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Dvora Berliner à la tête de la commission d’enquête sur le drame à Meron

L'ex-juge remplacera l'ex-présidente à la Cour suprême Miriam Naor, décédée la semaine dernière à 74 ans

La juge Dvora Berliner, quand elle était présidente de la Cour de district de Tel Aviv en 2010. (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)
La juge Dvora Berliner, quand elle était présidente de la Cour de district de Tel Aviv en 2010. (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)

L’ancienne magistrate Dvora Berliner va prendre la tête de la commission d’enquête d’État chargée d’examiner les circonstances du drame survenu au mont Meron l’année dernière, selon une annonce faite par la présidente de la Cour suprême israélienne Esther Hayut, mardi.

Berliner remplacera l’ancienne présidente de la Haute-cour israélienne Miriam Naor, décédée la semaine dernière à l’âge de 74 ans, avant que le panel ne termine ses investigations.

« Le décès de Naor n’a malheureusement pas permis à cette dernière de terminer son ouvrage important », a dit Hayut. « Mais j’ai la certitude que la commission dirigée par l’ancienne juge Dvora Berliner fera tout ce qui est nécessaire pour mener à bien sa mission. Je voudrais remercier la juge Berliner pour avoir accepté de prendre la tête de la commission et je veux lui souhaiter bonne chance, aux côtés des autres membres de la commission, dans cette tâche ».

Berliner avait été nommée vice-présidente de la Cour de district de Tel Aviv en 2003. En 2006, elle était devenue magistrate à la Cour suprême – un poste qu’elle avait tenu pendant six mois. Elle a été présidente de la Cour de district de Tel Aviv entre 2006 et 2009.

Parmi ses fonctions antérieures, Berliner avait aussi dirigé la commission intergouvernementale chargée d’examiner la prise en charge des victimes de violences sexuelles pendant les procédures judiciaires.

Suite à sa nouvelle nomination, Berliner sera responsable de l’enquête consacrée à la pire catastrophe civile de toute l’Histoire d’Israël – lorsque 45 personnes avaient été tuées pendant les célébrations de Lag BOmer, sur le mont Meron, le 30 avril 2021.

Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B’Omer, au mont Meron, dans le nord d’Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

La commission s’est réunie à 32 occasions, ces derniers mois, et elle a entendu 19 témoignages. Le chef de la police israélienne Kobi Shabtai devrait bientôt apparaître devant le panel.

Les discussions ne devraient reprendre que lors des prochaines semaines, Berliner devant examiner tous les éléments réunis jusqu’à présent par la commission.

Le mois dernier, les ministres ont déclaré avoir convenu d’accorder la somme de 500 000 shekels en « aide initiale » aux 45 familles ayant perdu un proche dans la catastrophe survenue dans le nord de l’État juif.

Cette proposition d’aider les familles des victimes doit encore être approuvée par l’ensemble du gouvernement.

« Il est impossible de faire disparaître la souffrance mais nous ferons tout ce qui est possible pour apporter une réponse maximale aux familles et nous prendrons toutes les précautions nécessaires pour qu’une telle tragédie ne se reproduise pas », avaient déclaré dans un communiqué conjoint le ministre des Finances Avigdor Liberman et le ministre de la Justice Gideon Saar.

« Il est impossible de compenser la perte atroce subie par ces 45 familles israéliennes et de la diaspora juive. Le moins que puisse faire le gouvernement, c’est de s’assurer qu’une telle tragédie ne se reproduise jamais et d’aider les familles au niveau économique », ont-ils ajouté.

La majorité des victimes étaient israéliennes, mais certaines étaient originaires des États-Unis et d’autres pays.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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