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Des proches du terroriste de Bnei Brak arrêtés lors d’un raid en Cisjordanie

En prévision d'une démolition, Tsahal a cartographié la résidence du tireur à Yabad ; le chef du Hamas, Haniyeh, a personnellement fait l'éloge de l'attaque

Des soldats arrêtent un suspect dans la ville cisjordanienne de Yabad, près de Jénine, après une attaque terroriste meurtrière à Bnei Brak, le 30 mars 2022. (Crédit : armée israélienne)
Des soldats arrêtent un suspect dans la ville cisjordanienne de Yabad, près de Jénine, après une attaque terroriste meurtrière à Bnei Brak, le 30 mars 2022. (Crédit : armée israélienne)

Les services de sécurité ont arrêté le frère du terroriste palestinien qui a tué cinq personnes à Bnei Brak et a été abattu, selon la presse israélienne mercredi matin.

Le frère a été arrêté lors d’une descente des troupes au domicile de Diaa Hamarsheh, 26 ans, qui a perpétré mardi la troisième attaque terroriste meurtrière en l’espace d’une semaine en Israël.

Plusieurs autres individus auraient été interrogés et détenus par les services de sécurité qui cherchent à savoir si le terroriste avait des complices et comment il est entré en possession du fusil M16 utilisé pour cette attaque.

Parmi les détenus, certains seraient des proches du tireur. Ils ont été remis au Shin Bet pour être interrogés.

L’armée israélienne a, en outre, localisé et cartographié la maison du terroriste responsable de la mort de cinq personnes à Bnei Brak, en vue de sa possible démolition.

Elle a publié une vidéo de soldats en opération dans la ville de Ya’bad en Cisjordanie, dans les environs de Jénine.

Par principe, Israël démolit la maison des Palestiniens responsables d’attentats terroristes meurtriers. L’utilité de cette politique est controversée au sein-même des services de l’ordre israéliens, et les activistes des droits de l’homme dénoncent régulièrement ce qu’ils perçoivent comme une punition collective injuste.

Lorsque les soldats ont convergé vers la maison de Yabad, près de Jénine, ils se sont trouvé face à une foule importante qui s’était rassemblée, entraînant des affrontements entre les troupes et la population locale. Aucune victime n’a été signalée jusqu’à présent.

Hamarsheh a tué quatre civils avant de mourir dans un échange de tirs avec un officier de police, qui a été sa cinquième victime.

Selon les médias, des célébrations ont eu lieu devant son domicile et dans d’autres villes palestiniennes après l’annonce de l’attentat.

Une vidéo a été diffusée dans la nuit par les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, qui ont revendiqué l’attaque. Les Brigades sont une coalition de groupes armés vaguement affiliés au Fatah, le parti au pouvoir de l’Autorité palestinienne.

La vidéo contenait un message en hébreu déconseillant à Tsahal d’entrer à Jénine.

Par ailleurs, le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a publié une déclaration dans laquelle il a salué l’attaque meurtrière, qui avait déjà été louée par son groupe terroriste.

« Nous sommes fiers du peuple palestinien et des habitants libres de la nation suite à l’attaque héroïque qui a frappé tout Israël », a-t-il déclaré.

« Notre peuple est né du ventre de ces héros à Jénine, dans le Neguev et dans le Triangle, avec ‘le sabre de Jérusalem’ qui a été dressé par Gaza au cours du dernier Ramadan », a ajouté Haniyeh, faisant référence aux terroristes qui ont commis les récents attentats à Bnei Brak, à Beer Sheva et à Hadera, ainsi qu’au conflit du mois de mai 2021 qui a opposé Israël et les groupes terroristes de Gaza.

Par ailleurs, les services de sécurité ont déclaré que cinq personnes, soupçonnées de soutenir l’État islamique, avaient été arrêtées dans la nuit dans le nord du pays. Deux des attentats meurtriers de ces derniers jours – à Beer Sheva et à Hadera – ont été perpétrés par des individus qui avaient prêté serment  au groupe terroriste.

Les arrestations ont eu lieu après que la police a ordonné aux agents de se mettre en état d’alerte maximale, que l’armée a déclaré qu’elle renforcerait la présence de troupes le long de la frontière entre la Cisjordanie et Israël et que les villes ont annoncé qu’elles fermeraient les chantiers de construction afin d’éloigner les ouvriers palestiniens.

L’armée israélienne a déclaré qu’elle renforçait ses troupes en Cisjordanie et dans les zones frontalières avec quatre bataillons supplémentaires à la suite d’une réunion de sécurité. Quatre autres bataillons avaient déjà été déployés dans la région suite à l’attaque terroriste de Hadera dimanche.

Le cabinet de sécurité se réunira mercredi après-midi pour discuter de la flambée de violence.

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