Disparition de Norbert Beyrard, un des derniers parachutistes juifs, à l’origine de la Sayeret Matkal
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Disparition de Norbert Beyrard, un des derniers parachutistes juifs, à l’origine de la Sayeret Matkal

Formé par les SAS pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit partie des FFF, avant de rejoindre la Palestine mandataire

Plan de la bataille de Sennecey, à laquelle participa le Stick Zermatti, dont faisait partie Norbert Beyrard, où plus de 1000 Allemands furent neutralisés (Credit: Sennecey1944/ L. Laloup)
Plan de la bataille de Sennecey, à laquelle participa le Stick Zermatti, dont faisait partie Norbert Beyrard, où plus de 1000 Allemands furent neutralisés (Credit: Sennecey1944/ L. Laloup)

Formé dans le prestigieux SAS, le Special Air Force britnannique, après avoir rejoint les Forces françaises libres (FFF) à Londres en 1943, Norbert Beyrard, de son vrai nom Benchemoul, n’a alors que 18 ans, raconte François Heilbronn, lui-même ancien para, dans le magazine l’Arche.

Un an plus tard, il sera parachuté au dessus de Boulogne, et commenceront les ennuis pour les Allemands : des dizaines d’opérations de sabotage, participation la Bataille de Sennecey-le-Grand où plus de 1 000 soldats allemands seront neutralisés.

« Son « stick », sa section de combat, porte le nom de son officier, rappelle Heilbronn, le Lieutenant Jacques Zermati, le « Stick Zermati », l’adjoint est le sous-lieutenant Rémi Dreyfus. La plupart sont juifs ».

Rémi Dreyfus se souvient du rôle de Breyrard dans la bataille de Sennecey : « Il faut noter aussi que Norbert Beyrard proposa de laisser sortir les blindés et de les accueillir à coup de bazooka. Cette initiative se révéla accablante pour les Allemands et permis à plusieurs d’entre nous de s’évanouir vers les zones contrôlées par le maquis… »

« Dans mon Bataillon du 3ème SAS, sur 400 parachutistes, près de 100 étaient juifs et 15 étaient officiers, » expliqua Beyrard après la guerre.

Il s’engagera ensuite dans les bataillons de volontaires juifs étrangers rejoignant la Palestine sous mandat britannique, et prendra la tête « d’une des premières unités de reconnaissance de la toute jeune armée d’Israël. Le Yechida-Siour qui sera l’ancêtre du Sayeret Matkal, » explique l’Arche.

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