Des policiers tirent sur un Palestinien qui aurait tenté de les écraser
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Des policiers tirent sur un Palestinien qui aurait tenté de les écraser

Les policiers déclarent qu'ils ont tiré sur les roues d'un véhicule volé après que le présumé voleur de voiture n'a pas ralenti à un barrage routier en Cisjordanie

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Des soldats de Tsahal transportent des herses à pointes alors qu'ils bloquent une route à l'entrée sud d'Hébron, le 2 juillet 2016, après que les troupes israéliennes ont verrouillé la ville de Cisjordanie à la suite d'une série d'attentats terroristes palestiniens meurtriers. (AFP/Hazem Bader)
Des soldats de Tsahal transportent des herses à pointes alors qu'ils bloquent une route à l'entrée sud d'Hébron, le 2 juillet 2016, après que les troupes israéliennes ont verrouillé la ville de Cisjordanie à la suite d'une série d'attentats terroristes palestiniens meurtriers. (AFP/Hazem Bader)

La police israélienne a tiré sur un Palestinien qui, selon eux, tentait de percuter des officiers après avoir volé une voiture en Cisjordanie mercredi.

Après avoir reçu des informations faisant état de la traque d’un véhicule volé se dirigeant vers le nord en remontant la route 90 depuis la mer Morte, les policiers ont érigé un barrage routier près de l’implantation de Vered Yericho.

Selon le communiqué de police, le conducteur n’a pas ralenti en atteignant la barricade et a tenté d’écraser les policiers.

La police a rapporté que les policiers ont ensuite tiré sur les roues du véhicule, ce qui a causé la perte de contrôle du conducteur et l’accident. L’homme, cependant, a été blessé par balle à la poitrine.

Le suspect a été emmené au Hadassah Ein Kerem Medical Center, où une porte-parole de l’hôpital a déclaré qu’il était dans un état modéré et qu’il allait bientôt subir une intervention chirurgicale.

Selon le communiqué du district de Judée et de Samarie de la police israélienne, des agents ont repéré deux véhicules volés par des Palestiniens dans la même zone. Ils ont réussi à arrêter l’un des chauffeurs et à l’arrêter sur place.

Un troisième Palestinien au volant d’un véhicule volé a réussi à s’enfuir, a déclaré la police.

Un incident similaire s’était produit la veille, bien qu’il se soit soldé par la mort d’un chauffeur palestinien. Puis, des soldats de Tsahal ont abattu un Arabe israélien après qu’il a percuté avec une voiture volée la barrière entourant un arrêt de bus près de l’implantation d’Ariel, au nord de la Cisjordanie.

Le suspect, identifié plus tard comme étant Iyad Zabarja, 28 ans, de Qalansawe, conduisait sur la route 5, près du carrefour Gitai, dans un véhicule volé, et a été poursuivi par les forces de l’ordre.

« Pendant [la poursuite], le conducteur a foncé tête baissée dans l’arrêt de bus, est sorti de la voiture et a commencé à s’enfuir », a expliqué l’armée. Les soldats sur les lieux, croyant apparemment avoir été témoins d’une tentative d’attentat terroriste, ont ouvert le feu sur le suspect, le blessant grièvement, selon l’armée. L’arrêt d’autobus était désert au moment de l’écrasement, et personne d’autre n’a été blessé.

Le conducteur a reçu des soins médicaux sur place, mais il est mort de ses blessures peu de temps après. L’armée a dit qu’elle lançait une enquête sur la fusillade. Un parent de Zabarja a accusé l’armée de l’avoir assassiné « de sang froid ».

Il a déclaré au site d’information Walla : « Ils n’auraient pas dû lui tirer dessus. Peu importe les circonstances. Ils auraient pu lui tirer dans les jambes et ne pas le tuer. Ils l’ont simplement assassiné de sang-froid, alors qu’il ne représentait aucun danger. »

Lundi, des agents de sécurité ont tiré sur un Palestinien non armé qui a fui à un poste de contrôle près de la ville palestinienne de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie.

Les gardes du poste de contrôle de Te’enim ont demandé à l’homme de s’arrêter et lui ont tiré dans le bas du corps quand il n’a pas obtempéré, a déclaré le ministère dans un communiqué. Il a été grièvement blessé et le personnel médical l’a évacué vers un hôpital.

Le communiqué du ministère de la Défense n’a pas dit que l’homme était armé et lorsqu’on lui a demandé des éclaircissements à ce sujet, une porte-parole a refusé de commenter.

Mercredi, la police a annoncé qu’elle avait ouvert une enquête sur l’incident de Te’enim. Alors qu’elle refusait de développer, une porte-parole a admis que la fusillade comportait des « zones d’ombre ».

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