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Des parents accusés de maltraitance sur leur enfant gravement malade

La police a filmé la chambre d'hôpital de l'enfant, âgé de 4 ans, on peut y voir sa mère tentant l'empoisonner, et son père l'agresser sexuellement

Le centre médical Sheba de Tel Hashomer, près de Tel Aviv. (Crédit : centre médical Sheba)
Le centre médical Sheba de Tel Hashomer, près de Tel Aviv. (Crédit : centre médical Sheba)

Les parents d’un enfant de 4 ans, souffrant de dystrophie musculaire, ont été accusés jeudi d’avoir physiquement et sexuellement agressé leur enfant.

La police a été alertée par l’équipe médicale du l’hôpital pédiatrique Safra au Centre médical Sheba de Tel Hasomher, près de Tel Aviv.

Selon l’hôpital, les médecins ont commencé à suspecter que l’enfant avait été blessé par des proches, et notamment durant ses nombreuses hospitalisations. Ils ont donc contacté la police qui a placé une caméra cachée dans la chambre d’hôpital du jeune garçon le mois dernier.

Selon l’acte d’accusation, la caméra a filmé la mère en train de tenter d’empoisonner son fils en injectant de l’eau saline par intraveineuse. Le père aurait été filmé en train d’agresser sexuellement le jeune garçon.

La mère est accusée d’agressions sur mineur par un tuteur ayant causé des blessures graves, agressions sur mineur par un tuteur ayant causé des blessures évidentes et agression d’un mineur sans défense. Deux chefs d’accusations d’actes indécents sur un membre de la famille ont été retenus contre le père.

Les avocats ont demandé à ce que le parquet de Tel Aviv prolonge la détention des deux parents jusqu’à la fin du procès.

L’enfant, originaire de Modiin Illit, avait déjà présenté plusieurs symptômes apparents, qui apparaissaient et disparaissaient sans explication, a déclaré aux journalistes le mois dernier le professeur Asher Barzilai, chef de l’hôpital pédiatrique. Le garçon a été hospitalisé en soins intensifs après ces accusations d’agression, et son pronostic vital a été engagé, selon l’hôpital.

« Un enfant arrive dans un état grave et compliqué, et vous ne parvenez pas à un diagnostic, même avec les meilleurs docteurs », a expliqué Barzilai. « Il n’y avait aucune maladie [qui correspond aux symptômes de l’enfant]. L’équipe [médicale] a tout de suite compris que quelque chose n’allait pas, que ça ne tournait pas rond. On commence par relier les éléments, et puis on réalise : ça n’arrive pas [seul]. »

« Il faut comprendre que la décision de transférer le dossier aux travailleurs sociaux et à la police peut détruire une famille », a ajouté Barzilai. Les médecins n’ont pris ces mesures qu’à partir du moment où ils étaient « certains » que l’enfant était intentionnellement maltraité.

La police a arrêté les parents le mois dernier, et l’enfant a été confié aux services sociaux.

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