Disparition de Norbert Beyrard, un des derniers parachutistes juifs, à l’origine de la Sayeret Matkal
Formé par les SAS pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit partie des FFF, avant de rejoindre la Palestine mandataire
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Formé dans le prestigieux SAS, le Special Air Force britnannique, après avoir rejoint les Forces françaises libres (FFF) à Londres en 1943, Norbert Beyrard, de son vrai nom Benchemoul, n’a alors que 18 ans, raconte François Heilbronn, lui-même ancien para, dans le magazine l’Arche.
Un an plus tard, il sera parachuté au dessus de Boulogne, et commenceront les ennuis pour les Allemands : des dizaines d’opérations de sabotage, participation la Bataille de Sennecey-le-Grand où plus de 1 000 soldats allemands seront neutralisés.
« Son « stick », sa section de combat, porte le nom de son officier, rappelle Heilbronn, le Lieutenant Jacques Zermati, le « Stick Zermati », l’adjoint est le sous-lieutenant Rémi Dreyfus. La plupart sont juifs ».
Rémi Dreyfus se souvient du rôle de Breyrard dans la bataille de Sennecey : « Il faut noter aussi que Norbert Beyrard proposa de laisser sortir les blindés et de les accueillir à coup de bazooka. Cette initiative se révéla accablante pour les Allemands et permis à plusieurs d’entre nous de s’évanouir vers les zones contrôlées par le maquis… »
« Dans mon Bataillon du 3ème SAS, sur 400 parachutistes, près de 100 étaient juifs et 15 étaient officiers, » expliqua Beyrard après la guerre.
Il s’engagera ensuite dans les bataillons de volontaires juifs étrangers rejoignant la Palestine sous mandat britannique, et prendra la tête « d’une des premières unités de reconnaissance de la toute jeune armée d’Israël. Le Yechida-Siour qui sera l’ancêtre du Sayeret Matkal, » explique l’Arche.
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