Israël en guerre - Jour 293

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Des manifestants bloquent encore l’acheminement de l’aide d’Israël à Gaza

Pour la 2e journée consécutive, des familles d'otages présentes à Kerem Shalom demandent d'interdire l'entrée de l'aide tant que tous les otages n'auront pas été libérés

Des manifestants bloquant le poste frontière de Kerem Shalom pour empêcher les camions d'aide humanitaire d'entrer dans la bande de Gaza. Au centre, Tsufit Libman, dont le beau-frère Elyakim Libman est otage, et à droite, Danny Elgarat, dont le frère Itzik Elgarat est otage. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Des manifestants bloquant le poste frontière de Kerem Shalom pour empêcher les camions d'aide humanitaire d'entrer dans la bande de Gaza. Au centre, Tsufit Libman, dont le beau-frère Elyakim Libman est otage, et à droite, Danny Elgarat, dont le frère Itzik Elgarat est otage. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Un petit groupe de manifestants, dont des parents d’otages détenus dans la bande de Gaza, a manifesté jeudi au poste frontière de Kerem Shalom pour bloquer les camions humanitaires entrant dans l’enclave palestinienne et exiger que l’aide soit interrompue jusqu’à ce que les otages détenus par les terroristes dans le territoire soient libérés.

Une partie du groupe a d’abord été arrêtée par un barrage routier, mais ils ont réussi à se frayer un chemin, marchant plusieurs kilomètres vers le point de passage pour la deuxième journée consécutive.

Tsufit Libman, belle-sœur du captif Elyakim Libman, a qualifié « d’échec moral » l’acheminement de l’aide à Gaza alors que les otages sont toujours en captivité.

« Alors que nous ne savons pas où sont nos familles et si elles sont en vie, elles [les habitants de Gaza] reçoivent de l’aide humanitaire », a-t-elle déclaré, accusant les Palestiniens de Gaza de « couvrir les crimes » et d’aider le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Elle a demandé au gouvernement d’être ferme et de ne pas autoriser l’aide humanitaire tant que les otages n’auront pas été libérés.

Dani Elgarat, dont le frère Itzik Elgarat a été blessé et enlevé le 7 octobre, a déclaré que les manifestants voulaient montrer au Premier ministre Benjamin Netanyahu « qu’il doit faire preuve de courage et tenir tête aux Américains et leur dire (…) ‘pas une seule goutte d’eau tant que je n’aurai pas vu nos otages rentrer à la maison' ».

Des camions transportant de l’aide arrivant du côté gazaoui du poste frontière de Kerem Shalom, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 janvier 2024. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Il a appelé d’autres personnes à « venir au poste frontière et à arrêter cette aide humanitaire de leurs corps ».

Elgarat a affirmé que les otages ne recevaient aucune des aides humanitaires qui entrent dans la bande de Gaza, faisant écho aux informations des médias selon lesquelles il n’y a aucune certitude que les fournitures médicales essentielles qui étaient censées leur parvenir l’ont effectivement été.

« Il n’y a pas de visites de la Croix-Rouge, pas de nourriture, pas de médicaments, pas de signes de vie, rien d’humanitaire n’arrive à nos otages », a-t-il affirmé.

L’impact de la manifestation sur la circulation des camions n’a pas été encore clairement établi. Mercredi, les manifestants ont bloqué plus de 100 camions, dont certains ont finalement été détournés vers un autre point d’entrée en Égypte.

Les manifestations ont mis en évidence le rétrécissement de la marge de manœuvre du gouvernement, qui doit faire face à une pression internationale croissante pour autoriser davantage d’aide humanitaire à Gaza, ainsi qu’à une intense pression en interne pour obtenir la libération des otages et obtenir des résultats militaires dans le cadre d’une opération qui se prolonge et devient de plus en plus meurtrière.

Elles sont également intervenues alors que des informations non confirmées dans les médias faisaient état de progrès dans les pourparlers indirects entre Israël et le Hamas sur un cessez-le-feu et un deuxième échange de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël. Le gouvernement subit des pressions considérables, qui se manifestent par des rassemblements hebdomadaires et d’autres actions, pour donner la priorité à la libération de plus de 130 Israéliens toujours retenus en otage par le Hamas plutôt qu’à ses efforts militaires pour démanteler le groupe terroriste.

Un premier échange d’otages contre des prisonniers de sécurité palestiniens a eu lieu lors d’une trêve d’une semaine fin novembre.

Le 7 octobre, le groupe terroriste palestinien du Hamas a mené une attaque transfrontalière massive et dévastatrice contre Israël, qui a tué 1 200 personnes, pour la plupart des civils. Les terroristes qui ont envahi le sud d’Israël depuis la bande de Gaza ont également enlevé 253 personnes qui ont été prises en otage dans l’enclave côtière. Plus de la moitié d’entre elles sont toujours captives.

Des femmes manifestant pour la libération des otages israéliens détenus par les terroristes du Hamas à Gaza, à Rosh Pina, le 24 janvier 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Israël a réagi par une opération militaire visant à détruire le Hamas, à le chasser du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Cette campagne a fait l’objet de critiques internationales de plus en plus vives, alors que le nombre de morts palestiniens ne cesse de croître et que la bande de Gaza, déchirée par la guerre, connaît une crise humanitaire de grande ampleur, ce qui a poussé Israël à augmenter les fournitures humanitaires qu’il autorise à entrer pendant les combats.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a défendu la décision d’autoriser l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza.

« L’aide humanitaire est vitale pour garantir le soutien international », avait-il souligné lors d’une conférence de presse en novembre. « Sans elle, même nos bons amis auraient du mal à nous soutenir sur la durée. »

Dimanche, Ella Ben-Ami, dont le père Ohad a été enlevé au kibboutz Beeri le 7 octobre et est présumé être retenu en otage à Gaza, a demandé à Netanyahu, lors d’une réunion avec des parents d’otages, pourquoi il autorise l’entrée à Gaza d’une aide qui, selon elle, pourrait être utilisée pour soutenir l’effort de guerre du Hamas. Elle a indiqué par la suite que, lors de la réunion, Netanyahu lui avait assuré que le Hamas ne prenait que 10 % au maximum de l’aide.

Des manifestants appelant à un accord immédiat pour libérer les otages détenus par les terroristes du Hamas à Gaza, à Tel Aviv, le 24 janvier 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Plusieurs groupes de droite prévoient de manifester la semaine prochaine à Jérusalem devant la Knesset pour protester contre l’aide à Gaza.

132 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre dernier se trouveraient encore à Gaza – mais certains ne seraient plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

L’armée a confirmé le décès de 28 otages citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière.

Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre. Une personne est encore considérée comme portée-disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Le Hamas conserve aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015 respectivement.

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