Des lauréats du Prix Israël demandent l’annulation du téléphérique de Jérusalem
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Des lauréats du Prix Israël demandent l’annulation du téléphérique de Jérusalem

70 personnalités du monde universitaire et des arts ont signé une pétition pour dire que la ville sainte n'est pas Disneyland et que son patrimoine n'est pas monnayable

Le projet de téléphérique pour la Vieille Ville de Jérusalem, comme le montre une capture d'écran d'une vidéo de l'ONG Emek Shaveh, qui s'oppose à ce projet
Le projet de téléphérique pour la Vieille Ville de Jérusalem, comme le montre une capture d'écran d'une vidéo de l'ONG Emek Shaveh, qui s'oppose à ce projet

Les pressions de l’opinion publique en faveur de l’annulation d’un projet controversé de téléphérique pour se rendre dans la Vieille Ville de Jérusalem se sont intensifiées vendredi avec la publication d’une pétition signée par 70 personnalités des milieux universitaire, architectural, archéologique et artistique.

La pétition – qui comprend les noms de quatre lauréats du Prix Israël – appelle le gouvernement à trouver d’autres moyens pour améliorer le transport vers la Vieille Ville dont la desserte actuelle est saturée et polluée par les autocars et les voitures particulières.

« Jérusalem n’est pas Disneyland et ses joyaux paysagers et son patrimoine ne sont pas monnayables », dit le texte.

Jeudi, l’Association des architectes et urbanistes d’Israël et le Conseil pour la préservation des sites du patrimoine ont critiqué ce projet, qui sera discuté dimanche par le Conseil décisionnel de l’Autorité israélienne de la nature et des parcs.

Le tracé proposé pour le téléphérique traverse le parc national qui entoure la Vieille Ville ce qui donne au conseil municipal le droit de faire des recommandations, mais pas d’opposer son veto au projet.

Parmi les signataires de la pétition figurent deux membres de ce conseil – M. Uzi Dahari, ancien directeur général adjoint de l’Autorité israélienne des Antiquités, qui représente l’institution au sein du conseil, et la professeure Nurit Lissovsky, architecte paysagiste du Technion – Israel Institute of Technology dans la ville de Haïfa, au nord du pays.

Les lauréats du Prix Israël figurant sur la liste sont Yehoshua Ben-Arieh, chercheur à Jérusalem, l’architecte Yaakov Yaar, l’archéologue Amihai Mazar et la comédienne Hadas Efrat.

Esquisse de l’architecte de la station de téléphérique prévue à côté du complexe culturel existant de l’ancienne gare, « First Station », projetée lors d’une réunion publique à Jérusalem le 6 septembre 2018.

Parmi les autres noms figurent ceux de Boaz Kedar – ancien président du conseil d’administration de l’Autorité israélienne des Antiquités, Moshe Margalith – titulaire de la Chaire UNESCO sur le patrimoine du mouvement moderne à l’Université de Tel Aviv, le cinéaste Amos Gitai, fondateur et ancien président de la Jerusalem Foundation Ruth Cheshin, auteur et lauréat du prix du Premier ministre Eli Amir, et l’architecte israélo canadien Moshe Safdie.

Safdie a écrit une lettre cinglante s’opposant au projet pour un débat public sur le projet de téléphérique qui s’est tenu à Jérusalem le mois dernier.

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