Israël en guerre - Jour 538

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Deux ex-otages thaïlandais se sont mariés et préparent leur retour en Israël

Nutthawaree Munkan, ancienne captive du Hamas, qualifie de "miracle" le fait d'avoir pu quitter Gaza et avoue qu'il est difficile d'imaginer comment les otages restants vont survivre

Le couple thaïlandais Boonthom Pankhong (à gauche) et Natthawaree Munkan (à droite), qui avait été pris en otage par le Hamas après l'attaque du 7 octobre contre Israël, participe à une cérémonie traditionnelle de bienvenue pour leur retour en Thaïlande, dans leur maison de la province d'Udon Thani, dans le nord-est de la Thaïlande, le 6 décembre 2023. (Crédit : Manan VATSYAYANA / AFP)
Le couple thaïlandais Boonthom Pankhong (à gauche) et Natthawaree Munkan (à droite), qui avait été pris en otage par le Hamas après l'attaque du 7 octobre contre Israël, participe à une cérémonie traditionnelle de bienvenue pour leur retour en Thaïlande, dans leur maison de la province d'Udon Thani, dans le nord-est de la Thaïlande, le 6 décembre 2023. (Crédit : Manan VATSYAYANA / AFP)

Nutthawaree Munkan et Boonthom Pankhong, deux ressortissants thaïlandais pris en otage par le groupe terroriste islamiste du Hamas le 7 octobre et libérés fin novembre, se sont mariés lors d’une cérémonie privée en Thaïlande il y a quelques jours, a rapporté dimanche le site d’information Ynet.

Le couple est tombé amoureux et a entamé une relation alors qu’ils travaillaient tous deux comme ouvriers agricole dans un moshav du sud d’Israël, mais ils ont été séparés le 7 octobre, lorsque le Hamas a pris d’assaut les communautés frontalières israéliennes, un assaut qui a fait près de 1 200 morts et 253 otages, dont environ 130 se trouvent toujours à Gaza.

Munkan et Pankhong ont été libérés en novembre après 50 jours de captivité, dans le cadre d’une trêve d’une semaine entre Israël et le Hamas, qui a permis la libération de 105 otages, dont 23 travailleurs thaïlandais.

Après avoir une brève convalescence en Israël, le couple s’est réuni et est retourné en Thaïlande pour s’installer dans la province de Khon Kaen, dans le nord-est du pays.

« Il s’agissait d’une petite cérémonie à laquelle ont participé uniquement nos parents et nos proches. Cela ne nous convenait pas d’organiser une grande cérémonie de mariage », a confié Munkan à Ynet depuis la Thaïlande.

Le couple avait prévu de se marier bien avant la prise d’otages et ils travaillaient pour « économiser de l’argent en vue d’un avenir commun ».

Sur cette photo fournie par le ministère thaïlandais des Affaires étrangères, dix des otages thaïlandais libérés et un officier, quatrième en partant de la gauche, posent pour une photo au centre médical Shamir (Assaf Harofeh) en Israël, le vendredi 24 novembre 2023. (Ministère thaïlandais des Affaires étrangères via AP)

Malgré les immenses difficultés auxquelles ils ont été confrontés en tant qu’otages du Hamas, le couple a l’intention de retourner en Israël pour des raisons financières, mais « en cherchant un endroit plus sûr » plutôt que de retourner dans un endroit proche de la frontière de Gaza.

« Nous avons décidé ensemble que nous ferions cela afin d’avoir les moyens d’envoyer nos enfants dans de bonnes écoles et d’économiser de l’argent pour quand ils grandiront. J’ai regardé les informations en provenance d’Israël et j’ai vu des missiles tomber dans le nord, mais cela n’a pas changé notre décision », a déclaré Munkan.

« Je peux honnêtement dire que nous sommes très inquiets pour les captifs, qu’ils soient thaïlandais ou israéliens », a déclaré Munkan, qui était la seule femme parmi les ressortissants thaïlandais à avoir été emmenés en captivité. « Nous espérons vraiment qu’ils reviendront rapidement. »

Munkan a déclaré qu’elle pense encore constamment à ce qu’elle a enduré en tant qu’otage du Hamas.

Nutthawaree Munkan, une otage thaïlandaise libérée par le Hamas, s’adresse aux journalistes après son arrivée à l’aéroport international Suvarnabhumi dans la province de Samut Prakarn, en Thaïlande, le jeudi 30 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Sakchai Lalit)

« C’était comme mourir », dit-elle. « C’est un miracle que j’aie quitté Gaza. La situation actuelle est cruelle et tout simplement terrible ».

Pendant sa captivité dans la bande de Gaza, Nutthawaree Munkan s’était liée d’amitié avec une Israélienne, Danielle Aloni, et sa fille Emilia, âgée de 5 ans, et a pu échanger avec elles par appel vidéo pendant son séjour à l’hôpital.

« Pour nous deux, la captivité a été comme la fin de notre vie, et nous sommes libres depuis longtemps. J’ai du mal à comprendre comment les otages restants vont survivre. Je n’arrête pas de penser à eux », a-t-elle déclaré.

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