Des véhicules brûlés et un mur tagué dans un village palestinien
Rechercher

Des véhicules brûlés et un mur tagué dans un village palestinien

Une attaque a eu lieu à Beit Iksa en Cisjordanie ; des véhicules ont été incendiés et un tag faisant référence à l'ado juif tué dans une course-poursuite a été peint

Illustration : voiture incendiée lors d'une attaque de représailles visant le village palestinien de Farata le 20 décembre 2019. (Municipalité de Farata)
Illustration : voiture incendiée lors d'une attaque de représailles visant le village palestinien de Farata le 20 décembre 2019. (Municipalité de Farata)

Une attaque, vraisemblablement haineuse, a eu lieu dans un village palestinien situé près de Jérusalem la nuit dernière, ont rapporté vendredi les médias israéliens.

Des habitants de Beit Iksa ont retrouvé deux véhicules endommagés et un graffiti en hébreu sur un mur des environs, selon un porte-parole de la police.

Le graffiti sur le mur indiquait : « Salutations d’Ahuvia », avec une étoile de David à côté – une référence à Ahuvia Sandak, 16 ans, un habitant juif d’une implantation de Cisjordanie décédé en décembre dans un accident après une course-poursuite avec la police parce que lui et plusieurs autres jeunes étaient soupçonnés d’avoir jeté des pierres sur des Palestiniens.

Les violences des habitants des implantations à l’encontre des Palestiniens ont augmenté ces derniers mois après la mort de Sandak.

La police israélienne a déclaré avoir ouvert une enquête sur ce qui ressemble à un crime de haine.

Vendredi a marqué les 90 jours de la mort de Sandak.

Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Les vandalismes et les attaques contre des Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes en Cisjordanie sont communément appelés des attaques « de représailles », les auteurs affirmant qu’il s’agit de réponses à la violence palestinienne ou aux politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement des implantations.

Les arrestations des auteurs de ces violences sont extrêmement rares, et les groupes de défense des droits de l’homme déplorent que les condamnations le soient encore plus, la majorité des accusations de ce type étant abandonnées.

Un membre de la famille Alyan après une attaque qui aurait été commise par des habitants d’implantations masqués, au sud de la ville d’Hébron, en Cisjordanie, le 13 mars 2021. (B’Tselem)

Samedi dernier, une dizaine de personnes masquées, prétendument des habitants d’implantations, ont agressé et jeté des pierres sur une famille palestinienne en Cisjordanie, lors d’une attaque que la famille a filmée.

En février, un jeune Israélien de 17 ans, résident de Cisjordanie, a été mis en examen pour attaques contre des maisons et des biens palestiniens. L’accusé aurait lancé des grenades assourdissantes dans deux maisons, alors que les familles dormaient à l’intérieur, selon la police.

En compagnie de sept autres personnes impliquées, l’accusé aurait également jeté des pierres sur quatre maisons et véhicules, causant des dégâts. À la suite de l’attaque, un Palestinien de 61 ans a été blessé au front par du verre brisé, tandis que sa fille de 17 ans a souffert d’une grave crise d’angoisse et de vertiges.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...