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Des ministres d’extrême-droite s’engagent à s’opposer aux mesures soutenant l’AP

Smotrich exclut toute "concession financière" à l'Autorité palestinienne, alors que l'on s'inquiète de son probable effondrement ; Ben Gvir dénonce un plan "délirant"

Le dirigeant d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, à gauche, s’entretenant avec le chef de HaTzionout HaDatit Bezalel Smotrich, à la Knesset, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le dirigeant d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, à gauche, s’entretenant avec le chef de HaTzionout HaDatit Bezalel Smotrich, à la Knesset, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les dirigeants d’extrême-droite de la coalition ont promis de s’opposer à une série de mesures visant à soutenir l’Autorité palestinienne (AP), alors que les ministres devaient délibérer sur ces mesures lors de la réunion du cabinet de dimanche.

L’examen des propositions, qui ont été rapportées vendredi, est intervenu alors que l’on craint de plus en plus que l’AP ne s’effondre, ce qui déstabiliserait davantage la Cisjordanie, alors qu’Israël est confronté à une recrudescence des attaques auxquelles Tsahal a répondu par des raids anti-terroristes quasi-quotidiens et une vaste opération à Jénine.

« Nous n’approuverons rien. Aucun argent ne sera transféré », a déclaré à la presse le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, chef du parti HaTzionout HaDatit, avant la réunion du cabinet.

« Il n’y aura pas de concessions financières », a ajouté Smotrich, un fervent opposant à la création d’un État palestinien qui occupe également un poste au ministère de la Défense lui conférant une large autorité sur les questions civiles en Cisjordanie.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui dirige la faction Otzma Yehudit, a déclaré qu’il voterait contre les mesures « délirantes ».

« Il n’y a rien de plus absurde que le fait que l’organisme qui soutient le terrorisme, paie les salaires des terroristes, encourage l’incitation au meurtre de Juifs et s’empare de territoires en [Cisjordanie] remporte un lot de prix au milieu d’une vague de terrorisme », a écrit Ben Gvir sur Twitter.

Le député Yitzhak Kroizer (Otzma Yehudit) a également dénoncé l’AP, qui, selon lui, ne devrait pas être renforcée par Israël.

« On ne résout pas un problème avec un problème encore plus grand », a déclaré Kroizer à la chaîne publique israélienne Kan.

Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas pendant le « sommet de Jérusalem » organisé au Caire par la Ligue arabe, le 12 février 2023. (Crédit : Ahmad Hassan/AFP)

La réunion de dimanche fait suite à une importante opération anti-terroriste menée par Tsahal la semaine dernière dans la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, qu’Israël considère comme un foyer de terrorisme et où l’AP n’a que très peu de contrôle.

Selon les médias israéliens, les propositions qui seront examinées sont soutenues par les services de sécurité israéliens et comprennent des mesures économiques, de voyage et de sécurité visant à stabiliser l’AP.

Des responsables de la sécurité ont déclaré à la Treizième chaîne qu’ils avaient averti les dirigeants politiques de la chute possible de l’AP et qu’ils avaient demandé que les mesures soient adoptées rapidement. De nombreuses mesures mentionnées dans les médias ont été promises par les gouvernements précédents dirigés par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mais n’ont pas encore été mises en œuvre.

Ces mesures visent également à contrer l’influence de l’Iran en Cisjordanie, selon le site d’information Ynet, à la suite d’une série d’attentats revendiqués par le groupe terroriste palestinien du Hamas, soutenu par Téhéran, et par le Jihad islamique palestinien, un supplétif de la dictature iranienne.

L’AP est en conflit avec le Hamas, son principal rival, et les forces de sécurité de l’AP agissent contre d’autres éléments terroristes en Cisjordanie. L’AP et Israël se coordonnent également en matière de sécurité, bien que son dirigeant, Mahmoud Abbas, ait déclaré la semaine dernière que la coopération avait pris fin, une menace qu’il a proférée à plusieurs reprises par le passé.

Des hommes armés palestiniens prenant position lors d’un affrontement avec l’armée israélienne dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 3 juillet 2023. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

L’effondrement de l’AP entraînerait probablement le chaos et une vacance du pouvoir en Cisjordanie, ce qui permettrait aux groupes terroristes de prendre le contrôle, à l’instar de la situation à Gaza, où le Hamas avait férocement chassé l’AP en 2007 au prix d’une guerre fratricide. L’AP a de plus en plus perdu le contrôle du nord de la Cisjordanie, ce qui a donné du pouvoir aux groupes terroristes et a incité les forces israéliennes à mener des opérations régulières dans la région à la suite d’une série d’attaques terroristes meurtrières émanant de la région.

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