Moyen-Orient (MEMRI) a traduit la vidéo et l’a mise en ligne sur son site Web. Le président du B’nai B’rith France, Philippe Meyer, a publié mercredi l’URL de la traduction de MEMRI, ajoutant : « Outré par la rhétorique antisémite et les prophéties sur la mort d’Israël ».

Une telle rhétorique ne peut pas servir de base pour « construire l’islam en France » [un grand débat en France], a ajouté M. Meyer. « Une telle incitation à la haine doit être punie. »

Tatai est le président du Cercle pour le dialogue civil, un organisme à but non lucratif dont la mission est de « faciliter le dialogue entre les citoyens sur le plan socioculturel, éducatif et sportif ». Samedi, il a dirigé la cérémonie d’inauguration de la nouvelle et plus grande mosquée de la ville, un bâtiment de 7,5 millions de dollars, où il est l’imam principal.

Lors de la cérémonie d’inauguration, au cours de laquelle des colombes blanches ont été lâchées, Tatai a déclaré que la mosquée servira à « inculquer les valeurs de paix » et comme « rempart contre l’extrémisme ».

A la lumière du sermon, M. Meyer a déclaré que le discours de l’imam sur la tolérance constituait un « double langage inacceptable ».

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